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Dis moi où tu es, je te dirai qui je suis

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Elsa Suli
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MessageSujet: Dis moi où tu es, je te dirai qui je suis Mar 2 Avr - 15:46

Depuis mon départ du petit bourg, il s’était écoulé une petite heure lorsque je vis enfin le grand port. Une foule s’amassait sur une partie du quai. Chaque paire d’yeux était tournée dans la même direction, il y avait beau y avoir de plus beaux navires, personne n’y faisait attention, le rassemblement contemplait une vieille bicoque, un grand voilier du siècle passé. Trois mats se dressaient fièrement à plus de quarante mètres de haut, élevant une vingtaine de voiles d’une blancheur immaculée séchant au soleil.

Elsa fut émerveillée par ce spectacle, si elle n’avait pas eu cette mission, elle se serait approchée pour observer les moindres détails de ce bâtiment. Mais elle devait avant tout se renseigner pour retrouver les traces de ce Mathiew Hogan. Elle devait faire ces démarches à pieds, elle s’établit à trouver un endroit ou elle pourrait laisser sa monture, non loin elle vit un emplacement ou la verdure était encore de circonstance avec un ponton où elle allait pouvoir accrocher les rennes de son cheval, l’endroit semblait calme, à l’abri du soleil.


- Sois sage Enola, essaie de ne pas faire détourner les regards sur toi.

Une fois la tâche accomplie, elle poursuivit sa route, sortit l’affiche du haut de sa tenue, la déplia et regarda le visage de cet homme pour retenir ses moindres traits. Elle s’approcha vers un vieil homme d’une soixantaine d’année qui était assis sur le bas de porte de sa demeure. Il était replet et de forte corpulence. On distinguait encore, derrière cette silhouette vieillie, une force et une agilité musculaire plus qu’impressionnante. Il avait les yeux marron, petits et lumineux, un nez court et aplati tel un boxeur, et des lèvres minces et pincées. Son visage était couvert de tâches de rousseur et ses cheveux étaient d’un roux flamboyant. Il portait sur la tête une coiffe de marin. Elsa prit un air de petite fille perdue, et s’adressa à lui :

- Excusez moi cher Monsieur, je recherche un certain Mathiew Hogan, je dois lui remettre une missive importante mais je ne sais absolument pas où il peut se trouver. Le moindre renseignement serait le bienvenu, je ne compte pas m’éterniser ici.

Le vieil homme la dévisagea et il eut un petit air amusé, il semblait vouloir s’amuser.

- Ah ce bon vieux Mathiew… Mais que lui voulez-vous tous ? Vous n’êtes pas la première à se renseigner sur son sujet et à vouloir le retrouver. Un homme est passé la semaine dernière, hmm ou la semaine encore avant, je ne sais plus. Il n’avait pas l’air aussi conciliant que vous d’ailleurs. Il a quitté assez vite le port car ses recherches ont été vaines. J’espère que vous aurez plus de chance, car je n’ai pas vu Mat’ depuis trois semaines, soit il est parti en mer, soit il se cache.

- Je veux juste lui remettre un message important, il y va de sa vie, j’ai su qu’il avait un commerce non loin du port, vous pouvez m’indiquer peut être la route afin que je puisse m’y rendre ?

- Mais bien sur, si vous êtes gentille demoiselle, dit-il en la regardant maintenant d’un regard pervers, il se leva de la chaise et voulut caresser son visage. Elsa attrapa l’homme au niveau de son poignet, et le tordit comme s’il s’agissait de caoutchouc. De son autre main, elle sortie son poignard qui se trouvait autour de sa taille et le mit juste sous la carotide battante de ce vieux fou.

Elle se sentait écoeurée de son attitude, mais pour qui la prenait-elle, il était tombé sur la mauvaise personne

- Je pense vous l’avoir demandé assez gentiment, je vais essayée d’être conciliante avec vous et je vais lâcher prise, si vous osez encore faire un geste malencontreux ma lame ne s’arrêtera pas cette fois ci.

Tout bredouillant mais également rouge de colère, il lui indiqua la route

- Vous voyez, ce bateau tout vieillissant à la coque blanche, juste sur sa gauche il y a une rue, prenez là et marchez pendant trois cent mètres. Il y aura un vieux bâtiment avec un toit en pointe et des vitraux, vous ne pouvez pas le rater. A cet endroit, il y aura un petit chemin de terre, longeant un parc, prenez le, il vous conduira sur une grande place, vous apercevrez le commerce, le « Damned Islands ».

D’un regard froid, elle quitta le marin et partit en direction de la demeure. Elle ne s’aperçut pas que cinq hommes avaient rejoint le vieil homme qui s’égosillait pour raconter ce qu’il venait de se produire.

Arrivée au chemin de terre, elle entendit du bruit derrière elle. Son père adoptif lui avait appris à se concentrer pour entendre le moindre petit insecte se déplacer, elle pouvait détecter et reconnaître au loin le plus faible son qu’il soit. Elle se retourna et vit cinq hommes qui essayaient de se faire discrets. Elle n’y prêta guère attention sur l’instant, puis toujours les sens en éveil elle entendit une lame se défaire de son fourreau. La main d’Ely se porta sur son épée tel un ressort, elle vit une ombre se jeter sur elle. D’un mouvement de côté, elle se retourna et réussit à éviter la pointe de la lame de l’homme qui était arrivé avec surprise. Elle dégaina son arme d’un geste naturel, et transperça de part en part l’épaule de l’homme. D’un geste sec, elle retira la lame et évitant la maladroite parade de son adversaire surpris par l’attaque brutale et déséquilibré par sa blessure, elle la replongea dans sa cuisse, prenant bien soin d’y faire de sérieux dégâts pour l’immobiliser. L’individu s’effondra en poussant une plainte sourde.

Ely resta de marbre, tenue d’un implacable sang froid, la seule peur qu’elle pouvait avoir c’était la peur d’elle-même. Elle ressentait le moindre battement de son cœur qui s’accélérait. Frapper et enfoncer son épée dans la chair de ces hommes pour ensuite la retirer. Comment pouvait-elle garder ainsi son sang froid alors que sa peau brûlait, que le sang battait énergiquement au niveau de ses tempes comme si elle avait la fièvre.

Un autre homme se tenait prêt à l’attaque, elle fonça dessus et d’une brutale poussée le rejeta en arrière pour passer derrière lui afin de faire face à tous les adversaires. Elle renversa un large étal d’un marchand ambulant qui s’était perdu, pour freiner leur avance, et trancha d’un geste précis les ficelles qui retenaient une toile pour couvrir l’étal, celle ci retomba sur trois des hommes, les empêchant de visualiser les mouvements de la mercenaire. Le seul qui ne se fit pas prendre devait être le chef, il tira sur la toile et regroupa ses hommes qui lui restaient et les lança de nouveau contre Elsa. D’un bond, elle sauta sur l’extrémité du banc qui se trouvait derrière l’étalage, celui-ci bascula sous le poids, projetant des vivres en l’air qui retombèrent sur l’un des hommes qui tomba à terre, assommé, inerte. Dans le même élan, elle en embrocha un second qui surpris par ce qui était arrivé à son compagnon découvrit sa garde un instant, le sang jaillit rouge et chaud, l’homme recula en gémissant, la main sur sa blessure puis s’écroula à terre.

Il restait deux hommes qui, rendus plus menaçants par ce qui venaient de se passer, se ruèrent sur Ely’. D’un coup de pommeau en plein visage, elle écarta son premier assaillant qui glissa et tomba dans une flaque sanglante, tandis que dans une esquive rapide, elle arrêta l’attaque du chef. Les deux épées se mêlèrent étroitement tels deux serpents s’enroulant l’un à l’autre, dans un claquement de fer, ils se retrouvèrent nez à nez, s’appréciant férocement du regard. D’un brusque mouvement le chef se dégagea en une feinte habile et rapide comme l’éclair, il plongea ensuite à droite, sur le côté découvert d’Elsa. Mais l’épée de la mercenaire était déjà prête à contrer. Il agissait tout en finesse et son poignet semblait de fer. Elle enroula son épée autour de celle de son adversaire et d’un coup sec la fit sauter de ses mains. Elle enfonça la lame dans sa poitrine puis la retira d’un geste bref. Pâle comme un mort, le visage contracté par la souffrance, l’homme tomba immédiatement. Elle se retourna et porta sa garde sur le seul homme qui était resté allongé à terre après sa chute dans la mare de sang.


- Je te laisse une chance de me dire ce qui m’a valu ce coup de théâtre. Je te laisserai vie sauve si ton explication me satisfait.

L’homme resta muet comme une carpe, elle taillada son visage et voulant en finir avec lui il cria :

- Arrêtez ! Le vieux marin nous a dit que vous recherchiez Hogan, nous sommes ses hommes de mains, il nous avait prévenu que l’on serait à sa recherche et nous avons donc eu l’ordre d’éliminer tous curieux à son égard.

- Où se trouve-t-il ? dit-elle impatiente et agaçée par le ton de cet homme.

- Je ne sais pas, la seule chose que je peux vous dire c’est qu’il doit se rendre sur le quai ce soir, son bateau revient de France, il attend la livraison de marchandises.

Elle en savait assez, d’un geste net, elle lui enfonça dans le corps son épée jusqu’à la garde…

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Elsa Suli
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MessageSujet: Re: Dis moi où tu es, je te dirai qui je suis Mer 3 Avr - 13:23

Elsa nettoya son épée avant de la remettre dans son fourreau. Elle avait encore deux bonnes heures devant elle avant que la nuit tombe. Elle décida de poursuivre sa route pour vérifier que Mathiew ne traînait pas dans sa boutique. Elle traversa la place et aperçue enfin « The Damned Island ». Quel genre de boutique, et surtout quelle marchandise pouvait-on y vendre ? Avec un sentiment de défi, elle ralentit et observa discrètement ce qui se passait aux alentours. Des hommes et des femmes entraient et sortaient, ce qui semblait bizarre c’est qu’ils venaient tous avec un gros paquet et ressortaient avec les mains vides.

Elle se décida d’entrer, quitte à acheter un morceau de pain. Une fois la porte franchit elle vit trois hommes assis autour d’une table sur laquelle était posée une lampe et un gros livre dans un étui de velours rouge. Aucun d’entre eux ne ressemblait à Hogan. L’homme du milieu leva la tête, cligna des yeux, se leva pour s’approcher de la mercenaire. C’était un homme solide, avec un visage aux angles arrondis, des yeux à l’iris délavé. Il avait dans sa main droite une sorte de pipe qui était éteinte.


- Désolé, le magasin est fermé, j’ai oublié de mettre l’écriteau de fermeture.

- Ah, mais…

Au même moment, la porte du magasin s’ouvrit, une dame venait d’entrer dans la boutique, elle sourit aux deux hommes qui étaient assis, et dévisagea Elsa comme si elle la connaissait. Grande, de long cheveux noirs qui retombait le long du dos, un visage osseux aux pommettes saillantes et au nez écrasé, des lèvres sombres et bien dessinées, la peau lisse et mat, des bras maigres mais musclés, la dame avançait d’une démarche féline. Elsa l’avait reconnue, deux ans plus tôt, elle l’avait ramenée vive contre une jolie petite rançon. Elle n’était autre que le chef d’un clan fiché au grand banditisme. Ely’ se fit discrète pour sortir du magasin, si cette femme dévoilait son identité, tout le monde serait méfiant à son égard, voire plus, elle risquait de tomber dans une embuscade.

Avant de sortir de la boutique, elle vit l’homme poser une main sur l’épaule de cette dame, et la guider vers un escalier.


