Video


Forum de role play sur l'univers Assassin's Creed
 
AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion
FORUM FERMÉ

Rendez-vous sur

Partagez|

Portes (Général)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Daniel Stolenfield
-Double Je -
avatar
Messages : 599
Date de naissance : 22/03/1991
Date d'inscription : 26/01/2013
Age : 27

Feuille de personnage
PV:
5690/5690  (5690/5690)
Énergie:
5610/5610  (5610/5610)
Expériences:
0/400  (0/400)

MessageSujet: Portes (Général) Sam 23 Fév - 13:37

Le sommeil fut dur à trouver pour Daniel, qui passa une bonne partie de sa nuit à l'auberge à tourner et retourner dans son lit sans grand résultat, fixant le plafond blanc au-dessus d'elle avec une insistance dérangeante, ses yeux clignant et clignant encore sans grand résultat. Elle ne savait ce qui l'excitait ou l'angoissait à ce point: l'idée d'aller sur le territoire de Mohawks (avec la peut-être chance d'en croiser un?), ou le fait de partir en mission avec son supérieur qui attendait de la voir à l’œuvre? Étrangement, elle n'arrivait pas à savoir si elle était pressée ou non d'être demain. Finalement, c'est uniquement grâce à la fatigue due à son long voyage qu'elle réussit à fermer les yeux, alors qu'elle réfléchissait encore à comment elle allait s'y prendre pour tuer sa cible.

A son réveil vers les coups de dix heures, Daniel fut satisfaite de voir que ses affaires lui avaient été livrés. Les ouvrant sans plus attendre, elle fit tout de suite l'inventaire de ses armes, avant de s'atteler à sa toilette, laissant la tenue du sage petit Harry de côté pour en enfiler une lui ressemblant plus. Daniel n'aurait manifestement aucun rôle à jouer aujourd'hui, sauf si elle arrivait à mettre la main sur un uniforme de tunique rouge (ce qui risquait fortement d'arriver) pour s'infiltrer discrètement dans le camp, mais d'ici là, il lui était inutile de s'habiller autrement que sobrement. Aussi décida-t-elle de se vêtir normalement, une chemise blanche avec un court gilet beige, oubliant volontairement le jabot de dentelle et la veste, le tout avec un pantalon marron, le préférant de loin aux culottes traditionnels. Évidemment, Daniel privilégiait toujours une tenue lui offrant une grande mobilité, quand bien même cette dernière manquait quelque peu de raffinement, mais le raffinement ne lui servait pas à grand-chose quand elle devait escalader un mur... C'était donc là le moindre de ses problèmes.

Dans la demi-heure qui suivie son réveil, Daniel fut prête, vive et alerte, tout en faisant atteler des chevaux pour les deux Templiers, avant de se rappeler qu'ils ne partaient pas avant l'après-midi... Pestant contre sa propre impatience, la templière décida donc d'aller faire un tour en ville pour se calmer et remettre son plan en place, retournant même au port pour voir l'étendue des dégâts de la veille, avant de revenir à l'auberge, ayant emprunté (volé) quelques figues au détour d'un marché.

Il ne fallut pas plus de quelques heures après cela pour que les deux Templiers ne quittent les lieux, chevauchant dans les rues de Bostons pour en atteindre les portes, la quittant déjà pour rejoindre la frontière. Daniel était plutôt contente, dans le fond, de déjà partir à en mission, l'inactivité l'exaspérant au plus haut point, comme le montrait sa longue balade du matin. Si elle avait dû attendre quelques jours, histoire d'être (trop) reposée, probablement aurait-elle finit par visiter Boston de fond en comble pour en apprendre tous les secrets. Peut-être aurait-elle même croisée Cécilia au détour d'une ruelle? Non, au naturel Daniel ne tenait pas en place, tout en étant parfaitement discrète et contenue. Une fausse calme, dirons nous...

Parlant à à bâtons rompus, les deux Templiers quittèrent la ville tandis que cette dernière battait à son plein, parfaitement insensible au crime qui se préparait...
Revenir en haut Aller en bas
Yuuga Maï
Ketsueki ni dansu - Modo
avatar
Messages : 912
Date d'inscription : 09/10/2011

Feuille de personnage
PV:
1750/1750  (1750/1750)
Énergie:
1450/1450  (1450/1450)
Expériences:
10/150  (10/150)

