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Rues (Général)

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Daniel Stolenfield
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MessageSujet: Rues (Général) Lun 18 Fév - 18:03

Sans prononcer le moindre mot après sa bref réponse, Daniel se contenta de suivre son supérieur comme une ombre, comprenant son plan et n'ayant rien à redire dessus, préférant toujours la discrétion à l'attaque brutale... Certes, devant le bordel qu'ils avaient crée à deux en amplifiant les événements, c'était difficile à croire, mais Daniel agissait en général dans l'ombre et en silence... Raison pour laquelle son arrivée la gênait un peu. Ce qu'elle craignait actuellement c'était plus de fausser son image d'espionne et de se retrouver en première ligne pour foncer dans le tas, ce qui la rendrait proprement inutile et donc sacrifiable pour la cause... Aussi se promit-elle d'éclaircir tout cela une fois le port quitté.

Il fallut approximativement une dizaine de minutes aux deux Templiers pour quitter les lieux, grâce à l'aide inconsciente de la foule qui fit une magnifique diversion, tandis qu'ils s'engouffraient dans une ruelle, s'enfuyant dans un dédale de petits passages étroits et sombres, pour finalement s'arrêter de courir une fois une rue adjacente, loin du port, atteinte. Laissant échapper un petit soupir, Daniel fut plutôt contente de se savoir en sécurité, en ayant assez de se faire courir après pour aujourd'hui. Elle allait enfin pouvoir souffler un peu et cesser d'être sur ses gardes, une bonne chose. Le seul bon point avec toute cette course, c'était que l'adrénaline avait chassé pour de bon le mal de mers de Daniel, lui enlevant enfin ce fichu état nauséeux qui ne l'avait pas quitté pendant tout son mois en mer.
Sauf sur demande présente d'Edwina, Daniel ne quitterait plus jamais l'Amérique de son plein gré...

Maintenant tout danger écarté, les présentations pouvaient avoir lieu, et ce fut son guide qui commença les politesses. Dire que Daniel fut surprise en apprenant qu'il était Haytham Kenway; le grand maître Templier en Amérique fut un euphémisme, et pour preuve, en l'apprenant la jeune fille faillit s'étouffer avec sa propre salive, les larmes lui montant rapidement aux yeux, alors qu'elle faisait de son mieux pour ne pas tousser. Par fierté, Daniel essaya de cacher cela en faisant mine de s'éclaircir la gorge... Ce n'était pas une brillante réussite, mais elle fit avec.
Sa réaction n'était en rien démesuré: pour elle, c'était à la fois un honneur et une source d'angoisse impressionnante que de rencontrer Haytham. Elle aurait préféré avoir quelque temps pour s'adapter à son nouvel environnement avant de rencontrer le Grand Maître, pour ainsi faire une meilleure première impression que celle que devait lui offrir une partie de cache-cache géante et une course poursuite involontaire dans le port. Le grand maître en personne. Rien que ça... Et en même temps, l'ayant vu en l'action, Daniel s'était doutée au fond d'elle, qu'il n'était pas qu'un simple Templier lambda. Cependant, elle n'arrivait pas à savoir si elle devait se terrer dans un troue ou se sentir flattée d'être ainsi accueilli par le Maître en personne... Les autres devaient vraiment être occupés...


- Vous n'accueillez pas toutes les nouvelles recrues ainsi, rassurez-moi? Vous risquez d'avoir des pertes, sinon. Fit-elle avec un sourire pour revenir sur le sujet du port avant de se présenter. Quoi qu'il en soit, c'est un honneur de vous rencontrer, Sir. Je m'appelle Daniel Stolenfield, je suis ici sur demande de... Elle hésita un instant à dire Monsieur Stolenfield, mais même pour elle cela semblait étrange. Mon père. Il a pensé que mes aptitudes d'infiltration vous seraient utile par les temps qui courent... Quand bien même le petit cirque du port pourrait vous faire douter de mes capacités, je le conçois...