- Nous serons bien mieux la haut pour discuter, je vous ferez goûter un vin d’Italie que l’on vient de recevoir

« Que pouvait-il bien se mijoter dans ce commerce » se dit Elsa en passant la porte.

Dehors, une petite brise lui frappa le visage. La place était un peu plus en mouvement, des soldats faisaient leur ronde, quelques cavaliers ci et là, des piétons qui accéléraient le pas comme s’ils avaient tous un rendez-vous urgent. Un paysan déchargeait de son cheval sa cargaison de marchandises. Lui aussi était sur le point d’entrer dans la boutique. Ely’ vit de jeunes enfants qui chapardaient, elle partit à leur rencontre et sortit un billet.

- Dites moi les enfants, en échange d’informations, je vous donne un billet.

L’un d’entre eux, qui devait avoir une douzaine d’années, se rapprocha d’Elsa et tendit la main

- Une minute, je te le donnerai dès que tu auras répondu à ma question. Tu vois cette échoppe là bas, je connais le propriétaire mais il a comme disparu, je dois lui remettre ce courrier, je sais qu’il prend parfois la mer pour une durée indéterminée. J’aimerai savoir si tu peux me décrire son bateau.

- Oui m’dame, c’est une frégate, un trois mats, de taille moyenne, il est d’ailleurs très chouette ce navire, il fait fonction de navire marchand mais je suis sur qu’il peut combattre les corsaires, l’enfant leva une épée faite de bois et commença un combat imaginaire en cachant l’un de ses yeux comme un pirate et il reprit amusé

- C’est un bateau français, avec de très, très grandes voiles en lin, des mètres et des mètres de cordage, vous ne pouvez pas le rater, il se nomme l’Hermione.

- Merci petit, elle lui donna le billet qu’elle lui avait promis, il le mit assez vite en poche et fier, il repartit avec ses amis.

Ely’ hâta le pas, elle reprit le même chemin. Elle devait repérer le terrain pour être prête à intervenir ce soir lorsque Mathiew pointerai le bout de son nez.

De retour sur les quais, elle reprit Enola, le monta et partit en direction du lieu où tous les navires devaient passer pour pouvoir ensuite s’amarrer. De cette façon, elle apercevrait au loin l’Hermione. Elle se mit à l’abri de tous regard et attendit sagement que les heures passent. La nuit commençait à tomber. Au loin, elle distingua les voiles d’un navire et dans un même temps, un brouhaha, des chocs métalliques se firent entendre. Une lueur rouge et intermittente de torches que l’on fait tourner pour mieux les enflammer dansait dans la pénombre. Elle observait tout ce tapage avec la discrétion d’un chat. Elle comptait cinq hommes, et reconnut parmi eux Mathiew Hogan. L’homme avait en effet la quarantaine. Il était vêtu d’un costume noir brodé de fleurs d’argents, sa peau hâlée et ses cheveux grisonnant lui donnaient un certain charme. Elsa avait l’impression que les petits yeux de cet homme erraient sans répit tout autour de lui telle une araignée guettant l’instant d’envelopper sa proie, pour s’arrêter, l’espace d’un battement de cils, sur tout ce qu’il voyait.

Ils avançaient en direction d’Elsa. Doucement, elle sortit une première flèche de son carquois et décocha celle-ci à toute volée. L’un des hommes tournoya pour tomber comme une feuille morte, elle monta sur sa monture et assez rapidement décocha une autre flèche qui atteint en plein front le plus petit homme, les deux derniers s’allongèrent à terre et rampèrent jusque quelques caisses qui formaient un mont. Au galop, elle arriva rapidement à la portée de ces brigands, elle sauta d’Enola et s’orienta vers les hors la loi qui s’étaient cachés, ils tenaient à la main leur épée. Elle s’avança, esquiva, feinta et la pointe de son épée entra dans le cou de l’un des assaillants qui hurla et s’écroula dans une fontaine de sang. L’autre scélérat s’approcha de la mercenaire, faisant avec son épée de larges moulinets pour ensuite se mettre en garde. Elsa feinta, elle passa sous le fer de son adversaire, transperça son flanc, celui-ci s’écroula. Ely’ se redressa, respira un grand coup et sourit. Mathiew en avait profité pour s’échapper, elle se remit sur sa monture, la lança au galop pour le rattraper …

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Elsa Suli
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MessageSujet: Re: Dis moi où tu es, je te dirai qui je suis Jeu 4 Avr - 22:25

Elsa laboura les flancs d’Enola pour accélérer sa vitesse. Le cheval filait comme le vent et les rapprochait petit à petit de la cible. Ely’ avait appris à rester en équilibre sur son cheval tout en continuant à lancer quelques flèches, mais chaque flèche filait dans le vent, le bougre connaissait les lieux comme sa poche, à croire que chaque ouverture de route se faisait à son passage pour éviter chacune des pointes lancées par Elsa. Les rues étaient de plus en plus étroites, Elsa dut abandonner sa monture pour continuer la poursuite.

Ne regardant pas ou ce manant l’emmenait , elle continuait la course poursuite, elle n’était plus qu’à quelques pas de lui, c’est alors qu’elle le vit, pris dans une impasse, il avait arrêté sa course


- Hogan ! Il lui fit face affichant un large sourire. Elsa fut troublée par sa sérénité, alors qu’elle venait de tuer les hommes qui l’avaient accompagnés jusqu’au port.

Elle ne s’était pas rendu compte qu’elle venait de tomber dans une souricière. Derrière le mauvais payeur se tenaient à présent six hommes, elle fit volte face, ils étaient aussi nombreux derrière elle interdisant une retraite. Sans oublier ceux qui se trouvaient sur chaque flanc. Aucune chance de manœuvre. Elle venait de tomber dans la toile d’une araignée attendant d’envelopper sa proie tel un insecte sans cervelle. Elle venait d’être prise à la gorge, les hommes commencèrent à l’encercler, deux d’entre eux s’approchant au plus près, il voulait s’amuser afin de mettre à l’épreuve sa résistance au combat.

Elle en sourit intérieurement, de nervosité sans doute.


« Mais comment n’ai-je pas vu arriver la chose ? Pourquoi avoir été aussi distraite et me faire prendre comme un rat entre deux feux » Elle n’était jamais tombée dans ce genre de piège. Elle ne pouvait à présent qu’espérer qu’aucun de ces adversaires ne soit à sa hauteur.

Dans le creux du silence qui suivit, elle réfléchissait sur la façon la plus élogieuse de se sortir de ce guet-apens. A une contre vingt, Elsa devait faire face, donner sa vie ou sa mort. Elle avait, dans le combat, cette passion de l’affrontement, elle se retourna sur le côté et fonça, l’épée à la main, vers les hommes qui se tenaient sur son flanc droit. Elle venait de repérer un endroit pour se mettre momentanément à l’abri, derrière une charrette abandonnée qui se tenait aux abords du chemin. Sa rage lui fit oublier la raison pour laquelle elle se trouvait encerclée tant elle avait besoin de toute son adresse pour combattre. Pour se frayer un passage, elle frappa ses adversaires à en perdre haleine, ils étaient bien plus forts que ce qu’elle espérait, on entendait le bruit du fer sur le fer. Elle s’arrêta le temps d’une seconde cherchant l’air comme un poisson sortit de l’eau. Elle fit une voltige, son épée fouettant le vent et arrivant à toucher mortellement l’un d’entre eux. Elle plongea, roula sur le pavé, évita un coup porté et se retrouva près de la charrette. Ely’ se mit à l’abri, il lui fallait ruser avec le temps…
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Hisashi McAry
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MessageSujet: Re: Dis moi où tu es, je te dirai qui je suis Ven 5 Avr - 15:58

Lorsque l'ordre semblait comprit de tous mais surtout entendu, les deux hommes partirent aussi rapidement que possible en passant par la trappe secrète. Grey la souleva pour laisser passer son supérieur qui s'engouffrait déjà dans le noir de la pièce cachée. Elle était assez grande pour accueillir une vingtaine d'hommes sans qu'aucun ne se gêne vraiment. Elle possédait un bureau dont les toiles d’araignées semblaient les inviter à les nettoyer pour rendre le lieu plus conviviale. Deux chaises étaient disposées face à ce bureau de deux ou trois mètres de largeur, elles étaient anciennes et semblaient provenir d'un autre temps, d'une époque oubliée de beaucoup pour n'avoir que peu d'hommes et femmes vivants pouvant vraiment s'en souvenir dans qu'on la conte. Il y avait cinq autres chaises en tout disposées, elles, contre les murs. Elles attendaient là depuis longtemps des invités qui oseraient les toucher pour tenter de s'y assoir en espérant que l'âge ne les ait pas trop touchées pour qu'elles soient assez solide. Finalement, il y avait un endroit où l'on pouvait dormir qui était mit un peu à part, telle une cabine privée. Elle-même était la proie à une multitude de toiles de ces bêtes petites et parfois poilues, ainsi au vu du décors global elle s'accordait bien avec le reste. Hisashi confirmait ce qu'il pensait, son espion le plus efficace n'avait finalement pas habité les lieux depuis plusieurs années, trois sans doute. Mais il n'eut pas le temps de s'attarder sur la pièce en bois que celui-ci vint le rejoindre en fermant la trappe derrière lui avec un geste d'habitué qu'il n'avait pas perdu depuis le temps. Il contemplait à son tour, un bref instant, la désolation du lieu et se souvenait avec nostalgie de quelques uns des moments qu'il avait passé ici comme on se souvient de vieux amis qui ne sont plus de ce monde. Il avait découvert la pièce pour la première fois en compagnie de son père lorsqu'il lui apprenait encore son rôle, celui d'Œil, d'Espion, enfin on lui donnait bien des noms. Quand le vieil homme était mort dans un de ses combats — peu nombreux puisqu'il s'agissait surtout chez cette famille de rester dans l'ombre et de rester à couvert, ils envoyaient plutôt leurs hommes ou contactaient leur supérieur — il avait laissé ce devoir à son fils unique qui était alors âgé de dix-sept ans tout au plus. À la réflexion, on pouvait se dire que cet homme avait une puissance incroyable pour son âge puisqu'il avait prétendu au titre de second dans l'élite. La place étant vacante, nombreux étaient ceux qui la désiraient mais il vint à bout de tout cela dans des combats en un contre un la plupart du temps. À cette époque, il était encore enclin à se montrer plus souvent, fêtard dans l'âme. Et puis il avait grandit, mûrit, il avait prit son rôle plus au sérieux et s'était juré de suivre les traces de son père. Dans cette promesse il incluait donc de se trouver une femme pour avoir un enfant qui hériterait de tout son savoir mais il avait sans doute un peu de temps devant lui, même si le McAry ne voyait pas comment il trouverait pareille bonheur en étant toujours le visage caché... une double vie, peut-être. Il ne lui demanderait pas.