MessageSujet: Re: Portes (Général) Lun 4 Mar - 12:27

Une nouvelle bourrasque de vent balaya la pleine silencieuse, traçant quelques vagues harmonieuses sur l'herbe. Ce n'était plus une plaine, c'était un véritable océan dont les teinte vertes, multiples et différentes, s’éclaircissaient et s’assombrissaient au gré du mouvement des nuages. Chargés de pluie, ces derniers semblaient filer dans le ciel à la recherche d'un but à atteindre, comme perdus sur une route inconnue. Allaient-ils, eux aussi, à l'encontre d'un nouveau destin ? De temps en temps, ils daignaient laisser entrevoir un bref rayon de soleil, qui ne se gênait pas pour illuminer un pan de cette mer végétale, un peu comme un clin d’œil moqueur à l’attention de la terre. Malgré le climat frisquet, rappelant que l’hiver ne comptait pas se laisser envahir trop tôt par la chaleur du printemps à venir, on sentait bien que la saison chaude n'était plus très loin. Ou du moins, la saison accordant une température un peu plus agréable que les actuelles. Le sol était encore humide par endroits, voir imprégné de quelques taches immaculées sur le point de retourner à la terre, prouvant que la neige était définitivement en train de disparaître. De la neige, Aveline n'en avait jamais vue, et fut quelque peu déçue de voir qu'elle ne la découvrirait pas cette année. Là d'ou elle venait, il faisait bien trop chaud pour que le ciel daigne accorder un peu de cette blancheur incroyable dont on lui avait si souvent parlé.

Juchée sur une jument qu'elle avait "emprunté" à Agaté, la jeune Assassine était tout simplement émerveillée par la beauté de ce qu'elle venait de traverser. Elle venait de faire un long voyage de quelques semaines de la Louisiane à Boston, et avait passé quelques jours entre les bras de la Frontière pour éviter de faire un long détour qui n'aurait fait qu'allonger le périple. Immédiatement à l'aise en milieu naturel, elle avait trouvé ses marques rapidement et avait suivi le sentier sans problèmes, se délectant de la vue magnifique que lui offrait chaque pas. Relativement chargée en prévision de son trajet, elle se permit de nombreuses pauses autant pour se reposer que pour accorder un peu de souffle à l'animal qui la portait sans broncher depuis la Louisiane Française. Presque tous ces moments de répits, Aveline les avait passés au sommet d'un arbre ou d'un rocher, à contempler le monde qui s'éveillait et s'étendait à ses pieds. Magnifiquement Libre.

Une bourrasque plus puissante que les autres fit gémir les branches malmenées d’un vieux chêne qui semblait résister au temps depuis près de cent ans près d'elle. Le ciel s’assombrit pour de bon, cette fois: une tempête se préparait. L’air se chargea d’électricité et transporta vers les deux êtres une odeur de pluie annonçant un déluge proche. Sans hésitation, la jeune femme lança sa jument au petit trot et prit la direction de Boston Neck, traversant la plaine en laissant le vent caresser délicieusement son visage. Elle ne le craignait plus depuis longtemps, et en avait fait un véritable ami; ses caprices étaient pour elle la manifestation d'un esprit libre et indépendant que rien ni personne ne pourrait enchaîner. Il ne lui fallut que peu de temps pour rejoindre la banlieue de la seconde plus grande ville de la région. Bien que la grande ville en question soit le théâtre de nombreux évènements importants ces derniers temps, l'Assassine espérait tout de même s'y retrouver, et surtout, être le plus efficace possible dans les tâches que l'on lui confierait. Elle ignorait quoi faire exactement, n'ayant pas reçu d'autre indication que celle de se rendre à Boston, et avait donc habituellement décidé de suivre son instinct; instinct l'ayant conduite à prendre la décision de tout d'abord chercher à s'établir de façon stable au coeur de la ville.

Les sabots de la monture résonnèrent seuls contre la terre du Neck, tous les villageois et habitants étant rentrés chez eux en prévision de l'orage qui s'annonçait plutôt violent. Les lieux devaient pourtant être sympathiques à voir, animés. De nombreuses maisonnettes et demeures plus imposantes bordaient de longs sentiers de terre, le tout entourées de fortifications, ainsi que plusieurs plantations. Aveline soupira. Peut-être pas si sympathique que cela, après tout, si des esclaves étaient employés ici... Et encore, employés était un euphémisme. Une des choses qui révoltaient le plus la jeune femme était le fait que certains Hommes se croient supérieurs à d'autres au point de faire d'eux de véritables moins que rien, les traitant le plus bassement du monde et les forçant à travailler jusqu'à la mort. Son coeur se serra en pensant à sa mère, longtemps exploitée de la sorte dans une des plantations du Sud. Comment pouvait-on tout simplement croire qu'une vie était inférieure à une autre juste à cause de la couleur de la peau du porteur de cette vie ! Chaque être méritait la liberté, chaque être méritait de faire ce qu'il désirait de sa propre existence sans être brisé par des lois toutes plus méprisables les unes que les autres. Enfant, dans le secret de son âme, Aveline s'était promis de se battre toute sa vie contre ce qu'elle considérait être la plus grande injustice au monde.