Nerveuse, Daniel passa une main dans ses cheveux, alors qu'ils se dirigeaient toujours vers l'auberge non loin de là. Ne perdant pas de temps, l'espionne commença tout de suite à retenir au mieux les différents détails lui permettant de se repérer jusqu'au quartier général, ne s'autorisant que de brefs regards en coin vers son interlocuteur (qui l'intriguait au plus haut point), détournant les yeux l'instant d'après de peur d'être prise en flagrant délit. Boston était plutôt charmante, si on faisait abstraction de l'atmosphère électrique et la rébellion couvant dans la populace. Mais bon, si les taxes et les impôts amenaient toujours leur lot de pauvreté, ils avaient aussi le mérite de rendre le banditisme florissant, ce qui arrangeait plutôt la voleuse. Mais cela pouvait attendre. Pour l'instant, Daniel devait en apprendre le plus possible sur les Templiers en place, car s'ils ne savaient rien d'elle, il en allait de même pour elle. Ensuite, elle devait faire ses preuves, puis, prouver son utilité. Là était ses objectifs premiers, pour le moment. Le reste pouvait largement attendre.

Daniel regrettait presque, à l'instant, le chaperonnage d'Edwina. Cela lui semblait tellement plus compliqué d'être seule, sans personne pour l'appuyer ou affirmer son utilité. Elle avait tant à faire, à apprendre et comprendre d'elle-même, désormais. Mais les choses étaient ainsi, Daniel approchait de l'âge adulte, et il était grand temps qu'elle soit capable de jouer dans la cour des grands sans filet pour la rattraper... Et tant pis si la chute finit par lui être fatale.

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Haytham Kenway
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MessageSujet: Re: Rues (Général) Mar 19 Fév - 21:04

Le duo de Templiers était toujours sur la route du « The Restless Ghost ». La rue qu'ils parcouraient était plutôt calme certainement à cause de la rébellion au port qui avait mobilisée une grande foule et tous les soldats de la ville. Ce n'était d'ailleurs pas plus mal. Au moins ils pouvaient se permettre de se déplacer tranquillement tout en faisant les présentations. C'est ainsi que Haytham eu enfin les informations qu'il espérait avoir depuis son arrivée au port. Sa jeune recrue s'appelait Daniel Stolenfield et avait été envoyé par son père afin qu'il puisse aider l'Ordre dans la révolution qui se préparait. Par la même occasion le Maître Templier apprit que c'était surtout l'infiltration son domaine de prédilection. Cela ne l'étonnait à vrai dire pas beaucoup au vu du gabarit du jeune homme. D'ailleurs il avait déjà eu l'occasion d'apercevoir une partie de ses talents que ce soit chez le poissonnier où il avait surement joué à merveille un rôle ou dans les autres évènements qui prouvaient sa capacité à passer inaperçu. Bien sûr à côté de tout cela il y avait eu une grosse agitation juste au moment de son arrivée mais avec les temps qui courraient ce n'était pas bien étonnant surtout que Haytham avait largement envenimé les choses. Au cours de cet entretien, le Kenway remarqua aussi une certaine gêne chez son interlocuteur. Se retrouver directement face au Grand Maître dès le premier jour et juste après les évènements du port expliquaient grandement celle-ci. Après quelques instants de blanc dans la conversation Haytham se résolu finalement à prendre la parole à son tour.

- Ne vous inquiétez pas. Vous aurez rapidement l'occasion de me montrer vos capacités. D'ailleurs j'ai déjà eu l'occasion d'en découvrir certaines au port. Laissant une courte pause sur ces mots Haytham espérait déjà un rien apaiser l'esprit de son interlocuteur. Certes je vous le concède le cadre d'accueil n'était pas idéal mais avec l'agitation régnant ici ce n'est pas bien étonnant... Par ailleurs vous êtes bien là et non en compagnie des tuniques rouges. Cela prouve déjà votre compétence en tant que Templier.