Enfin, ils n'avaient pas vraiment le temps de se laisser emporter par leurs pensées, le temps était compté et il le savait. Les mercenaires du Sud avait chez eux une petite bande de rebelles n'ayant pas voulut se soumettre à leur nouvelle éminence — nom donné aux autres chefs du même rang que Hisashi — et ils étaient partit. Malheureusement ils comptaient parmi les bons hommes et les remplacer n'avait pas été chose aisée. Toutefois ce n'était pas tant leur histoire qui intéressait le japonais mais plutôt leur niveau. S'il avait bien jugé la dame silencieuse, elle aurait peut-être la chance d'en tuer un ou deux mais elle ne pourrait espérer résister aux dix-huit autres qui seraient alors pleins d'adrénalines pour avoir vu leurs camarades se faire assassiner devant eux. Le sentiment de vengeance qui se développerait dans le cœur finirait par les rendre bien plus menaçant que d'ordinaire. En un sens, si elle voulait éviter les gros ennuis elle avait besoin de les épargner le plus longtemps possible en s'amusant à les esquiver comme le vent se faufile entre les branches. Néanmoins, il savait qu'elle n'aurait pas cette réflexion dans un tel moment car elle était encore assez jeune et inexpérimenté pour croire que trouver un coin où s'abriter était la meilleure de ses options. S'il avait seulement réussit à lui apprendre que l'attaque n'était pas la meilleure des défenses, que seule la défense pouvait servir de défense. Bien entendu, cette réflexion demandait un grand entraînement car l'adversaire adopterait sans doute la première option, il tenterait de la déstabiliser, de la fatiguer jusqu'à ce qu'elle n'ait plus assez d'énergie pour défendre seulement, sans le savoir, il se fatiguerait bien plus qu'elle dans l'optique où elle aurait suivit son enseignement. Les samouraïs avaient comprit depuis longtemps que le petit pouvait vaincre le grand, il suffisait finalement de s'approprier la force de l'autre, de l'utiliser pour mieux la renvoyer. Utiliser la force de l'autre nécessitait une défense constante tout en envoyant quelques attaques faibles et imperceptibles, de petits renvoies à chaque offensive de l'adversaire. Ce dernier ferait alors deux choses : il dépenserait de l'énergie en tentant d'attaquer et il en gaspillerait sans s'en rendre compte en encaissant les petites offensives usant du revers de son coup. Les hommes les plus expérimentés, comme le père de Hisashi l'était, arrivait à combattre un homme sans jamais se fatiguer. La seule fois où il usait de leur propre énergie était en fait au moment de donner le coup de grâce. Même le jeune homme n'avait pas réussit encore à ce stade, il devait toujours en consommer un peu, un ou deux pour cents peut-être. C'était faible, mais déjà trop à ses yeux. Ils devaient donc faire vite, ils le savaient.

Ils actionnèrent une porte secrète ouvrant sur l'arrière du bâtiment pour ensuite traverser une petite étendue d'herbe fraiche, ils passèrent par dessus quelques planches en bois et finirent dans la rue. Pour rester dans l'esprit de son rôle qu'il n'oubliait jamais, Grey lui demanda de montrer sur les toits. Il savait où se trouvait le piège et ils pouvaient y faire une entrée aérienne pour surprendre le groupe. Il pouvait ainsi se glisser d'un bond juste à côté de Elsa, du moins il l'espérait. Tout deux filèrent donc sur le toit aussi vite que possible pour filer ensuite sur les tuiles des divers bâtiments. Lorsqu'un garde était visible, l'espion lui envoyait un couteau dans le cou d'une précision meurtrière et impressionnante. L'homme succombait en quelques instants, l'artère tranchée. C'était ainsi une pluie de sang qui s'abattait sur les toits et parfois les rues, des pertes secondes obligatoire dans New York si l'on voulait avancer sans embuche. Et la course durait ainsi avec toujours plus de victimes qu'il n'en aurait fallut ce qui, selon l'éminence, faisait du bien à son allié. Il n'avait sans doute pas bataillé depuis longtemps car peu d'affaires demandaient sa présence même s'il lui arrivait d'intervenir dans certains endroits de la ville ou de celles voisines, exceptionnellement, pour tuer un homme ou une femme trop résistante. Alors il le laissait agir par générosité, il aurait sans doute assez avec les quelques hommes qui menaçaient son amie.


- Grey-san, en arrivant je veux que tu me laisses combattre seul.
- Vous êtes sûrs? Ils sont beaucoup, Hisashi-sama. Et je pense qu'ils n'ont plus assez d'honneur pour des un contre un loyaux.
- Ainsi soit-il. Je m'amuserai d'eux, cela fait longtemps que je n'ai pas combattu. Mais tu pourras intervenir si l'un d'eux se jette sur Elsa-chan alors que je suis trop occupé avec les autres. Sa sécurité est une priorité, nous n'y allons que pour cela. Et si je suis moi-même blessé, je t'ordonne de passer outre et de t'occuper d'elle uniquement.

L'homme aquieça silencieusement comme s'il ne voulait pas confirmer un tel ordre, confirmer qu'il allait peut-être devoir abandonner un ami. Il n'avait pourtant pas de doute quand il s'agissait de la puissance du mercenaire qui les dirigeait mais il ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter. Toute l'élite s'inquiétait. Ils avaient développé un tel sentiment de fraternité au fil des années qu'il était devenu impensable de perdre leur leader à tous. Ses ordres étaient absolus malgré tout, il les suivrait même s'il tenterait d'élaborer un plan pour sortir tout le monde de cette situation, pendant qu'ils couraient.

- Vous savez qu'ils sont environ une centaine, n'est-ce pas? La cible de Elsa-san n'a sans doute eut les moyens que pour vingt d'entre eux mais nous risquons par la suite des représailles. Elle pourrait être en danger à nouveau.
- Tu as raison. Nous irons trouver ces mercenaires avant qu'ils ne nous trouvent. L'éminence du Sud en serait sûrement très reconnaissait car ils sont une menace pour eux. Ils sont une menace pour tout le monde. Les assassins risquent leur vie face à eux, tout comme les templiers, et nous. Les éliminer serait la meilleure chose à faire et je m'étonne que mon homologue ne l'ait pas fait depuis le temps... Il était sans doute trop préoccupé par leur remplacement et manquait d'hommes afin de mener cette attaque à bien, mais voilà un an quasiment qu'ils ont quitté les rangs.
- Il ne se résignait peut-être pas à se lancer à leur poursuite, en souvenir du temps où il les connaissait sous un meilleur jour. Cela serait une preuve de lâcheté de sa part, c'est peut-être pour cela qu'il a perdu ces hommes. J'ai entendu des bruits disant qu'ils étaient partit car leur nouveau leader n'était pas à la hauteur et qu'ils refusaient d'obéir à un tel homme.
- Dans ce cas, ils l'auraient affronté pour lui prendre sa place ou ils auraient demandé à rejoindre un ordre plus au Nord. Non, il doit y avoir une histoire bien plus intéressante sous cela mais je n'aurai pas le temps de demander à ces vingts-là... Nous sommes encore loin?
- Nous y arrivons. Nous passons deux blocs de maisons et nous y serons, faisons le moins de bruit possible... à présent.

Filant comme le chat ayant trouvé sa proie, ils finirent leur course effrénée à un mètre du bord. Ils entendaient des bruits d'épées s’entrechoquant, il y avait un combat en dessous. Grey risqua un œil et confirma la présence de Elsa, dix-neufs mercenaires plus un mort et la cible. Comme prévu, elle avait préféré l'attaque. Il fit signe alors à son ami de rester en hauteur pour obtenir une meilleure vue d'ensemble. Lui, il saisit son katana. Le temps semblait alors se suspendre aux yeux de Grey, il ne l'avait pas vu faire depuis plus de cinq ans. Alors il admirait la scène tel un enfant s'apprêtant à voir le plus beau des spectacles. Une fois sortit dans un petit bruit de métal se frottant qui résonnait maintenant entre les bâtiments — alertant en bas les mercenaires qui ne pouvaient pas frapper dans le tas à cause d'une charrette —, il saisit son arme blanche pour la positionner la pointe vers le sol. Il se mit à sauter, regroupant ses jambes pour arriver sur un mercenaire, l'épée lui ayant fendu la gorge.

- Elsa-chan... Je te prierai d'excuser ma venue mais il semblait que tu sois en mauvaise posture. Grey McGun, tu as sûrement entendu parlé de lui, n'est-ce pas? Il m'a prévenu de ta situation. Navré de t'avoir entrainé dans un tel piège, si j'avais su je ne t'aurai pas confié cette mission. Ces hommes sont d'un haut niveau, je t'invite à rester en retrait. Si l'un d'eux t'attaque, Grey-san interviendra. À ce propos, soit gentille et ne regarde pas en haut, il n'aime pas qu'on le regarde...

Elle aurait peut-être l'occasion de le voir un peu plus tard mais pour le moment, cette option était exclue. Il dirigea alors son regard vers les hommes face à lui et se rangea son épée tandis qu'on le questionnait sur son identité.

- Je me nomme Hisashi McAry mais tu as sans doute entendu parlé de moi. Je suis aussi connu de ton ancienne éminence sous le nom de Nura Hisashi, le Quatrième commandant suprême des mercenaires du Nord-Est et, officieusement, de l'Amérique. Enfin, j'imagine que ce titre n'est surtout qu'une conséquence du fait que les mercenaires avaient besoin de s'unir. Mais, trêve de présentation, je souhaite m'amuser un peu.

Les mercenaires indépendants n'avaient pas froid aux yeux et ne se dégonflèrent pas. C'était peut-être un signe qu'ils étaient trop confiant de leurs capacités et de leur nombre. En tout cas, l'un d'eux courut vers ce nouvel adversaire qui bloqua son attaque avec ses mains pour le repousser avec celles-ci. Il n'userait pas d'armes au début, il voulait apprécier ce temps à combattre. Alors les cinq hommes qui suivirent furent repousser avec des techniques d'un autre pays, dans une grâce et une agilité sans pareille. Hisashi se laissait porter comme le vent pour atteindre ses adversaires au fur et à mesure qu'ils arrivaient sans se faire jamais toucher. C'est ainsi que passèrent les dix-neufs mercenaires présents, se couvrant de honte pour n'avoir fait couler aucune goutte de sang d'un homme qui s'était mit volontairement dans une zone dégagée pour leur permettre d'attaquer en masse.

- Allons messieurs. Premier cours, ne jamais foncer tête baissée...

Ils recevaient une leçon, c'était bel et bien le mot. Ils reflétaient autant leur défaite que les paroles qui suivaient. Malgré ça, ils se mirent en rond comme pour suivre les conseils de leur ennemi : si cela avait été un piège, ils auraient plongé dedans. Ils se rapprochèrent tous petit à petit pour resserrer l'espace entre leur lame et Hisashi mais au moment de frapper, celui-ci se mit à sauter en l'air pour arriver sur le dos de leur lame, aussi stable qu'il le pouvait. Pour éviter qu'on le déstabilise il sauta à nouveau vers le côté et, en retombant, frappa dans le ventre de l'homme en face de lui, main ouverte. Les dégâts étaient moindres mais avec plus de force il aurait sans doute pu lui créer une hémorragie interne, après tout, le Ju-Justu n'était là que pour tuer l'adversaire. Enfin, il s'amusait bien avec eux pour l'instant, il s'échauffait tranquillement tandis qu'ils s'énervaient petit à petit, perdant par la même occasion leurs moyens. Il arrivait que la montée d'adrénaline leur donne, au contraire, plus de force mais cela ne suffisait pas car il ne s'agissait pas de faire une démonstration de force mais de tuer l'autre. Celui qui jette son épée avec force n'a malheureusement pas le temps de la manier pour atteindre un adversaire mouvant, la vitesse n'était pas toujours l'ami de l'épéiste.

- Seconde leçon, l'épée est une dame qu'il faut traiter avec délicatesse et finesse. La brusquer vous tuera.