Accrochée à la force des souvenirs qui défilaient en elle depuis l'évocation mentale de Jeanne, l'Assassine remit sa jument au pas et continua son avancée entre le Neck, saluant tout de même les quelques très rares personnes qu'elle voyait. Plus elle se rapprochait des portes de l'entrée de Boston, et plus il lui semblait que l'agitation était présente. Les Hommes ne semblaient pas tellement se soucier de la pluie à venir, et continuaient leurs activités au sein des murs de la cité. Avec l'objectif en tête de trouver un endroit ou s'installer, même temporairement, Aveline s'engagea à travers la ville, à la découverte de son nouveau foyer pour une durée indéterminée...
Revenir en haut Aller en bas
Connor Kenway
Maitre Assassin - Admin
avatar
Messages : 2256
Date d'inscription : 12/05/2011

Feuille de personnage
PV:
9240/9240  (9240/9240)
Énergie:
8810/8810  (8810/8810)
Expériences:
0/800  (0/800)

MessageSujet: Re: Portes (Général) Mer 6 Mar - 17:02

La discussion avec Achilles au Domaine s'était finalement terminée, et le jeune indien avait à présent son devoir à accomplir. Celui d'hôte, mais aussi de mentor d'un ordre en plein renouveau. Pour ses débuts dans la cours des grands — s'il en est que cela puisse être ainsi nommé — allait se faire aux côtés d'une dame, assassine, qui était expérimentée. Elle avait peut-être déjà tué plusieurs de ses ennemis contrairement à Ratohnaké:ton qui, lui, n'avait eut le « plaisir » que de tuer un seul sous-fifre de son père sans que sa victime n'eut le temps de résister. En ce moment, il n'avait rien accomplit de bien extraordinaire et il espérait y remédier très rapidement. Sauver son peuple, aider son pays à trouver la voie qui le mènerait à la liberté et, finalement, diriger un ordre vieux de centaines d'années, tout ceci lui revenait à présent à lui, jeune homme de dix-sept ans n'ayant jamais eu de telles responsabilités ou, du moins, pas autant. Sincèrement, il se demandait comme il pouvait mener un pays vers la liberté alors qu'il ne l'avait connu que brièvement, juste avant qu'elle ne lui soit enlevé par son père. Le meurtre de sa mère, orchestré par son propre père, avait sonné comme la pire trahison qu'il eut à connaître jusqu'alors sans espérer en connaître de pire. Il avait perdu, ce jour-là, une partie de lui, un bout de son âme. Celle qui l'avait mise au monde reposait à présent parmi les esprits et résidait encore dans son cœur, prenant sans doute maintenant toute la place disponible qu'un père aurait pu, et dû, s'approprier. Il haïssait son géniteur pour ses actes et son rôle au sein d'un ordre corrompu, en somme, on ne pouvait pas plus détester Haytham Kenway. Bien sûr, la haine n'était pas une chose mesurable et il avait apprit aux côtés de Achilles à ne pas entrer dans un cycle de haine sans fin ou, à défaut, de vengeance. D'après ses dires, c'était autrefois ce qui était arrivé à un assassin de haute renommée en Italie lors de la Renaissance : il avait céder son cœur à un esprit vengeresse et, plus tard, l'avait regretté. À son tour, il ne pouvait y céder car selon les enseignements reçut dans les trois dernières années — qu'il avait suivit avec plus ou moins d'attention — il ne pourrait peut-être jamais s'en défaire. Contrairement à cet homme qui fut une des grandes figures de l'ordre, il n'était pas assez âgé et mature pour se risquer à perdre le contrôle de son esprit ; d'autant qu'il avait été investit d'une mission par l'un des esprits de son peuple.