Laissant un nouveau blanc pour reprendre son souffle et observer à nouveau le jeune Templier, le Maître Templier réalisa à nouveau qu'il était intrigué par sa jeune recrue. Il ne savait pas quoi l'intriguait tant chez celle-ci mais cette impression ne pouvait pas s'en aller. C'était à peu près la même chose que chez le poissonnier où il avait eu l'impression que le jeune homme jouait un rôle. Cependant à ce moment-là c'était réellement le cas alors qu'à présent rien n'expliquait cet étrange sentiment. Quoi qu'il en était Haytham ne préférait pas trop s'attarder là dessus. D'autres choses plus importantes étaient à régler avant. C'est pour cette raison qu'il reprit la conversation là où il l'avait arrêter pour donner des informations supplémentaires sur la situation de l'Ordre et du Continent en général.

- Comme vous le savez certainement le Continent tout entier est en proie à l'agitation depuis le massacre de Boston. Les esprits s'échauffent de plus en plus et les taxes supplémentaires anglaises ne règlent en rien la situation.

N'apprenant là rien de nouveau à son interlocuteur, le Maître Templier décida de passer ensuite à la situation des Templiers par rapport à tous ça. Ce qui au final était surement ce que voulait savoir Dan.

- L'Ordre des Templiers essaye actuellement de se placer au mieux dans chacun camps pour pouvoir agir correctement lorsqu'il le faudra. Bien évidement nous espérons pouvoir profiter de la révolution naissante pour prendre les rennes du pouvoirs et remettre par la même occasion de l'ordre et de la finalité.

C'était bien sûr là tout l'intérêt de la situation actuelle. Le peuple tel qu'il était actuellement voulait du changement et ce changement pouvait être apporter par les Templiers. Si tout se déroulait correctement le Nouveau Monde marquerait enfin le règne de l'Ordre pour le bien du peuple. Mais bien évidement il était fort rare que tout se déroule comme on le souhaite. Surtout lorsqu'on a un ennemi comme les Assassins. Continuant son discours, le Kenway parla cette fois-ci des effectifs templiers plus particulièrement.

- Nous sommes actuellement six Templiers principalement en plus de moi. Vous aurez certainement l'occasion de les rencontrer rapidement. Nous avons aussi pas mal d'effectifs ci et là que vous aurez tout autant l'occasion de voir un jour ou l'autre. Concernant nos rivaux de toujours, les Assassins, rien n'indique leur présence pour le moment... Cependant ils ont toujours eu la capacité de renaître de leurs cendres et ils ne laisseront pas non plus laisser passer une telle chance je le crains...

Sur ces derniers mots, Haytham laissait désormais la parole à Daniel. Après tout il venait de lui dire un peu près tout ce qu'il y avait à savoir pour l'instant et ils ne tarderaient plus à arriver à la taverne qui servait de quartier général aux Templiers jusqu'à nouvel ordre. Une fois là bas la nouvelle recrue pourrait s'installer correctement avant d'entamer prochainement et après un peu de repos sa toute première mission. Certes ce serait peut être rapide par rapport à son arrivée mais le Maître Templier voulait en savoir plus sur les compétences réelles du jeune homme. Il souhaitait savoir si il pourrait compter dessus dans ses plans futurs. Avoir confiance en ses membres était primordial lorsqu'on était dans la position de Haytham et c'était peut être un peu ce qui lui manquait depuis quinze ans et la trahison de son mentor ainsi que la mort de son ami.

