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La chute de Masyaf

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Haytham Kenway
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MessageSujet: La chute de Masyaf Lun 20 Aoû - 20:21




Le brouillard planait sur Masyaf, le soleil commençant son ascension dans le ciel ne procurait qu'une légère luminosité bien que suffisante pour voir correctement en ce début de matinée. C'était au final un matin commun sur la forteresse montagneuse. Les gardes, tout juste arrivés et réveillés après avoir pris la relève de la garde de nuit, scrutait à leur habitude l'horizon tout en se parlant de leur famille et du froid habituelle dominant la cité. Cependant une chose était différente des autres jours... En effet, les rapaces survolant normalement Masyaf semblaient s'être retiré, comme si un mauvais présage allait s'abattre sur la forteresse templière. D'ailleurs c'est ce qui se disait entre les vieux du village non loin mais eux, les gardes, n'y croyaient pas ou en tout cas ne voulaient pas y croire. Peut-être auraient-ils dû...

De son côté Cesare s'était retiré dans une de ses villas, qu'il aimait particulièrement pour sa tranquillité. Les nouvelles n'étaient pas très bonnes. Les templiers avaient été attaqués à Damas et malgré leur grand nombre une force militaire inconnue avait pris le dessus. Du côté des autres villes le constat n'était guère meilleure. Entre Florence imprenable actuellement tout comme Rome et les villes encore neutres bien trop défendues, les templiers n'avaient donc pas du tout l'avantage et cela ne cessait de s'accentuer, le Borgia savait qu'il allait devoir trouver une solution à tout cela, mais laquelle ? A vraie dire une solution était apparue il y avait peu dans un courrier adressé au Maître templiers. Ce dernier, venant d'Espagne et écrit par un seigneur local allié des Borgia, contenait une possibilité de renverser les choses mais pour cela Cesare devait aider ce même allié à atteindre ses propres objectifs, c'était un donné pour un rendu. L'arrangement était en faite assez simple. Le fils de l'ancien pape devait aider son allié espagnol à prendre Navarre, au Nord de l'Espagne, et en échange l'armée espagnole aiderait le Borgia à reprendre Rome et puis Florence ainsi que toutes les villes italiennes par la même occasion. Cet arrangement était des plus idéal pour Cesare, ainsi il commençait déjà à préparer son armée templière restante pour qu'elle se rende en Espagne. Quand à lui il allait rester à Masyaf pour diriger le tout et attendre son heure, ou en tout cas c'est ce qu'il était prévu jusque là...

Pendant ce temps-là le brouillard commençait à s'estomper tout doucement et le soleil prenait de plus en plus d'altitude dans le ciel. Les gardes, par la même occasion, avaient débutés le tour de l'armement restant mais après les récents cataclysme s'étant abattus sur la ville les défenses étaient fortement affaiblies. La majorité des murs avaient été reconstruit, certes, mais les armes et les canons allaient prendre un peu plus de temps, c'était donc le moment idéal pour essayer d'envahir la forteresse et ça certains l'avaient bien compris. Actuellement tout se passait bien, mais cela ne dura plus très longtemps. Un garde, surveillant toujours la grande plaine menant jusqu'au château, fit en effet quelques colonnes de feu au loin comme si une armée avait campé à quelques kilomètres du lieu, puis peu de temps après ce furent des bruits de tambour qui se firent retentir dans toute la contrée. Cela ne faisait donc plus aucun doute, le pire qu'il pouvait arriver était entrain d'arriver. L'homme en question, prit de stupeur alerta rapidement ses compagnons qui se mirent également à observer la scène. Le brouillard toujours présent compliquait grandement les choses, les gardes sentaient le danger mais pour le moment ils ne pouvaient pas sonner l'alerte. Quelques secondes plus tard ils eurent enfin la confirmation qu'ils redoutaient tant. Une flèche siffla en effet dans les airs pour se planter dans la tête d'un des templiers surveillant l'entrée. Ce dernier tomba de l'autre côté des remparts, morts, suivis très peu de temps après par d'autres soldats, touchés à leur tour par des flèches. Cette fois il n'y avait plus de doute, les gardes commencèrent à crier immédiatement le branle-bas de combat, puis les cloches d'alertes sonnèrent dans toute la cité annonçant ce que personne n'avait imaginé jusque là. Masyaf était attaquée par une armée, et même si l'identité de l'assaillant n'était pas encore connue la bataille allait faire rage d'ici quelques instants.