En tout cas, il faisait route vers Boston afin de rencontrer cette fameuse femme qui devait l'accompagner dans ses périples. Comment allait-il lui parler? Face à elle, il allait sans doute se sentir faible, sans expérience, allait-elle le remarquer? Ces questions ne trouvèrent pas de réponse durant son voyage qui était passé à une vitesse folle, sans qu'il ne s'en rende vraiment compte à vrai dire. Depuis maintenant treize ans environ, il avait l'habitude de se promener dans les bois. Jusqu'à ce qu'il parle de son village avec l'accord de la matriarche, il n'avait connu que sa vallée mais depuis quelques années maintenant, il connaissait la Frontière. Ses paysages les plus beaux, ses meilleurs coins de chasse, ses vallées le plus dangereuses, ses cachettes les plus subtiles mais les plus efficaces... Bien sûr, il lui en restait à découvrir car cet espace tenait du gigantesque, de l’incommensurable, toutefois il était persuadé que bientôt il en connaîtrait toutes les facettes ou assez pour s'y balader sans être surpris par quoi que ce soit.

C'est donc après parcourut un bon nombre de kilomètres qu'il vit dans la lueur du soleil se profiler les murs de Boston. Quelques passages en charrette par l'unique entrée donnait un peu de vie à ce lieu qui n'en avait que trop besoin. En général, la zone était plutôt calme puisque les anglais y montant la garde ne craignaient pas d'être envahit par les terres. Les indiens semblaient trop faibles face à leurs armes tandis que les français étaient trop loin pour tenter de prendre la ville ou déclencher une guerre. Rien de bien extraordinaire ne se passait jamais dans ce coin à part de temps en temps quelques contrôles de routines pour s'assurer qu'un homme recherché ne figurait pas dans une charrette remplie de foins ou de pailles. Les avis de recherches ne cessaient d'augmenter leur nombre alors, forcément, les gardes devaient s'activer un peu plus : sûrement étaient-ils sous pression, leurs hauts gradés ne cessant de leur demander plus de résultats. Enfin, comment pouvait-on s'attendre à des résultats lorsqu'on savait que, ces mêmes gardes, n'avaient pas été capable d'attraper il y a quelques années un adolescent de quatorze ans au ton foncé et aux habits rappelant les indiens? Peut-être que cette aide venant d'un imprimeur et d'un crieur publique l'avait grandement aidé à moins que ce ne soit sa capacité à courir rapidement. En tout cas, il devait trouver cette fameuse Aveline de Grandpré. Si elle s'était attirée quelques ennuis, la tâche aurait sans doute été plus simple mais vu le manque d'agitation... S'approchant d'un des gardes au risque d'être reconnu — même si les chances d'être reconnus après un temps aussi long était inexistante en principe — il le questionnait.


- Bonjour. Je recherche une femme, noire, ayant sans doute traversé les portes il y a peu de temps. Elle était sans doute à cheval, sauriez-vous me dire si elle est passée et par où elle est allée?

L'homme le regardait à présent d'un air assez interrogateur. Il ne savait que répondre. Un gamin se présentait à lui, le questionnait sur une femme noire, qui plus est à cheval, et lui demandait où elle était allée, de quoi se poser quelques questions mais il allait bientôt terminer son tour de garde alors l'envie de partir l'emporta la raison ou toutes autres choses.

- Elle est passée il y a environ dix minutes, elle se dirigeait vers la ville. Vu la langue que tirait le cheval je dirai qu'elle vient d'assez loin. Elle cherche peut-être une auberge ou quelque chose de ce genre. Maintenant dégages d'ici, je n'ai pas que ça à faire.

La sympathie n'était pas son fort du ton qu'il employait mais ses informations étaient utiles. Il le remerciait donc quand il crut entendre un cri sourd à environ deux cents mètres de sa position. En dix minutes, elle avait sans doute été plus loin que deux cents mètres mais une femme noire à cheval ne passait pas inaperçue dans une société où l'esclavagisme était encré dans les mœurs. Seuls les esclaves affranchit gardaient le droit de liberté mais il était toujours très mal vu pour eux d'entrer dans une auberge librement ou de monter à cheval bien entendu. C'était une des choses que lui avait raconté son mentor même si, depuis quelques temps, cela semblait se calmer. Alors peut-être ce cri n'avait-il rien à voir, mais peut-être avait-elle eu quelques ennuis à cause de sa couleur de peau? Il devait en avoir le cœur net et commença une petite course vers l'endroit d'où le son semblait provenir.

_________________________________________________

Revenir en haut Aller en bas
http://assassins-history.forumsactifs.com
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Portes (Général)

Revenir en haut Aller en bas

Portes (Général)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» Les Portes de la Moria
» Gardiens des Portes
» Journée Portes-Ouvertes [Suite]
» La seule chose que j'aime chez toi, c'est la haine que tu me portes Ҩ Sarily
» Les portes d'Azkaban.....

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Assassin's History RP :: Rôle playing game :: Boston :: Boston Neck-