Ils semblaient comprendre ce qu'ils disaient, après tout ils étaient d'un bon niveau. Ils se calmèrent un peu et mirent moins de force pour tenter de suivre les mouvements de l'ennemi qui avait un peu accélérer le rythme du coup. Il esquivait chacune des lames comme une feuille se mouvant au gré du vent. La finesse du vent était ce à quoi les meilleurs épéistes devaient espérer ressembler. Pourtant il ne maniait même pas sa lame, il s'amusait à esquiver. Et puis l'un des hommes eut une révélation, il se mit à courir vers Elsa. Si il était là, c'était pour la protéger non? Autant réduire son moral à néant ! Mais lorsqu'il fut à deux mètres d'elle, il reçut un couteau de lancé dans le cœur. Grey était assit au bord du toit comme s'il s'ennuyait, seulement si on s'approchait de lui on pouvait voir des étoiles dans ses yeux, il appréciait le combat qu'il voyait.

- Ne t'en fais pas, Elsa-san, aucun d'eux ne pourrait t'atteindre. Mais, ne me regarde pas je te prie...

Malgré les couches de vêtements, il n'avait pas qu'on puisse le reconnaître. Les yeux étaient les fenêtres de l'âme, grâce à eux on pouvait reconnaître les gens et ça, il voulait l'éviter. Seul son supérieur et le trio le plus puissant de l'élite l'avaient vu à visage découvert.

- Allons, l'attaquer ne sert à rien messieurs, c'est moi vôtre adversaire. Troisième leçon, l'échec est un combat. Si vous perdez un combat, l'échec vous coûtera la vie.

De façon sympathique il leur indiquait qu'ils devaient réfléchir. Il était même prêt à les laisser se concerter s'ils le souhaitaient. Ils comprirent et se mirent en retrait pour parler discrètement. Le malin de la bande était derrière le groupe pour leur donner les directives à voix basse. Ils retrouvèrent leur confiance, cela rendait les choses encore plus intéressante. Dans un combat, le meilleur moment étant sans doute celui on l'on apercevait le désespoir dans le regard de l'autre, lorsqu'il comprenait qu'il était finit quoi qu'il puisse faire. Là, ils retrouvaient l'espoir, il pourrait le leur enlever une seconde fois.

- Bien, je suis plutôt échauffé. Puis-je passer à la suite?

L'un d'eux se mit à rire, lui sommant de ne pas se moquer d'eux. Ils le sous-estimaient tant...

- Voyons, un combat est une partie de plaisir. Si vous avez perdu le goût du combat, alors vous mourrez... Je m'amuse beaucoup quant à moi, mais je vais devoir vous faire payer vôtre arrogance et vôtre imprudence pour avoir tenter d'atteindre cette jeune femme sous mes ordres. Je considère cela comme une déclaration de guerre envers l'Ordre des Mercenaires que je dirige. J'aurai pu vous envoyer d'autres hommes que moi mais, cela fait longtemps que je ne me suis pas amusé. La protéger semblait une bonne occasion de le faire.

Par lassitude, l'un d'eux se mit à foncer sur son adversaire sans prendre en compte la stratégie pré-établie. Il fut arrêter net par la paume du japonais devant son visage, sans qu'il n'ait tenter d'abaisser son épée du coup.

- Dans un groupe, il y a toujours une personne qui craque en premier. C'est un maillon faible. Recules, tentes de respecter la stratégie de ton ami. J'aimerai voir ses compétences de stratège à l’œuvre. En échange, je respecterai vôtre honneur. Si cette prochaine attaque n'est pas bonne, vous périrez de mon épée. J'espère que cela vous convient, messieurs...

Une certaine tension s'installait maintenant chez eux. S'ils échouaient, ils mourraient. Il n'était plus question d'une leçon, d'amusement, là il s'agissait finalement de mettre leur vie en jeu. Dès le début du combat ils savaient ce qu'ils risquaient. L'un d'eux était mort des mains de la jeune femme mais le reste aurait pu vivre car elle était d'un niveau inférieur au leur, par contre celui-ci... éminence. Hm, il n'avait rien à voir avec le lâche qu'ils avaient quitté, ils le voyaient. Ils se mirent en cercle. Ils se mirent à courir tranquillement vers lui, puis à courir dans les derniers cinq mètres, leurs épées vers le sol. Si l'on se situait au milieu du centre, on aurait pu voir qu'il la pointait vers le sol, vers l'extérieur du cercle. Ils fonçaient maintenant vers lui, ils s'écartèrent brusquement, ceux de devant passèrent derrière, ils formaient maintenant un cercle dont l'épicentre était Hisashi. Une bonne technique. Ils se retournèrent pour planter le milieu du centre et ne trouvèrent... personne. Le japonais c'était allongé à terre, il se releva immédiatement en poussant avec ses bras tandis que ces jambes relevaient les épées qui chantaient encore pour s'être entrechoquées avec celle d'un allié. Une fois debout, il sortit son épée dans un moment surréaliste où le temps semblait à nouveau se figer.

- Ma lame chante, mercenaires, elle réclame vôtre sang. Vous m'aurez bien divertit, merci.

Avant qu'il n'eut le temps de réagir, il fit un bond pour quasiment faire une entaille très profonde à l'un des hommes qui se mit à salir le sol de son sang rouge. Puis Hisashi s'écarta rapidement de sa victime, les autres en état de choc, il décapita l'un des hommes avant d'abattre son épée sur le torse d'un second, c'était une mauvaise idée de rester en cercle, les autres le comprirent. L'un d'eux avait fait un bond en arrière et pendant qu'il sautait, il se fit trancher à deux reprises au torse. La victime suivante se mit à foncer vers lui, il fit de même et ils abattirent leur épée en même temps mais l'un avait fait mouche, pas l'autre. Le mercenaire indépendant s'agenouilla puis s'allongea sur le sol, mort. Alors que la véritable cible de Elsa regardait la scène dans un coin, effrayé par le démon qu'il voyait, Grey jubilait intérieurement tant le spectacle étant grandiose. Le japonais eut alors un regard vers Elsa, lui souriant malgré une tâche de sang au coin de la bouche qui aurait fait penser qu'il s'était nourrit tel un vampire. Suite à ça, il para pour la première fois une épée avec la sienne pour glisser vers la main adversaire, au dernière moment il les sépara pour éviter la garde et trancher la main de son ennemi qui se mit à crier. De douleur il avait oublier son adversaire, celui-ci abrégea ses souffrances en lui coupant la gorge si profond qu'elle ne tenait que par l'arrière. Elle pendouillait, quasi décapitée.

Six morts en moins de trois minutes, un bon timing. Il en restait treize, de quoi s'amuser encore. Il se mit à foncer vers l'un d'eux en laissant trainer la pointe de son épée sur le sol, on aurait dit un bourreau assoiffé de sang se ruser sur sa nouvelle proie qui se serait échappée et qu'il voudrait absolument tuer. Certains l'auraient qualifier de fou à cet instant, un psychopathe. L'homme en face paniquait, il criait de peur mais son cri fut étouffer par la lame qui venait de se planter dans son cou, le transperçant. Le japonais tourna la tête, il contra deux coups d'épées d'un petit couteau japonais que l'on nommait kunai. L'épée qu'il tenait était dans son dos, il donna un coup de poignée avec sa main gauche qui fit reculer les épées tandis qu'il laissait le corps du mercenaire mort glisser de son épée, pointée vers le sol. Une fois la pression disparue il comprit sans voir que le corps n'était plus reliée à son épée, il l'abattit sur le flanc droit de son adversaire, lui-même à droite. Le second recula de deux bas et, dans un mouvement d'escrime, Hisashi se rapprocha rapidement pour planter sa lame dans le cœur du fuyard. Il n'en restait que dix que leur fierté poussait à rester sans fuir.


- Tout à l'heure, vôtre stratégie était bonne. Elle aurait pu m'atteindre si je n'avais pas deviné vos intentions grâce à la direction de vos pieds et la lueur dans les yeux des premiers. Ils étaient confiants et rassurés, ce n'était le regard d'une personne fonçant droit sur son adversaire. Quand ils se sont écartés j'ai vu les pieds de ceux qui étaient à ma gauche, ils étaient prêts à faire un violent coup de bassin pour abattre leur épée de façon assez horizontale, il suffisait de se baisser. Mais, bien pensé. J'ai épargné votre stratège, auriez-vous envie de retenter vôtre chance?

La capacité de Hisashi à analyser les situations étaient dignes des stratèges, c'était là sa force. C'était un stratège et un maître d'arme, un guerrier polyvalent et chasseur de prime hors pair. Un homme aux multiples talents qu'il avait développé avec l'âge, grâce à l'enseignement d'un père aimant et soucieux de son éducation d'homme. Les dix hommes en face de lui n'avaient, pour sûr, pas un père de ce rang. Ils avaient néanmoins l'intelligence de se concerter à nouveau, un plan à dix ne devait pas être si compliqué à établir. Après une minute ou deux, ils refixèrent leur ennemi, satisfait apparemment. C'était la troisième fois qu'ils avaient de l'espoir et, à nouveau, le McAry se ferait un plaisir de l'anéantir.

- Je vous attends.

Les dix hommes se mirent en triangle, enfin plutôt de façon à former un angle dont la pointe était dirigée vers l'ennemi, telle une lame prête à le transpercer. Ils coururent vers lui, à nouveau, fonçant au dernier moment. Le japonais observait les pieds, les genoux, les hanches. Ils n'avaient pas de vêtements souples, c'était une grave erreur que lui n'avait pas commit, il cachait ses mouvements dans ses vêtements. Ses ennemis courraient à pleine vitesse quasiment, l'homme en tête s'arrêta net à deux mètres cinquante de lui, peut-être trois. Il avait calculé l'allonge du bras de son ennemi, une prouesse digne du niveau qu'on lui avait dit, et maintenant il tentait de rester hors de portée tandis que l'angle se refermait vers lui comme un ciseau cette fois, lame devant. Alors, Hisashi fit un pas en avant pour planter son épée dans le cœur de l'homme de tête, le sacrifice que le stratège avait choisit sans le lui dire sans doute. Il mit la paume de sa main sur le derrière de son épée pour le pousser tandis que les hommes autours de lui arrêtèrent de se rassembler. Ils firent deux colonnes et positionnèrent leur lame à différence niveau, le tranchant vers la cible. S'il tentait de se faufiler entre eux, il n'avait aucune chance. Ils prirent un maximum d'espace et foncèrent sur lui mais ils n'avaient pas réfléchit. Le japonais trancha le corps du premier à droite pour ensuite remonter son épée au niveau du coup et foncer. Le katana était la lame la plus coupante qui soit, parfaite pour découper en deux des corps. Elle se chargeait seule de décapiter les quatre hommes bien alignés. Il avait épargné la colonne de gauche et le stratège resté plus loin. Celui-ci savait qu'il allait s'en sortir. Sa colonne de gauche fit volte-face, les épées vers l'avant telles des lances. Le stratège se mit à lancer des couteaux devant le rire de Grey qui savourait chaque instant du combat sans en perdre une miette. Le stratège lança dix couteaux à suivre sur le Commandant Suprême qui les déviait d'un kunai dans la main gauche et puis, il se mit à tirer deux couteaux sur Elsa qui furent aussitôt arrêter par deux autres couteaux, de Grey cette fois. Celui-ci faisait un signe de tête en guise de négation.

- Oublies ceci. Ne m'oblige pas à te tuer alors que Hisashi-sama tente de t'épargner pour la fin...
- Sama?! Mais qu'est-ce que tu me racontes ! D'où ça vient cette connerie ! Et puis, t'as qu'à venir, je t'attends le faible ! T'es qu'un larbin dans cette histoire !
- Ton adversaire est japonais. Certains d'entre nous utilisent des suffixes qui expriment certaines choses en japonais, c'est une marque de respect en l'occurrence pour ce qui est de "sama". Mais tu es à milles lieux de comprendre, ton discours le prouve. Je ne suis pas un larbin, mais un ami. C'est ainsi que l'on est considéré dans nôtre ordre, navré que ce ne soit pas le cas dans celui où tu étais... Maintenant tu as un combat, je te conseil de ne plus le quitter des yeux ou tu le regretteras amèrement.