Dans le village non loin de là la frayeur due à l'annonce ne tarda pas longtemps. Les villageois les moins vaillants préparèrent leur sac et leur chevaux, préférant fuir à toute jambe leur ville par la porte non envahie. Au même moment les autres villageois voulant défendre Masyaf prirent les armes aux côtés des nombreux gardes templiers se préparant à la guerre, c'était le mot juste. Dans toute cette agitation des membres de la garde rapproché de Cesare partirent pour le prévenir. L'heure était grave, et le Borgia allait devoir bientôt prendre une décision importante, quitter la ville ou la défendre ardemment. Quoi qu'il arriverait la décision devrait être prise rapidement car une fois le château même de Masyaf attaqué il n'y aurait plus aucune voie d'issue.

Du côté de la porte principale la situation devenait de moins en moins gérable. L'armée ennemie était grande, même très grande. Et même si les renforts templiers ne cessaient d'arriver, l'armement et l'artillerie manquait cruellement alors qu'en face des tirs de canons étaient tirés fréquemment sur la muraille tenant de moins en moins. La porte par ailleurs ne tarda pas à être défoncée par un bélier ennemi et même si les templiers attendaient désormais l'adversaire juste derrière cette dernière cela résonnait déjà comme une première défaite de l'occupant. L'armée, désormais identifiée comme barbare et, ou, mercenaire, entra donc par la porte afin d'y affronter les gardes templiers présents. Le combat d'une rare violence tourna cependant rapidement à l'avantage des assaillants, beaucoup plus nombreux. Mais il ne valait pas oublié la ardeur des soldats de Cesare Borgia, prêt à tout pour défendre la seule ville leur restant. Ainsi ce fut surtout une boucherie qui eu lieu sur place. On aurait presque pu comparer ça à un combat de rue géant mais à vraie dire, compte tenu de la situation la stratégie s'avérait bien inutile pour défendre une porte. Les victimes se comptaient déjà par centaines mais le combat était encore loin d'être terminé. Bientôt les templiers allaient devoir se réfugier à l'intérieur du château de Masyaf, après tout le but pour le moment n'était que de gagner du temps afin que les villageois puissent quitter la cité envahie.

Cesare, avertit par ses gardes de la situation, était dans une situation bien ennuyante désormais. Rester dans la forteresse signifiait certainement d'être fait prisonnier voir d'être tué. Mais quitter Masyaf serait quitter la dernière ville templière, cela marquerait un tournant dans le conflit contre les assassins qui prendraient un grand avantage dans un cas pareille. Le choix était compliqué mais à vraie dire bien simple pour un homme de la trempe du Borgia. Se rappelant de la lettre qu'il avait reçu de son allié espagnol, il savait qu'il avait encore une possibilité de reprendre l'Italie malgré la perte d'une ville comme Masyaf. Ainsi le Maître templier avait pris sa décision, il allait quitter sa forteresse la laissant à l'armée templière et peut être un peu après à l'armée barbare. Prenant alors finalement la parole après de longues minutes de réflexion, Cesare donna ses derniers ordres avant de quitter sa villa.


- Ces barbares... Lieutenant, allez prévenir mes généraux de défendre jusqu'à leur dernier souffle Masyaf, j'ai besoin de temps pour pouvoir quitter la cité. Réunissez également ma garde personnelle, nous quitterons cette ville pour l'Espagne dès votre retour.