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Dernière édition par Haytham Kenway le Mer 20 Fév - 16:43, édité 1 fois
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Daniel Stolenfield
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MessageSujet: Re: Rues (Général) Mer 20 Fév - 15:50

Ne pas s'inquiéter. Facile à dire, moins à faire. Daniel avait toujours été quelqu'un d'anxieuse de nature, plus par peur de décevoir qu'autre chose. Cependant, il fallait l'avouer, les paroles d'Haytham lui permirent de se détendre un peu. Ses épaules se firent moins voûtées. Son port de tête un peu plus droit, ses yeux un peu moins baissés. S'il disait vrai et que l'occasion de prouver sa valeur arriverait nécessairement sous peu, alors Daniel n'avait pas à s'inquiéter outre mesure. Elle réussirait. D'ailleurs, en règle générale, elle terminait fréquemment les missions qu'on lui donnait, son taux de réussite devant vaguement avoisiner les quatre-vingts-cinq pour cent... Seulement, il ne fallait pas être trop regardant sur ses méthodes... En soit, il n'était pas rare qu'elle se retrouve à fuir à toute jambe à la fin, là où d'autres se seraient battus vaillamment à un contre dix, vainquant dans le sang et la fierté, là où elle serait morte en quelques instants, même en y mettant toute sa volonté. Dès son adolescence, Daniel avait vite compris que sa carrure de crevette l'empêcherait à vie de miser ses attaques sur la force (au grand damne de Lawrence), raison pour laquelle elle apprit très vite à miser sur la ruse et la tromperie...

Hochant doucement de la tête, Daniel ne trouva pas utile de répondre oralement aux paroles du templier, bien qu'un bref sourire se dessina sur ses lèvres quand il fit remarquer que le simple fait de ne pas être à l'instant entre les mains des soldats anglais prouvait une partie de ses compétences. En soit il avait raison, et peut-être que Daniel s'inquiétait pour rien, mais ayant toujours connu les exigences d'Edwina et Lawrence (éternels insatisfaits chacun à leur manière), Daniel était habitué à devoir donner le meilleur d'elle-même en sachant pertinemment que ce ne serait jamais assez. Encore une fois, elle ne leur en voulait pas pour cela, si elle avait atteint un tel niveau malgré un age si jeune, c'était uniquement grâce à cela. Un mal pour un bien, en somme. L'éducation des Stolenfield était particulièrement tordu, mais grandement efficace, comme beaucoup de choses, chez les Templiers: les méthodes importent peu face aux résultats...

La discussion devint ensuite plus professionnelle, et Daniel tourna enfin le regard vers son interlocuteur pour l'écouter, hochant de la tête à chaque nouvelle information. Évidemment, elle connaissait la situation en Amérique, raison pour laquelle elle avait préféré éviter de venir habillée en gentilhomme comme lui avait conseillé Edwina, ce qui aurait tout de suite plus donné l'image qu'on attendait d'un Templier, même avec sa carrure, mais vu l'affection que les Américains portaient aux Britanniques actuellement, la tenue de gentleman était à exclure au maximum.
Cependant, l'histoire du Massacre de Boston l'avait toujours intriguée. A ses yeux, les Britanniques c'étaient tirés tout seul une balle dans le pied en faisant cela pour rétablir l'ordre, mettant de l'huile sur un feu déjà suffisamment menaçant, aussi s'était-elle vite demandée, ayant appris à penser comme un Templier, si l'Ordre n'avait pas grandement mis son grain de sel là-dedans. A cette question, Lawrence avait laissé un silence, tandis qu'un sourire amusé avait enjolivé le visage d'ange d'Edwina.

Quoi qu'il en soit, Daniel retient le plus important sur leur position actuelle: ils essayaient d'être dans les deux camps pour être forcement avec les vainqueurs. Une méthode typiquement Templiere, ne serait-ce que pour pouvoir mener les choses comme bons leur semblaient. D'ailleurs, quel camp était-il préférable de voir en grand vainqueur, à la fin de tout cela? L'instauration de la finalité devait-elle se faire grâce à une nouvelle partie américaine libre et fière ou par le règne austère et conservateur des Britanniques? Daniel restait hésitante sur ce point, mais son avis importait peu. Seul comptait le point de vue d'Haytham: il était le Grand maître, après tout, et lui seul choisirait la démarche à suivre. Apporter l'ordre et la finalité, certes, mais comment? Il y avait tant de méthodes différentes pour arriver à la même chose...