Pendant ce temps, Hisashi avait envoyé un kunai dans la gorge d'un des hommes au milieu pour pouvoir se faufiler, il transperça le flanc d'un homme sur sa droite jusqu'à la gaine de son épée pour le traverser entièrement. Suite à cela, il ressortit son épée en forçant dessus pour qu'elle puisse transpercer le reste et sortir vers le ventre, coupant quasiment l'homme en deux au niveau du nombril. Il avait éviter la colonne vertébrale, trop de résistance. Dans un demi-tour rapide il trancha ensuite le cou d'un homme du bas vers le haut. Son cou, coupé en descente ou en montée selon la vision de chacun faisait gicler le sang. Un vrai massacre. Il en restait trois, dont le stratège.

- Si tu as fini de discuter, essaies une dernière fois de m'atteindre. Je n'ai pas été blessé encore, je n'ai que vôtre sang sur moi, le mien n'a pas coulé. Mais mon épée chante comme jamais, elle apprécie sans doute.

Le stratège était énervé, il avait une pointure en face de lui, vraiment.

- Un leader ne se cache pas, il met son corps au service de sa stratégie. Il est un atout que l'on droit protéger cependant, mais s'il envoie ses hommes se sacrifié, il ne vaut rien. Les meilleurs stratèges savent donner de leur corps car c'est alors qu'il se soucie réellement de leur stratégie. Elle met en jeu leur vie, celle-ci devient une question de vie ou de mort. Jusque là tu es resté en retrait, caché. C'est pour cela, que tu échoueras toujours. Essaies d'avoir un peu de fierté et d'honneur, montes une stratégie qui risquera ta vie !!

Cette fois, il fallait être sérieux. Le stratège acceptait la condition, la sagesse de son adversaire. Il aurait aimé avoir un leader comme lui, il n'aurait jamais déserté mais à présent, il devait mener ce combat jusqu'à la fin. Il se concerta avec les deux hommes qui restaient et dans une minute ils finirent. À nouveau déterminés. Ce serait la quatrième et dernière fois qu'ils pourraient avoir de l'espoir. Ils se ruèrent sur lui, leur stratégie semblait clair pour le jeune homme : il n'en avait pas, il devait juste l'atteindre à tout prix. Ils sortirent un couteau qu'ils lancèrent, il fut esquivé sur la droite comme prévu, puis ils lancèrent plusieurs couteaux qui furent esquiver par en bas, comme prévu. Ils étaient à deux mètres de l'adversaire qui venait juste de lever le regarder, trop tard. Ils abattaient leur épée sur l'abdomen du japonais, faisant mouche.

Aucune goutte de sang... Aucune détresse. Il n'était pas humain? Il ne saignait pas?! Que se passait-il? Il ne comprenait pas et le doute les tua. Deux des hommes finirent leur vie, l'un coupé à la gorge, l'autre au torse. Il restait le stratège à qui il devait une petite explication.


- Bravo. Tu as réussi à entailler mes vêtements et tu aurais pu me tuer si tu avais eu le réflexe de me toucher avec la pointe de ton épée et non son corps. Avec un peu de force, vous auriez transpercer la place d'armure que j'ai au niveau du ventre, un réflexe de samouraï. Je te laissais une ouverture, je suis tombé intentionnellement dans ta stratégie pour te laisser la chance de m'atteindre mais, au dernier moment, tu as fais le mauvais choix. Dommage, tu étais bon pourtant.

L'homme se mit à genoux en lâchant son épée, il était désespéré. La Mort était devant lui, c'était cet homme et bientôt, il allait l'emporter. Il mit son cou en évidence, comme pour respecter le japonais qu'il était et mourir avec les honneurs, tel un samouraï. C'était assez étrange mais respectable.

- Merci. Tu m'as bien amusé. Je serai tenté de te laisser vivre mais tu préviendrais les autres. Et si tu voulais me rejoindre, je n'aurai jamais confiance en toi puisque tu as déjà quitté ton supérieur. Tu as prêté allégeance jusqu'à la mort mais tu as rompu ce pacte. Aujourd'hui, la mort vient te prendre pour te punir. J'apprécie ta considération, le respect de mes origines. Je dirai à qui veut l'entendre que tu étais un homme honorable. Quel est ton nom?

L'homme avait les larmes aux yeux, le cœur déchiré. Il lui dit son nom sans pour autant pouvoir enlever la peur dans sa voix.

- John, John Dwayne.
- Tu as été un admirable adversaire, je t'en félicite, John Dwayne.

À ce mots, la lame fila dans le vent pour s'enfoncer dans le cou de son adversaire à la base de la nuque. Hisashi essuya alors sa lame sur les vêtements d'un autre mercenaire en retournant vers Elsa, pour ne pas salir la mémoire de sa dernière victime, et il la rengaina. Il se mit à sourire à la vue de la demoiselle.

- Bien. Grey-san n'a pas perdu la main, il t'a bien protégé on dirait. Merci à toi, mon ami.
- C'était un vrai plaisir de vous servir. Puis-je prendre de l'avance vers le repaire?
- Tu peux. Quand j'arriverai je montrai à l'étage seul, tu me diras si la présence de Elsa-san te dérangerait car je compte l'inviter à nôtre fête. Tu me donneras ta réponse, je l'accepterai sans problème.

L'homme fit un signe positif de la tête et se mit à courir sur les toits, à l'abri des regards. Hisashi se souvint alors de la véritable cible et l'observa, lui souriant avant de tourner sa tête vers la demoiselle.

- Le trio le plus puissant de mon cortège est de retour. Cela faisant trois ans que nous n'avions pas été réunis, alors j'organise une fête. Me feras-tu l'honneur de venir s'il accepte? Enfin... je m'emballe. Je te laisse finir ta mission avec celui-là. Il aura sans doute un élan de désespoir, il a vu tout ses gardes se faire massacrer et il va croire que tu es faible. Il pensera pouvoir te vaincre sans difficulté, ne laisse pas son courage te dépasser. Je t'attendrai sur le côté, prends ton temps.

Sur ce mots, il s'écarta doucement pour aller dans un coin, non loin de l'intersection qui les libéraient de l'impasse. Si la cible tentait de fuir, elle serait repoussée à mains nues par le Commandant Suprême. Le destin de cet homme allait donc dépendre de ses choix...

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Elsa Suli
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MessageSujet: Re: Dis moi où tu es, je te dirai qui je suis Dim 7 Avr - 0:16

La voilà qui se retrouvait derrière cette vieille carriole, elle devait vite réfléchir comment se sortir de là, à part tous les affronter, elle ne voyait pas de meilleure solution. Dix neuf, il en restait dix neuf plus un : Hogan. Fuyant la première fois sur le port, lorsque Elsa s’occupait de ses acolytes, il ne serait certainement pas le premier à vouloir la braver. Il restait de la paille dans la vieille charrette, elle pensa de suite à y mettre le feu, pour faire diversion. Quant, aussi surprenant que cela puisse être, elle vit deux silhouettes dont une qui prit vite forme, elle descendait rapidement du bâtiment qui se trouvait sur la gauche d’Ely’. Elle l’aurait reconnu entre mille, agile comme un chat, souple comme le roseau, avec une prestance suscitant la fascination : Hisashi en personne. Elle qui pensait qu’il ne foulait plus le terrain. Qu’est-ce qui avait bien pu le pousser à rencontrer son chemin et se retrouver là au moment ou Elsa se retrouvait un peu coincée par ces hommes qui ne sortaient de nulle part, des hommes armés jusqu’aux dents, à la mine patibulaire. Ce n’était pas le moment de se retrouver dans cette position, devant l’homme qui lui avait confié une mission, qui semblait maintenant tourner de travers. Comment allait-il la percevoir désormais ? Comme une femme faible, sans aucun bon sens, sans aucune intuition. La honte était tombée sur ses épaules, elle se serait bien transformée en petite souris pour s’échapper afin d’éviter de croiser le regard de son mentor. Elle l’entendit alors s’excuser de s’être immiscé parmi eux, il lui parla de Grey, comme étant la personne qui l’avait prévenu du piège dans lequel elle venait de tomber. Il lui demanda si elle le connaissait, bien sur qu’elle en avait entendu parlé, il était reconnu comme faisant parti de l’élite, elle avait un profond respect pour cet homme bien qu’elle ne l’ai jamais rencontré. Il avait la réputation d’un homme voulant cacher à tout pris son identité, il n’aimait guère se montrer sauf en comité restreint auquel il avait donné sa confiance.

Hisashi s’excusa, mais pourquoi voulait-il s’excuser ? C’était plutôt à Ely’ de le faire, elle avait failli dans sa mission, elle pouvait dire adieu à sa notoriété de mercenaire sans failles, de dame qui par sa sérénité dans sa manière d’opérer lui avait valu le nom d’Ely’ la silencieuse. Et quand il lui dit qu’il n’aurait jamais du lui donner sa mission, elle le prit telle une claque en pleine figure, il considérait dès à présent qu’elle n’était pas de taille. Il pouvait alors lui donner milles excuses, tel qu’il le fit en disant que ces hommes était d’un haut niveau, elle garderait le sentiment d’être misérable. Certes, ils étaient nombreux, avec une carrure dix fois comme la sienne mais ce qui la dégoûtait c’est qu’elle s’était laissée encercler comme une débutante, qu’aurait alors dit son père adoptif en la voyant dans cette situation, elle ressentait cela comme un déshonneur face à l’éducation qu’il lui avait apporté. C’est alors qu’Hisashi lui demanda de rester cloîtrer derrière cette maudite carriole, avait t-il donc peur maintenant que sa présence soit plus un fardeau qu’une aide au combat ? De toute façon, doutant maintenant de ses capacités, comment pourrait-elle désormais se sentir à la hauteur ? Il alla jusqu’à lui mettre un garde du corps, Grey serait là, surveillant d’en haut tout ce qu’il pouvait se passer, sauvant, quand cela s’avérerait nécessaire, la mercenaire en détresse. Il est certain qu’elle ne regarderait pas là haut, devant les yeux de cette élite elle devait paraître minable, donc, tant qu’à faire, il fallait qu’elle évite également de croiser son regard.

Elle resta donc là à observer l’homme, le seul qui lui avait offert sa confiance en lui donnant une mission à sa portée. Elle se rappelle d’ailleurs lorsqu’il lui avait proposer cette tâche, qu’elle s’était dit que ce serait un jeu d’enfant, elle avait occulté que toute mission, même la plus petite, pouvait lui prendre la vie si elle n’était pas concentrée. Et c’est bien ce qu’il arriva, pensant que tout serait facile, elle s’était jetée dans la gueule du loup.

C’est alors que les ennemis questionnèrent Hisashi, il déclina son identité. Malgré cela, ils gardèrent une certaine confiance, et pensaient certainement qu’avec leur supériorité numéraire ils viendraient très vite à bout de lui. Mais quelle erreur ! Ils s’approchèrent chacun leur tour essayant de porter des coups mais Hisashi les repoussa un à un utilisant l’art du combat des samouraïs, l’art de la souplesse et de la force. Bien que certains adversaires avaient une masse bien plus conséquente que son mentor, il évitait l’attaque frontale pour mieux les maîtriser, il canalisait la force adverse et contrôlait ses rivaux par le déplacement. Il gardait son calme tout en s’adressant continuellement à ces hommes. Il allait d’un endroit à l’autre, pratiquant avec minutie sauts et frappes. Il esquivait chacun de leurs coups portés avec leurs armes, l’un deux s’enhardi a venir vers Elsa, mais Grey veillait, il n’eut même pas le temps de voir clair qu’il s’affalait sur le sol arrêté par un couteau qui se planta dans son cœur. Elle l’entendit la rassurer et par respect évita de le regarder.