Le Lieutenant s'exécuta immédiatement sachant qu'il n'avait d'autre choix si il voulait survivre. Le Borgia quand à lui parti chercher les quelques affaires personnelles dont il avait absolument besoin avant de monter sur son cheval pour attendre un moment le soldat à qui il venait de donner des ordres. D'ici quelques minutes il pourrait quitter Masyaf sans se retourner. Son armée templière allait devoir se sacrifier pour permettre cette fuite, mais c'était un prix que le fils de l'ancien pape était prêt à payer. Une dizaine de minutes plus tard le Lieutenant rejoignit enfin Cesare avec le reste de la garde de celui-ci. Il signala également que les généraux défendaient encore ardemment la porte principale mais que le repli vers la forteresse devenait inévitable. Le Borgia s'en souciait au fond peu. Il savait que Masyaf était condamné, la seule chose qu'il fallait c'était que l'armée templière gagne assez de temps pour lui permettre de quitter le château et puis la cité par la porte libre. Mais désormais il savait que c'était chose faite. Quittant donc son ancien château par la seul porte de ce dernier Cesare regarda au loin l'ampleur des dégâts et l'armée ennemie qui envahissait à présent le village. Tout de suite après, le Maître templier prit le seul chemin de fuite possible scella ainsi son destin ainsi que celui de Masyaf. Il sortit finalement par la porte secondaire tandis que l'armée ennemie atteignait le château de la forteresse. Ce serait donc désormais une ville sans chef qui devrait se défendre contre l'envahisseur. Cesare, quant à lui, était parti pour l'Espagne.

L'armée barbare se trouvait donc maintenant aux portes du château de Masyaf, le but suprême tant pour celle-ci que pour les défenseurs. Du côté des templiers on savait très bien que la situation était devenue désespérée, mais il n'y avait plus aucune possibilité de fuite depuis que le seul tunnel de sortie avait été détruite par le séisme local. Ainsi c'était du tuer ou être tuer. Tout le monde combattrait jusqu'à la mort et ce même si les espoirs étaient vains. La porte, prise d'assaut par les barbares n'allait par ailleurs plus tarder à tomber, du côté templier on entendait le bruit du bélier mais on ne pouvait rien faire. Le canon protégeant normalement celle-ci avait aussi été détruit par le séisme, ainsi que le seul couloir menant à cet endroit. Rapidement l'ennemi fit donc tomber le dernier rempart et l'affrontement final commença dans un bain de sang. De chaque côté les pertes étaient nombreuses et même si les templiers étaient en sous nombre l'armée barbare ne parvenait pas à prendre le dessus à cause de la disposition du lieu, plus propice à une défense bien menée. Les généraux templiers n'allaient par ailleurs pas se rendre et malgré leur hommes de moins en moins nombreux ils savaient qu'ils devaient tenir le plus longtemps possibles. Malheureusement c'était peine perdue et même si ils réussir à tenir près de trois heures dans ce carnage sans nom le constat finale était inchangeable. L'armée ennemie réussit à prendre enfin le dessus grâce à leur nombre. Les rangs templiers étaient décimés et au court d'un dernier assaut barbare ils ne purent plus tenir. L'adversaire avait dés à présent gagné la bataille, les quelques soldats templiers restant furent faits prisonnier et le chef de l'armée gagnante finit par faire son apparition dans le château dévasté de Masyaf. L'homme, bien différent de ses soldats, était quelqu'un d'assez peu impressionnant de première vue. Ce n'était pas un barbare, ni un mercenaire. C'était un chef fait pour préparer des stratégies et non pour combattre vaillamment avec ses soldats. Prenant après un instant la parole, l'homme félicita ses hommes tout en donnant ses dernières instructions à un général barbare.


- Je vous félicite ! Vous méritez amplement votre salaire. Exécutez moi les prisonniers, personne ne doit savoir ce qu'il s'est exactement passé ici. Une fois cela fait laissez moi seul avec mes hommes dans ce château. Vous pouvez occuper le village jusque demain et emporter ce que vous voulez. Ensuite quittez les lieux comme convenu.

L'homme s'en alla ensuite à l'intérieur du palais, jadis occupé par les maîtres assassins et puis templiers. Il espérait trouver en ces lieux une partie de ce qu'il recherchait. Il savait que du côté de Damas c'était déjà, ou presque fait, ainsi il approchait tout doucement du but. Il ne resterait plus qu'une ville, mais celle-là devait encore attendre quelques temps.



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Cesare Borgia en fuite en Espagne.
Masyaf aux mains de l'armée barbare et de leur mystérieux chef.
Pour les templiers présents durant l'assaut : vous devez raconter votre fuite, il ne vous reste également qu'un seul pv.