Six Templiers importants. Daniel n'aurait trop su dire si c'était beaucoup ou non, ayant toujours été tenu à l'écart de l'Ordre en Angleterre. En tout et pour tout, la voleuse avait dû rencontrer personnellement trois Templiers, si on excluait ceux invités au mariage des Stolenfield (petite anecdote, à ce dernier, Edwina et elle avait joué à trouver les Templiers. Daniel s'était trompé cinq fois et fait trois oublie). Malgré tout, Daniel était presque impatiente de les rencontrer, curieuse plus qu'autre chose. D'ailleurs, il n'y avait pas qu'eux, qui titillait la curiosité de la jeune femme... Les amérindiens aussi l'intéressait au plus haut point. Pour l'instant, Daniel en avait juste entendu parler comme des sauvages barbare et rustre, mais Daniel préférait se faire son propre avis sur la question. L'idée de questionner Haytham sur le sujet lui traversa l'esprit un instant, avant qu'elle ne secoue la tête pour chasser cette pensée saugrenue... Ce n'était pas le moment.

Haytham confirma ensuite ce que Daniel savait déjà sur l'Ordre des Assassins. Aucun signe de vie de leur part pour le moment, mais mieux valait rester sur ses gardes. Un moment ou à un autre, ils surgiront de l'ombre, prêt à tout pour arrêter les Templiers. Daniel détestait en grande partie les assassins à cause de ça. Ils étaient toujours là, à mettre des bâtons dans les roues de l'Ordre sans même comprendre les bonnes intentions de ce dernier. Ils ne faisaient rien de plus que regarder ses méthodes, les condamnant sans prendre le temps de remarquer qu'ils n'étaient pas mieux. Le terme « Assassin » parlait de lui-même, pour elle...


- Merci pour ces informations, Sir, et sachez que vous pouvez compter sur mon aide indéfectible durant les années à venir... Mais, pardonnez mon indiscrétion, cependant... Quelle est votre opinion personnel sur cette révolution en devenir? Certes, nous combattons avant tout pour l'ordre et la finalité en toute chose, je le conçois, mais quel camp devons-nous espérer voir vaincre? Laissant une petite pause pour mettre ses idées au clair, elle reprit, s'expliquant après une courte hésitation. Car je crois deviner sans mal que si l'Ordre est en train de se placer au mieux dans chaque partie, c'est pour pouvoir mener les choses à notre avantage et ainsi modeler l'Amérique quand tout sera terminé... Mais quel camp favoriserons-nous, et lequel contrecarrerons-nous, au final?




Dernière édition par Daniel Stolenfield le Mer 20 Fév - 18:42, édité 1 fois
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Haytham Kenway
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MessageSujet: Re: Rues (Général) Mer 20 Fév - 18:38

Au cours de son long discours donnant presque toutes les informations sur les Templiers et la situation en place, Haytham ne fut pas interrompu une seule fois par sa jeune recrue qui semblait écouter avec attention les paroles du Maître de l'Ordre. A la suite de cela, le jeune homme prit à son tour la parole pour cette fois revenir sur la révolution naissante. C'est ainsi qu'il posa une question à laquelle ne s'était pas vraiment attendu Haytham. En effet, c'était bel et bien son avis sur la question qui était demandé. Sur le coup, le Kenway ne savait pas trop quoi répondre. Certes il avait bel et bien un avis sur la question mais celui-ci restait assez vague. Réfléchissant donc un moment, il prit son temps avant de répondre sachant que tout ceci restait assez compliqué. Dans un sens la révolution pouvait être néfaste à l'Ordre. Le peuple cherchait la liberté, c'était pour ça qu'il voulait se battre. Or ce n'était pas vraiment ce que préconisait les Templiers, ou en tout cas, la liberté voulue de l'Ordre n'était pas celle que les gens avaient généralement à l'esprit. C'est pourquoi il pouvait être dangereux de soutenir un tel mouvement. Cependant, à côté de ça l'emprise britannique n'était pas vraiment meilleur. Ça en devenait presque de la tyrannie et les Templiers étaient loin d'avoir l'emprise sur la situation tant que le pouvoir restait à la Couronne. Ainsi il y avait une sorte de dualité. C'était pour cela qu'il fallait être partout à la fois. Qu'il fallait pouvoir réagir à n'importe quelle situation pour pouvoir ensuite avantager au maximum le but poursuivit par l'Ordre. C'est donc après cette courte réflexion que Haytham se décida de répondre à Daniel.