Hisashi continuait à converser avec ses antagonistes, Elsa l’admirait, il ne manquait pas à sa réputation de chef. Elle vit l’un des hommes qui avait le regard enfiévré, il passait machinalement sa langue sur une lèvre sensuelle boursouflée par un mauvais coup. Sa bouche s’ouvrait et les muscles de son cou s’enflaient à se rompre. Ils encerclaient alors Hisashi, était-ce vraiment la meilleure solution quand elle vit trois d’entre eux se faire massacrer par sa lame ? Celle-ci zébrait l’air, blanche puis dégoulinante d’un sang vermeil qui glissait jusqu’à la garde comme de l’huile. Elle entendait leurs gémissements, l’un poussa un hurlement aussitôt interrompu et des râles d’agonisant. Ces morts se vidaient de leur sang. L’un d’entre eux avait les yeux ouverts, leurs corps s’étaient raidis, une odeur de viscères régnait dans l’impasse. Hisashi la regarda, il lui souriait, recouvert de sang des mercenaires ennemis. Il para alors l’attaque de l’un d’entre eux, et lui trancha la main. L’homme avait la bouche tordue par la douleur, son corps se tendit en arc de cercle, ses yeux se révulsaient, de la bave coulait par la commissure de ses lèvres. Le japonais, lui coupa la gorge profondément, il était quasi décapité. Il continua ainsi, les corps ennemis tombaient un à un. Deux couteaux arrivaient en direction d’Ely’, ils furent de suite stoppés par ceux de Grey.

Il ne restait qu’un homme, plus Hogan qui ne faisait que regarder la scène, il ne s’était pas mêlé jusque là au combat. Hisashi permit au dernier mercenaire de l’atteindre mais celui-ci avait mal utilisé sa lame, quelques minutes plus tard, elle entendit le nom de cet homme avant qu’il ne tombe raide mort sur le sol. Son mentor frotta sa lame et s’avança vers Elsa avec le sourire. Il s’adressa également à Grey, qui fila ensuite vers le repaire. Il s’adressa alors à Ely’, lui expliquant que le trio le plus puissant de son cortège était de retour, il l’invita à participer à une fête, tout en donnant des réserves quant à la décision de ses amis. Certes, ce serait vraiment un honneur pour une mercenaire de son rang. Elle n’eut pas vraiment le temps de répondre, il ajouta qu’il lui laissait combattre Hogan, tout en la conseillant.

Il lui laissait donc l’espoir de pouvoir montrer ce qu’elle valait au combat. Elle regardait sa cible, ses cheveux tombaient à présent sur son front. Il ne voulait pas afficher son désarroi, mais ne savait quelle contenance tenir. D’ailleurs, devait-il la craindre, elle qui s’était retranchée derrière un abri ! Elsa s’entoura de moulinet extrêmement efficace, poussa des bottes imparables. Il avait reçu un coup de pointe sur la poitrine. Il recula, puis avança encore une fois de quelques centimètres donnant des petits coups d’épée. Son jeu était précis, il prennait le rythme d’Elsa. Les fers à la hauteur du menton, il résistait à la pression d’Ely’. Il la repoussa en force. Elle le pressa précipitamment, il recula, sous ses assauts forcenés la lame lui érafla la poitrine. Il fit deux pas en arrière et jeta un coup d’œil à sa blessure puis se remit en garde et dit :


- Jamais je ne rembourserai mes dettes, c’est pour cela que vous vous retrouvez ici n’est-ce pas ? Ils envoient une femme, vous me faites rire !

Elsa venait de nouveau être piquée dans son honneur, mais pour qui la prenait-il ? Pour un être chétif, faible, sa rage monta, son visage prit un air grave. Sans répondre, elle avança de nouveau vers lui par petits sauts rapides qui se terminaient par des attaques franches et décisives. Il para mais manifesta des signes de fatigue. Il transpirait et le teint rouge de son visage crispé montrait qu’il avait affaire à une adversaire de taille.

- Une fois que j’en aurai fini avec vous, sauf si vous décidez de parler, j’irai rechercher dans votre demeure et dans votre commerce l’argent que vous devez à notre confrérie, j’anéantirai tout ce que vous avez construit, tout ce qui vous appartient, je récupérerai votre bâtiment qui nous sera fort utile et tout homme se dressant contre nous verra sa vie enlevée.

Elle se rua de nouveau sur son rival et feinta. Il para, exécuta un combo mais découvrit sa poitrine. Elle lança un coup droit et s’arrêta à la limite du cou du brigand. Elle regarda son adversaire, droit dans les yeux recula, elle aimait jouer avec eux, et du bout de sa lame écorcha sa joue du haut de son oreille au menton. Elle aurait pu l'embrocher mais elle ne le fit pas.
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Ezio Auditore
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MessageSujet: Re: Dis moi où tu es, je te dirai qui je suis Mar 16 Avr - 23:58

Comment en était-il arrivé là ? C'est à présent bien ce qu'il se demandait. Tout avait débuté par de simples affaires avec un bar réputé de New York. Rien de bien exceptionnel au final. Seulement voila, Hogan était un escroc professionnel et c'est comme à son habitude qu'il tenta de voler un maximum d'argent au bar en s'endettant un maximum sans jamais rien rembourser. En définitive il gagnait de l'argent pendant que le bar en perdait. C'était un gagne pain comme un autre après tout. Avec les taxes imposées par la Couronne les temps étaient durs et pour certain c'était la seule solution pour parvenir à survivre. Cela avait été le cas également pour Hogan il y avait longtemps, mais désormais il en était plutôt loin. A force d'effectuer ses petits trafiques en tout genre il avait réussi à amasser une véritable petite fortune, ce qui d'ailleurs lui permettait maintenant de se protéger une fois un commerçant escroqué, lui évitant ainsi des représailles. C'était donc aussi ce qu'il avait exactement fait avec le dernier bar avec qui il avait fait affaire. Après lui avoir dépouillé une jolie somme d'argent il avait engagé vingts mercenaires dans le but de se protéger. Cela aurait dû normalement fonctionner comme d'habitude mais à ce moment là il ne savait pas encore qu'il s'opposait aux mercenaires de New York, le bar en question leur appartenant. Il crû même que tout serait bien plus facile que prévu lorsque seulement une femme arriva pour tenter de récupérer l'argent. Tout semblait aller si bien, pourtant... Alors que la jeune femme était encerclée, même si elle avait réussi à tuer un des mercenaires, l'improbable arriva. Un homme aux cheveux majoritairement blancs fit son apparition en habits japonais. C'était un samouraï, pas de doute là dessus, un autre homme l'accompagnait également mais restait un peu en retrait. Ce même homme ainsi que son compagnon arrivèrent très rapidement au bout de tous les mercenaires avec une facilité déconcertante. On aurait même dit qu'ils jouaient avec eux. C'est à ce moment là que Hogan reconnu qui il avait devant lui. C'était le chef de la guilde des mercenaires. Il était craint par un peu prêt toute la ville... On pouvait dire qu'il était tombé sur un sérieux morceau pour le coup. Ses chances de survies étaient plutôt mince. Malgré tout l'affrontement allait se dérouler entre lui et la jeune femme qui était intervenue initialement.

Au début Hogan cru qu'ainsi il aurait une possibilité de sauver sa peau mais il dût rapidement admettre que son adversaire était bien plus fort que prévu, même si ce dernier était une femme. Cependant il n'était pas question d'abdiquer maintenant, et encore moins d'abandonner sa fortune. Il devait continuer de combattre à tout prix et ce même si il commençait à être dépassé. Il était d'ailleurs désormais légèrement blessé par la lame de son ennemie. Cela fit encore monter un peu la frayeur en lui mais quoi qu'il en était il n'avait pas vraiment de choix. Décidant donc de combattre jusqu'à ne plus savoir il prononça un dernier discours, espérant de la sorte parvenir à se sortir de ce mauvais pas.


- Tss, comment une femme pourrait parvenir à me battre ? Ce n'est pas possible ! Je ne rembourserai pas un centime sans avoir une compensation en partie. Si vous me rembourser l'argent dépensé pour ces gardes et que vous me laissez la moitié de l'argent que je vous dois on peut s'arranger mais si non prépares toi à goûter à ma lame !

Ses paroles sous formes de semi négociation et semi menace n'allait certainement pas régler la situation réellement, tout du contraire d'ailleurs. Mais après tout c'était un escroc habitué à avoir l'avantage sur sa cible or dans ce cas-ci c'était lui qui était pressé par l'ennemi. Et ne sachant que négocier et menacer il avait fait un mixe des deux, espérant parvenir à quelque chose sans grand espoir malgré tout. Il se préparait d'ailleurs déjà pour le futur combat.





Hogan : 4000 PV

Accepter le marché : gains mission/2
ou
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Elsa Suli
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MessageSujet: Re: Dis moi où tu es, je te dirai qui je suis Mer 24 Avr - 21:09

De sa plaie s’écoulait lentement un sang rouge vif qui tombait directement sur sa tunique formant une tache qui s’agrandissait petit à petit. Elle le vit s’arrêter, cela permit à Elsa de respirer un bon coup et de jeter un regard à Hisashi, histoire de voir s’il continuait à observer le combat. Mais elle n’eut pas le temps de l’apercevoir, Hogan prit la parole, allait-il abdiquer et payer ses dettes, était-il de ses hommes qui se défilent face à la mort ?

- Tss, comment une femme pourrait parvenir à me battre ? Ce n'est pas possible ! Je ne rembourserai pas un centime sans avoir une compensation en partie. Si vous me rembourser l'argent dépensé pour ces gardes et que vous me laissez la moitié de l'argent que je vous dois on peut s'arranger mais si non prépares toi à goûter à ma lame !

Avait-elle bien entendu ? Elle éclata de rire, comment pouvait-il négocier ? Etait-il fou ou tout simplement inconscient. N’’avait-il rien retenu de la leçon qu’Hisashi venait de lui montrer ? Elle arrêta de rire et lui dit :

- Pensez vous que votre situation vous donne le droit de discuter pour parvenir à un accord ? Qui plus est, vous avez le culot de me réclamer de l’argent pour compenser vos dépenses pour ses hommes qui ne sont plus de ce monde. Et pourquoi pas me demander également une compensation pour vous avoir fait perdre votre temps ? Je considère que vous continuez à vous moquer de nous… Je suis donc prête à goûter de votre lame, et vous préparez-vous à mourir.

L’esprit limpide comme les premières lueurs du jour, le corps tendu, attentive, la méfiance totale et la volonté de gagner, elle se lança sur son adversaire. Lame contre lame, elle continuait à esquiver et à feinter

La lame d’Hogan frôla son épaule, elle se jetta de côté. Ce danger lui donna une poussée d’adrénaline, elle usait de salto arrière, de saut de côté, de moulinets, de diverses acrobaties pour le déstabiliser.