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Léandro Gennari
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MessageSujet: Re: La chute de Masyaf Mar 28 Aoû - 12:02

Léandro, qui tendait la main à Fiora dans l’espérance que celle-ci la saisisse et accepte de le suivre jusqu'à un médecin, doutait finalement d'avoir fait le bon choix en l’épargnant. Après tout, elle avait bien essayé de sauver cet Assassin, il n'y avait donc rien de plus logique que la mort pour elle, qui était bel et bien une traîtresse à l'ordre. Mais sur le moment il avait autre chose en tête, notamment le fait qu'elle devrait un jour ou l'autre rembourser sa dette.

Un bruit soudain se fit entendre, qui fit d'ailleurs sursauter le jeune homme. Il marmonna un mécontent "Quoi encore!" avant de se diriger vers le bout de la rue. De là il ne voyait pas grand chose, si ce n'était un mouvement de panique générale qui poussait tous les Templiers de la ville à converger en trombe vers un même point, les remparts et les locaux de défense de Masyaf. Un autre bruit, plus net cette fois-ci survint, et Léandro comprit que c'était un coup de canon. La ville était vraiment ciblée par la malchance ces temps-ci, à peine quelques temps après ces évènements catastrophiques, voilà qu'ils étaient attaqués! Mais par quoi, ou plutôt par qui? En voyant tous les gardes foncer pour arrêter les assaillants, le Gennari se tourna vers Fiora, a qui il indiqua de ne pas bouger pour l'instant. Dans son état, elle ne pouvait pas faire grand chose, il valait mieux qu'elle reste se cacher ou fuit. Une chose était sûre, lui devait aller aider. Il partit donc en courant avec pour cible les remparts, de là-haut il verrait sûrement mieux tout ce qui se passait. Les coups de canons revenaient de plus en plus souvent, les cloches d'alarme sonnaient de tous les endroits, et des flèches sifflaient par-dessus les remparts, entraînant des morts à chaque instant.

Léandro avança comme il pouvait entre la pagaille et la panique, entre les villageois qui fuyaient et les autres qui s'armaient pour protéger Masyaf, tentant de gagner les remparts. Quand il les atteint enfin après plusieurs minutes de course, il y monta par les escaliers internes, et déboucha immédiatement sur le haut du mur de défense assailli. Il dut se baisser pour éviter une flèche, ce qui le convainquit rapidement de rester accroupit derrière la partie sur-élevée du mur, a l'abri. Les défenses de la ville templière avaient été considérablement affaiblies suite aux derniers évènements, comment allaient-ils pouvoir répliquer? L'homme se risqua à jeter un coup d'oeil, juste un instant, rien qu'en relevant la tête. Ce qu'il vit l'impressionna et l'effraya en même temps; leurs assaillants n'étaient pas là pour jouer, et pour preuve, ils avaient là une véritable armée dans tous les sens du terme. Une chose était sûre, après un rapide calcul, ils n'avaient aucune chance, la fuite était leur seule option. Les forces ennemies se rapprochaient irrémédiablement, toujours plus fortes, tandis que leurs canons tonnaient sans aucun répit. La scène était entre la panique totale, l'horreur et la peur. Peur, oui, il fallait bien le reconnaître et le Gennari le sentait mieux que quiconque, chacun ici était terrorisé de savoir que d'ici quelques instants il serait sûrement passé dans l'autre monde, plus ou moins de façon honorable. Même ceux qui s'étaient levé contre leurs ennemis avaient peur, cela se voyait comme le nez au milieu de la figure. Au final, tout ça n'était qu'une question d'honneur.

Et justement, l'honneur, Léandro n'en avait strictement rien à faire. Après avoir jeté son coup d'oeil sur leurs assaillants, il se leva rapidement et sauta lestement du rempart, avant de se mettre à courir dans les rues de la ville pour sauver sa peau. Eh oui, il était ainsi, même s'il savait bien qu'il servait sûrement pas la meilleure des causes, il tenait à sa vie, après tout c'est fou tout ce qu'on a le temps de faire en quelques décennies si on le veut. Bientôt, la porte d'entrée du village fut enfoncée, et les troupes ennemis pénétrèrent avec brutalité entre les quartiers tandis que les troupes restées a l'extérieur continuaient de tirer à coups de canons. C'était le chaos, la panique la plus totale -si elle n'était pas déjà la avant-, et toutes les troupes templières de la ville s'attelèrent à combattre l'ennemi. Barbares? Mercenaires? Nomades? Qui étaient-ils? Une chose que le jeune homme comprit vite, ils étaient loin d'être de simples brigands, aussi redoutables qu'ils en avaient l'air; les troupes de Cesare furent vite décimées, ce qui encouragea le Gennari à courir encore plus vite.