- Votre question est pertinente et montre votre intérêt pour la situation... En ce qui concerne mon opinion personnelle, il est assez partagé. Malgré tout je pense que la révolution est devenue inévitable. Si cela s'avère vrai cela pourrait être une occasion rêvée de l'utiliser pour prendre le pouvoir en Amérique. C'est pour cette raison que c'est actuellement cette voie là que nous préconisons. Laissant un court temps d'arrêt, le Maître Templier reprit ensuite le cours de sa pensée. Cependant nous devons être prudent. L'effet de la révolution pourrait aussi être le contraire que celui voulu par l'Ordre. Le peuple prône la liberté sans savoir ce qui est bien pour lui... Nous devons être là pour le guider sans quoi le vrai but d'une telle révolution pourrait être perverti.

Sur ces dernières paroles, le Templier repensa au propre de l'Homme qui était de toujours vouloir plus. Il était un conquérant depuis la nuit des temps. Les barbares, les saxes, les mongols,... Tant de peuples avaient tenté de soumettre les autres sans leur offrir une once de liberté. L'Homme était toujours cruel envers ses semblables. Les plus riches persécutant les pauvres, les plus forts écrasant les faibles. Tout ceci se devait d'être balayé par un ordre équitable pour tous. Un système où tout serait régulé, contrôlé afin que chacun puisse vivre en paix sans être persécuté comme c'était le cas actuellement. Haytham malgré son éducation primaire d'Assassin avait compris cela contrairement à ces derniers. En effet, l'Ordre des Assassins préconisait le libre arbitre absolu croyant que cela permettrait l'égalité absolue. C'était du pur utopisme bien sûr. Avoir le droit de tout faire et de se définir librement reviendrait à décriminaliser bien des choses comme le crime ou la persécution. Offrir encore plus de liberté serait revenir vers un règne animal ou les faibles n'ont pas le droit d'exister. Quoi qu'il en était seul l'ordre et la finalité pouvaient régler les choses. Et c'était pour cela que les Templiers se devaient de prendre le pouvoir en Amérique pour enfin montrer au peuple le bon chemin. Remarquant alors qu'ils ne tarderaient pas à arriver à la taverne, Haytham posa à son tour une question à sa jeune recrue sur la situation.

- Et vous ? Que pensez vous de tout ceci ? L'esprit critique reste à mes yeux primordial pour tout Templier. J'imagine que vous aussi vous devez avoir un avis sur la question n'est ce pas ?

Avec ses dernières phrases, le Maître Templier espérait en apprendre plus sur la façon de penser de Daniel. Après tout même si l'Ordre avait des préceptes clairs et un but précis, avoir un avis sur un sujet tel était bien loin d'être proscris. D'ailleurs c'était même encouragé. Peut être pas par tous les Templiers, mais pour Haytham c'était une des choses les plus importantes que d'avoir sa propre vision du monde. Certes il souhaitait que les personnes puissent voir le monde comme il l'était, c'est à dire perverti par la nature profonde de l'Homme. Mais il n'obligeait en rien une pensée semblable à sienne. Seul le but final comptait après tout. C'était peut être pour cette raison qu'il avait par le passé souhaité réunir Templiers et Assassins, avant de comprendre que c'était une cause perdue, le dernier des deux Ordres ne comprenant pas le besoin d'ordre dans le monde. Cela remontait à longtemps à présent et au fil des années sa pensée avait évoluée pour devenir ce qu'elle était maintenant. Regardant donc son jeune interlocuteur, Haytham attendait désormais avec une certaine curiosité sa réponse.