C’est un bon escrimeur. Mais que pouvait-il réellement contre Elsa ? Trois passes, une feinte, elle passa sous le fer de son adversaire. Son souffle devint court. Ely se battait sans fioritures, sans trop d’élégance mais avec une efficacité redoutable. Un saut de chat, un coup d’épée qui sifflait comme un coup de fouet, elle regrettait de ne pas avoir une arme à deux mains qui pouvait tailler comme un couteau dans une pomme.

Malgré sa haute taille, sa large carrure, ses jambes énormes, mal dissimulées par des bottes montantes, il ne l’impressionnait guère. Les lames brillaient sous la lueur de la lune, elle esquissa de nouveau d’une glissade sur le côté. L’homme fut distrait par le carillonnement d’une cloche, la nuit était largement tombée, du jour, il ne restait qu’une légère trace livide au dessus de l’horizon. Elle en profita pour le désarmer, le visage d’Hogan devint blême. Le vent s’était levé, il faisait claquer leurs vêtements, flotter leurs cheveux. Dans le ciel très pur, les étoiles scintillaient par millions, mêlées à d’autres lueurs, phosphorescentes. Elle joua l’effet de surprise, sans arme, la protection de son ennemi diminuait. Elle pivota et trancha sa chair.





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Ezio Auditore
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MessageSujet: Re: Dis moi où tu es, je te dirai qui je suis Mer 1 Mai - 22:14

Ainsi donc la jeune femme qu'il avait en face de lui avait bel et bien choisi le combat à la négociation. Cela n'était pas vraiment Hogan. Il savait dès la fin de ses paroles qu'il avait peu de chance de s'en sortir sans combattre. Par contre ce qu'il n'avait pas prévu c'était que son adversaire soit si coriace, surtout que le chef des mercenaires n'était pas bien loin derrière. En définitive ses chances de victoire se réduisaient petit à petit à néant. Cela ne tarda d'ailleurs pas à se confirmer lorsque Hogan, à la suite d'un combo de Elsa, fut désarmé de son arme favorite, à savoir son épée. Sans celle-ci ses chances diminuaient encore. Il se devait de la récupérer au plus tôt mais son ennemie ne lui en laissait guère le choix étant donné qu'il était une fois de plus assailli et blessé. Suite à cela l'arnaqueur reprit un peu ses esprits. Avant de se plonger tête baissée vers son épée, laissant au passage une multitude d'ouverture à son adversaire, il se devait de déstabiliser ce dernier. C'est donc dans l'optique de cette stratégie qu'il attrapa un couteau de combat attaché à sa ceinture pour se ruer directement après sur la jeune femme, la frappant alors d'un coup des plus basiques mais toujours aussi efficace. Cependant cela ne suffirait pas. Elsa était plutôt attentive aux actions de Hogan et en force pur niveau combat ce dernier ne pouvait pas rivaliser. Ses possibilités étaient donc des limitées. Il devait parvenir à prendre par surprise son adversaire mais comment ? C'était sans espoir. Réalisant peut-être cela il décida de prendre une nouvelle fois la parole pour tenter des négociations.

- Mais tu sais... On peut aussi s'arranger. Si tu me laisses tranquille je te dirai où j'ai planqué l'argent. Ce n'est pas bien compliqué. Cependant mon offre ne tient qu'à la condition où tout ce qui c'est passé jusqu'à maintenant soit oublié. Je ne peux pas vous donner l'argent tout en risquant ma vie bien sûr.

Ainsi donc il tentait désormais de régler l'histoire pacifiquement... Ou en tout cas c'était ce qu'il essayait de faire croire à son ennemie. En effet, durant tout ce discours il avait dirigé sa main délicatement vers sa ceinture où était attaché son pistolet déjà rechargé. Profitant donc de sa diversion il finit par l'attraper fermement pour le braquer vers la jeune femme et tirer. Un coup inévitable au vu de la situation. Cela ne faisait pas l'ombre d'un doute. Malgré tout on était encore loin de la fin du combat. Et même si il parvenait à blessé ne serait-ce qu'un peu son adversaire Hogan savait qu'il n'avait que très peu de chance de victoire. Mais il ne pouvait abandonner son argent maintenant. C'était trop tard. Il avait déboursé toute sa fortune dans sa protection réduite à néant par le chef des mercenaires. Ainsi donner ce qu'il avait voler revenait à retourner à la mendicité et ça il ne pouvait l'admettre. Il préférait encore mourir...

- Jamais vous ne récupérez cet argent sale mercenaires ! Il m'appartient désormais. Je l'ai durement gagné. Rien ne vous permet de me le voler.

Sur ces derniers mots Hogan récupéra son épée non loin, sachant que le tir qu'il avait tiré peu de temps auparavant lui permettait de reprendre son arme favorite sans craindre une attaque de Elsa. Malheureusement pour lui même avec son épée la partie était jouée d'avance... C'était un peu comme se débattre au bout d'une corde. C'était certes en quelque sorte héroïque mais cela ne servait strictement à rien à part à rapprocher de quelques instants sa mort.




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MessageSujet: Re: Dis moi où tu es, je te dirai qui je suis Lun 27 Mai - 21:54

Sournoisement, il se rua sur Ely’, un couteau de combat à la main qui la blessa légèrement, du sang dégoulinait de cette frêle blessure. Elle eut le temps de faire un tour sur elle-même pour se retrouver sur le coté de son adversaire. Elle le vit se décourager, c’est alors qu’il lui fit une autre proposition : il la mènerait à l’argent en échange de sa liberté, ou plutôt si l’on oubliait ce qui s’était passé.  Comment pouvait-il revenir sur ce qu’il avait dit auparavant, comment croire ce qu’il disait alors que quelques temps auparavant il avait posé d’autres conditions. Cet homme était peu fiable, Elsa devait s’en méfier. Puis tout se passa très vite, la main de son ennemi glissa vers sa ceinture et attrapa fermement un pistolet, elle n’eut pas le temps d’apercevoir ce qu’il se passait, elle entendit le retentissement d’un tir qui l’immobilisa une seconde, et vit Hogan récupérer son épée.


Tout était calme autour d’eux, elle n’entendait rien d’autre que le vent. Le visage d’Hogan était marqué par le sueur et l’inquiétude, Ely’ avait l’impression qu’il retenait son souffle, que ses nerfs étaient à vifs, il avait l’air désespéré, il savait que le combat était perdu d’avance.


Il faisait maintenant nuit noire, plus d’étoiles, et la lune avait également disparue, le ciel passait inaperçu. Une lointaine lumière de réverbère permettait d’éclairer faiblement l’endroit où ils se trouvaient.

- Est-ce pour préserver ton honneur que tu t’obstines à me combattre en sachant que tous tes efforts seront vains ? dit calmement Elsa


A peine eu-elle finit sa phrase, que la pluie se mit à tomber, une pluie froide et lourde. En quelques secondes, ils se trouvèrent trempés jusqu'aux os. Les coups d'épées se multipliaient, ceux-ci devenaient de plus en plus lents. Ely' usait de nouveau des diverses acrobaties et effectua un tour sur elle-même en dénouant sa cape qui retomba sur Hogan lui enlevant la vue pendant une fraction de seconde et permis à Elsa de prendre l'avantage. Elle tourna une fois de plus sur elle-même en formant un arc de cercle et, d'un mouvement plus rapide, se retrouva derrière lui, lui enfonçant le poignard dans le bas du dos. 




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Altaïr Ibn-La'Ahad
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MessageSujet: Re: Dis moi où tu es, je te dirai qui je suis Jeu 11 Juil - 19:59


La nuit venait de tomber tout comme les gouttes d'eau qui se faisaient de plus en plus nombreuses au fur et à mesure que le temps passait. Cela avait fait se vider les rues de la ville qui étaient désormais désertes ou presque. En effet, face à ce silence profond régnait au port le bruit d'un conflit qui durait. Que ce soit Hogan, le fameux voleur, ou Elsa, membre et protégée de la confrérie des mercenaires, aucuns ne semblaient totalement prendre l'avantage sur son opposant direct. Hogan lui savait que ses heures, voir ses minutes étaient comptées, le chef des mercenaires étant non  loin. De plus il peinait tout de même face à son adversaire un peu plus fort que lui. Quoi qu'il en était il n'était pas prêt et surtout ne voulait absolument pas abdiquer. En effet, perdre son trésor ainsi que sa vie aisée était tout simplement or de question pour lui. Il préférait encore mourir et c'est bien ce qu'il risquait d'arriver si il persévérait dans cette fois. C'est donc sur cet état d'esprit qu'il continuait à se battre presque vaillamment et héroïquement. Infligeant ci et là des blessures à son ennemie tandis qu'il recevait de lui même un nombres de blessures plus ou moins semblables.

Cependant tout s'arrêta brusquement lorsque Hogan senti une épée le transpercer au niveau du cœur. Que c'était-il passé ? Il ne comprenait pas. Elsa était toujours en face de lui, à quelques mètres et bien trop loin pour le toucher de la sorte. Quant au chef des mercenaires il était peu probable qu'il intervienne de la sorte, ôtant presque le pain de la bouche de sa protégée. Finalement c'est en entendant un léger ricanement provenant d'une fois de femme qu'il comprit qui allait prendre sa vie. Elle avait donc fait le déplacement pour le faire taire une fois pour toute et récupérer l'argent qu'il avait réussi à voler... Il ne s'était pas attendu à cela mais désormais il ne pouvait plus rien faire. Son corps désormais inerte tomba ainsi sur le sol dans un bruit sourd laissant voir celle qui était responsable de tout cela.



???


C'est une femme, au long cheveux noirs et au sourire sadique qui apparue à la vue de Elsa et certainement de Hisashi qui ne devait pas être bien loin. Ses habits tout aussi noir, contrairement à sa peau d'une blancheur tranchante avec le reste, étaient tachés de sang tandis qu'elle tenait l'épée avec laquelle elle venait de tuer Hogan.  Elle était généralement surnommée la shinobi noire. Regardant un moment sa victime elle fini par tourner sa tête vers l'endroit ou se trouvait le chef des mercenaires, ignorant totalement Elsa qui semblait totalement insignifiante à ses yeux.





- Navrée mon cher Hisashi mais cet homme était ma proie. J'espère que tu ne seras pas trop déçu de ne pas pouvoir récupérer ton argent si durement gagné... Dis-toi au moins qu'il servira à de biens meilleures fins de la sorte.

Sur ces mots et toujours en affichant un sourire de psychopathe, la jeune femme s'éclipsa dans l'obscurité, laissant là le cadavre de Hogan et les deux mercenaires témoins de la scène. Ce n'était cependant certainement pas un adieu mais plutôt un au revoir...