Il n'eut pas le temps de parcourir la moitié de la ville qu'un attroupement de ces barbares lui tomba dessus, arrivant d'il ne savait ou, s'engageant dans la ruelle avec des intentions qui paraissaient tout sauf sympathiques. Étouffant un juron, Léandro voulut tourner, mais de là ou il venait, les affrontements et les bains de sang faisaient rage. Dégainant son épée et se résignant à se battre, il fonça entre le groupe, et se défendit comme il le pouvait. Heureusement, il eut vite du renfort, et ils se retrouvèrent bientôt presque à force égale. Presque, car la force de leurs ennemis semblait inégalable. Il aurait fallu qu'ils soient au moins deux fois plus pour parvenir à leur tenir réellement tête! Rapidement, ils se retrouvèrent submergés par leur puissance, et le jeune Templier se retrouva a encaisser de lourds dégâts. Si lourds qu'il eut grand peine à trouver un moment pour s'enfuir, profitant de l’inattention d'un barbare qui s'était détourné de lui pour faire face à un allié garde. Le Gennari le remercia silencieusement, et, assez mal en point, il quitta la zone d'affrontement. Le ciel devait être avec lui, car il réussit à leur fausser compagnie assez rapidement.

Ne pouvant pas faire, autrement, et étant donné qu'il n'aurait pas survécu à un autre affrontement, il se cacha dès que ce fut nécessaire, et continua de courir le plus vite possible, même salement amoché. Son coeur battait de plus en plus vite, il sentait la panique le gagner au fil de ses pas. Et s'il ne parvenait pas à gagner la seule porte encore libre? Et s'il se faisait rattraper? Il refusa d'y penser, et courut toujours plus vite. On pouvait bien le traiter de lâche, il s'en moquait, d'ailleurs qui penserait à se retourner et à le blâmer pour cela? Tous étaient occupés soit à faire comme lui, soit à tendre les bras à la mort en affrontant ces barbares.

Enfin, il atteint la porte. Il y vit de nombreux villageois qui fuyaient, à cheval ou à pied, emmenant leur famille et leurs amis loin de tout ce carnage. Peu à peu, tout était devenu pareil à l'enfer. Léandro se surprit à penser à Fiora. Ou était-elle? Il n'avait pas pu aller la revoir entre le moment ou il avait renoncé a aider les hommes et celui de sa fuite. Au vu de son état, elle était sûrement morte... Non, pas forcément. Quelque chose lui soufflait qu'elle n'allait pas se laisser faire si facilement, que c'était une battante, qu'elle s'en sortirait. Il ne savait comment, mais quelque part il lui faisait confiance. Confiance? Un mot bien étrange pour le jeune homme, qu'il n'avait jamais réellement offert à quelqu'un...

Il réalisa vite qu'il ne pourrait pas quitter la ville ainsi. Amoché comme il était, il n'avait aucune chance, il lui fallait un cheval! Seulement, le moment était bien mal choisi pour cela, il n'y en avait bien sûr plus, tous les chevaux à disposition avaient été réquisitionnés par les villageois. S'il voulait sauver sa vie et perdre toute chance d'être rattrapé par les barbares, il allait falloir qu'il en "emprunte" un. Il n'eut pas tellement de problèmes a se résoudre à cela, et profita d'une monture déjà préparé dont le propriétaire était affairé à emballer grossièrement quelques effets personnels sur un emplacement près de la selle. Ce dernier se dépêchait, ses mains tremblaient et l'animal semblait percevoir sa peur car il n'avait pas l'air très calme. Pour Léandro, c'était une occasion en or, et, sans penser à rien d'autre qu'à sa survie, il poussa l'homme et se hissa sur le cheval comme il le put malgré ses blessures. Il y mit l'énergie du désespoir, et, aussitôt en position, il lança le cheval au galop, passant les portes sans aucun scrupule d'avoir abandonné cet homme à une mort certaine. Il ne pensa plus à rien, et fila le plus vite possible vers l'ouest, sans réellement savoir ou aller.
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