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MessageSujet: Re: Dis moi où tu es, je te dirai qui je suis Sam 13 Juil - 15:22

Après le véritable massacre qu'il avait commit, le commandant suprême s'était gentiment retiré du combat pour laisser place à sa protégée. Elle avait affaire à un homme qui savait manier les armes mais qui n'était pas aussi puissant qu'elle. D'un coup d'oeil, il avait largement réussi à déterminer son niveau. En était-elle capable ? Si c'était le cas, elle pouvait se sentir confiance sans trop l'être, l'excès de confiance menant à la mort. Et puis, il n'avait pas l'air très malin. Il tentait tout du long de la corrompre et, étrangement, il était curieux de connaître sa réponse. Elle refusait. Chaque fois qu'il la tentait, elle refusait, était-ce parce qu'il était là, présent à ses côtés ou était-elle vraiment aussi dévouée et incorruptible. La chose l'intriguait, au point qu'il en fit un sujet de réflexion. Il se mit à terre, en position du lotus. Il mit ses deux mains dans la manche de l'autre et finit par fermer les yeux, un instant. Hum, était-elle ainsi sans lui. On la surnommait Elsa, la silencieuse car elle tuait ses ennemis sans le moindre bruit, non parce qu'elle volait ses ennemis. Alors, ainsi, ce n'était sûrement pas à cause de sa présence mais bien dans sa nature. Il eut un léger sourire. Elle était vraiment exceptionnelle. D'ailleurs la voir combattre était un véritable plaisir. Elle ne faisait aucun bruit, juste de petites erreurs. On pouvait deviner qu'elle n'était pas de son élite mais qu'elle pouvait y prétendre. Au meilleur des cas, elle pourrait être entre le quatre-vingt dix-neuvième et le quatre-vingtième dixième. Si elle se laissait entraîner pendant un mois par le japonais, elle pourrait viser les dix en-dessous. Un endroit plus tranquille à l'abri des défis incessants de la part des mercenaires voulant accéder à l'étage. Certains c'était par fierté, par orgueil ou même pour la simple gloire d'y être arriver. D'autres étaient là car ils connaissaient leur capacité et ne tendaient qu'à servir le McAry. C'était ces derniers qui survivaient le plus et se rapprochaient des meilleures places. Dans quelle catégorie serait-elle ?! Sûrement la seconde. Elle ne semblait chercher aucune gloire, se vexant même de son intervention. Peut-être qu'elle n'avait pas réussi à jauger leur puissance, à ses vingt mercenaires.

- Un homme ne se juge pas à ses paroles mais à ces actes. Celui-ci ne semble pas le comprendre. S'il meurt, c'est qu'il a trop parlé au lieu de réfléchir, de trouver une stratégie. Enfin... il aurait peut-être réussi avec un mercenaire spécialisé dans le vol. Certains sont vraiment intéressés par l'argent.

Il n'avait pas dit tout ceci très fort, juste assez pour qu'il s'entende lui-même. Il continuait d'observer le combat, commentant parfois certaines actions sans être audible des autres. Il analysait le combat, le style de Elsa. Il jaugeait son talent, ses faiblesses. Elle ne faisait preuve d'aucune pitié mais semblait un peu gêner d'enchainer les coups. Elle s'arrêtait sans avoir fait grand mal là où, justement, il aurait fallut tout donner. Se ménager n'était pas toujours bon, surtout quand on le faisait autant. Mais, du reste, elle était plutôt bonne. Lorsque la pluie se mit à tomber, elle n'eut aucune réaction, passant juste à l'attaque. Elle aurait pu attendre un ou deux secondes, mettre ses pieds dans une petite flaque, attendre que sa lame ne s'habitue à la pluie. Il fallait voir celle-ci comme un être vivant s'habituant aux événements si on lui laissait le temps. Elle aurait alors trouvé sa lame moins lourde et ses déplacements moins... glissants. Enfin, elle avait porté son coup avec efficacité. Au moins, elle savait palier son erreur avec son talent à l'épée. Et quelle agilité. C'était un spectacle plaisant jusqu'à ce qu'il ne sente une présence. Aussi noire que le fin fond des enfers, aussi ténébreuse que le roi des morts lui-même. Cette aura... pas de doute. C'était elle. Il fonça sans plus attendre devant elle, l'attrapant vers la hanche ils sautèrent tout les deux en arrière. Cette fois, elle n'avait pas le choix, elle devait obéir aux actes que lui imposait son commandant.

Rapidement, une femme vêtue uniquement de noir apparue. Le roi démon avait déjà dégainé son sabre, le regard noir. Si elle était encore accrochée à lui, la jeune femme pouvait sentir tout son corps frémir de plaisir, d'excitation mais aussi ses muscles se renforcer. Il ne plaisant plus. Qui que ce soit cette femme, elle pouvait deviner qu'elle ne lui arrivait pas à la cheville. Même le plus idiot des mercenaires de son ordre aurait réussit à sentir l'aura maléfique qu'elle dégageait.

Cette femme tua Hogan d'un coup d'épée précis, atteignant le cœur en tranchant par la même occasion la colonne. Un coup fatal qui ne tuait pourtant pas la victime d'un coup. C'était une technique d'assassin, une de celles qui permettaient à la victime d'avoir une dernière pensée puis de mourir. Là, la victime devait se demander ce qu'il se passait car il avait sentit son véritable adversaire s'éloigner. Ce n'était pas elle. C'était une tierce personne. Le chef des mercenaires ? Non, il n'était plus à sa place mais il ne serait pas intervenu après un tel coup de son apprentie. Il voulut regarder en arrière mais n'entendit qu'un ricanement. Une femme. Il comprit qu'il mourait et n'eut pas le temps de voir son visage. Alors, il tomba inerte sur le sol. Rapidement, une marre de sang s'étendit sous son corps et, s'il avait été encore en vie, il se serait sans aucune doute noyé dedans. La femme en noire, elle, lui adressait quelques mots. Ils se connaissaient.


- Gitsune-san... ! Qu'est-ce que... !

Il n'eut pas le temps de finir. Il aurait pu l'attaquer grâce à sa vitesse surhumaine mais il ne voulait pas risquer la vie de celle qu'il venait de protéger. Plaquée contre un mur, sentant son supérieur collé à elle, la demoiselle devait trouver la situation étrange. S'interrogeant sûrement. Elle avait sans doute vu le visage de la femme responsable d'une mort prématurée dans un combat singulier. À présent, elle disparaissait dans la nuit, les laissant seuls. Une fois que son aura disparut complètement, il finit se retourner vers elle.

- Elsa-chan, tu vas bien ?!! Je suis désolé pour ta cible, on dirait qu'il avait d'autres ennemis...

Il s'écarta un peu d'elle pour contempler son corps. Rien de bien grave, juste des formes généreusement offertes à ses yeux mais il n'en abusait pas. Il revint vers ses yeux en un rien de temps pour lui saisir la main.

- Je suis heureux que tu ailles bien. Rentrons veux-tu ?

Si elle lui demandait qui était cette femme, il lui répondrait mais il n'aimait pas parler d'elle. Il ne dirait que le nécessaire pour qu'elle comprenne, surtout, qu'elle ne devait ni tenter de la chercher, ni tenter de la combattre. Et puis, actuellement, une fête les attendait avec les plus hauts gradés de son élite ! Il n'avait pas oublié ça. Enfin, avant, il leur parlerait de cet incident...

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Elsa Suli
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MessageSujet: Re: Dis moi où tu es, je te dirai qui je suis Mar 23 Juil - 14:43

La pluie ne s’arrêtait pas, de grosses gouttes dégoulinaient le long des mèches d’Elsa, le bruit des fers qui s’entrecroisent laissait un écho qui semblait s’échapper dans les ruelles aux alentours. Le combat ne finissait pas, Hogan se laissait parfois distancer dans la vitesse de ses déplacements, dans le nombre de ses attaques, mais il réussissait toujours à trouver un petit élan d’énergie qu’il trouvait dieu sait où pour revenir à la charge. C’était certainement la vision de la déchéance liée à l’éventuelle perte de son argent, de tout ce qui lui appartenait, qui, comme la carotte pour l’âne, le faisait rester dans la course.

Elsa commençait à ressentir quelques douleurs que lui infligeaient certaines plaies, elle pouvait localiser celle qui lui faisait plus mal, elle se situait au niveau du pli du genou et la trahissait lorsque sa jambe devait faire un mouvement d’extension. Peu de sang s’en écoulait, mais la douleur la tiraillait et la gênait dans ses déplacements.

Les vêtements d’Hogan étaient en lambeau par endroit, là ou la lame d’Elsa était passée et,  la plus infime partie de tissu gardait sa couleur d’origine, le reste était imbibé de sang vermeille. De son avant-bras droit, il essuyait les gouttes de pluie qui multipliaient le flot de sang qui tombait de la plaie de son arcade sourcilière droite. Cette blessure le gênait horriblement et il avait failli  se faire déstabiliser plus d’une fois à cause de celle-ci.

Elsa fit de nouveau une parade qui s’arrêta nette devant l’expression grimaçante du visage de son ennemi. Ely comprit rapidement, devant la vue d’une lame qui le transperçait par derrière au niveau du cœur, que ce n’était pas de son fait. Elle n’avait rien vu venir, comment Hisashi avait-il pu lui faire cela ? C’était sa mission, et c’est de sa lame que son partenaire de combat devait périr ! Mais elle fit un vif demi tour et sentit Hisashi la prendre par les hanches pour reculer devant un adversaire, il venait de dégainer son sabre…

Tout s’enchaîna,  elle entendit un ricanement de femme qu’elle ne connaissait pas et c’est, quand le corps de son ennemi tomba pour percuter sourdement le sol, qu’elle aperçut derrière lui une femme aux longs cheveux noirs, sourire aux lèvres, qui lui donnait un air satanique. Vêtue de noir, on aurait pu s’imaginer qu’elle remontait des abîmes, et sa peau si pâle renvoyait l’image d’un spectre.

Elsa scruta scrupuleusement les faits et gestes de cette étrangère qui n’avait pas agit par pur plaisir de tuer un homme. Elle vit que son regard ne cherchait pas à croiser le sien, Ely’ semblait passer inaperçue. Les yeux de cette femme se posèrent sur Hisashi, elle semblait le défier, sa voix résonna :


- Navrée mon cher Hisashi mais cet homme était ma proie. J’espère que tu ne seras pas trop déçu de ne pas pouvoir récupérer ton argent si durement gagné… Dis-toi au moins qu’il servira à de bien meilleures fins de la sorte.

La rage d’Elsa monta, mais Hisashi la tenait fermement, plaquée contre un mur, pour la protéger. Elle sentait bien qu’il ne fallait pas intervenir, ce n’était certainement pas le moment ni la bonne personne à avoir en ennemi pour l’instant.  La dame s’éclipsa dans l’obscurité aussi rapidement qu’elle était intervenue pour tuer Hogan. Une multitude de questions s’amoncelaient dans l’esprit d’Ely, son supérieur la connaissait, elle l’avait entendu balbutier son nom…

Hisashi laissa un peu de lest à Elsa qui semblait, une minute auparavant,  s’asphyxier entre le mur d’une maisonnée et la musculature du corps de son commandant. Elle pouvait enfin remplir sa cage thoracique et respirer à pleins poumons. Dans une autre situation, elle aurait certainement apprécié ce rapprochement, ici la tournure de ce combat ne lui avait pas du tout donné satisfaction.


- Elsa-chan, tu vas bien ?!! Je suis désolé pour ta cible, on dirait qu’il avait d’autres ennemis…


Devant la tournure du combat, Elsa semblait en colère contre elle-même, elle ne répondit que brièvement

- Ça peut aller…


Elle vit l’impressionnant regard de son supérieur posé sur elle, il lui prit la main

- Je suis heureux que tu ailles bien. Rentrons, veux-tu ?  


Sa voix ne reflétait ni la colère, il restait calme, Ely ne voulait pas l’embêter avec des questions bien qu’au fond d’elle elle bouillonnait d’impatience pour avoir des renseignements sur cette étrange femme.

Elle siffla après sa monture qui ne devait pas être bien loin, dans l’attente elle s’adossa de nouveau sur le mur de la maisonnée, elle avait envie de repos mais elle ne pouvait s’offrir ce luxe. Elle allait accepter de rentrer avec Hisashi.

- Oui, bien sur, je te rejoins au repère


Elle ne décrocha pas un mot de plus, elle cherchait ce moment de solitude avant de se retrouver avec toute la confrérie. Elle monta à cheval et encouragea Enola à partir au galop en direction de la propriété d’Hisashi.
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Dis moi où tu es, je te dirai qui je suis

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