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Daniel Stolenfield
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MessageSujet: Re: Rues (Général) Jeu 21 Fév - 12:07

Daniel fut contente d'avoir une réponse à sa question. Après tout, Haytham aurait très bien pu penser que cela ne la regardait pas et qu'elle se montrait alors trop curieuse pour une disciple. Aussi écouta-t-elle avec intérêt ses paroles, étant d'accord sur certain point, moins sur d'autre, mais gardant cela pour elle, comme toujours. Daniel quant à elle ne donnait que rarement son avis personnel, ou a mi-mot, ayant trop peur que cela se retourne contre elle. Daniel se méfiait de tout le monde, parce qu'elle avait vu les plus beaux sourires d'Ewina cacher le mal en personne. Elle savait qu'il ne fallait se fier à rien, ni personne.

Haytham était quelqu'un d'avisé, ce qui rassura Daniel sur le fait d'avoir un supérieur réfléchis et posé, son avis était partagé mais vrai. Il avait raison, ils devaient guider le peuple si la révolution aboutissait par la libération. C'était là le but des templiers, guidé par le Père de la sagesse. Daniel n'avait compris cela que bien tardivement, prenant enfin conscience de tout ce qu'impliquait faire partie de l'Ordre vers sa dix-huitième années, alors qu'elle osait enfin se poser des questions, essayant de comprendre plutôt que de suivre bêtement. Cela avait rendu sa condition encore plus supportable, alors qu'elle ne se voyait plus comme prisonnière, mais plutôt comme une privilégier.

Ouvrant grand les yeux, Daniel fut surprise quand Haytham lui retourna la question, alors qu'elle lui lançait un regard quelque peu confus, ses sourcils se fronçant sensiblement. Ce qu'elle en pensait? Se battant entre son envie de répondre qu'elle n'avait aucun avis sur la question et lui faire part de sa pensée, se bataillèrent en elle. Il venait de dire que l'esprit critique était primordial à ses yeux, et puisqu'elle voulait (envers et contre tout) faire une bonne impression, se buter dans le silence n'était peut-être pas la solution. Il lui demandait son avis, elle devait répondre. Se mordant la lèvre inférieure, elle prit un instant de réflexion avant de briser le silence.


- Voilà une question peu habituelle, laissez-moi un instant...

Commença-t-elle prudemment, alors qu'ils arrivaient enfin à l'auberge, dans laquelle ils entrèrent en silence. Contrairement à ce qu'elle avait pensé trouver, Daniel trouva les lieux bien vide, et pas mal d'ivrognes manquaient à l'appelle au comptoir (probablement avaient-ils pour la plupart rejoins le port en entendant la nouvelle d'une révolte). Quoi qu'il en soit, les deux Templiers se mirent rapidement à l'écart du reste des clients, rejoignant le second étage. Probablement était-ce une partie plus ou moins réservée pour eux, si, comme le disait Haytham, les lieux leur servait de quartier générale. Daniel, pour sa part, se trouvait plutôt flatté d'y être accueillie, ayant encore du mal avec le fait d'appartenir réellement à l'Ordre. Tout c'était passé si vite qu'elle avait encore des difficultés à assimiler tout ce qu'impliquait le fait de ne plus être dans l'ombre de ses mentors...

Une fois les boissons apportées et la serveuse éloignée, Daniel reprit enfin la parole après s'être rapidement éclaircie la gorge, répondant à la question de son aîné en prenant soin de choisir prudemment ses mots, méfiante, naturellement, quant au risque qu'apportait de dire tout haut ce qu'elle pensait si bas, son regard ne cessant de faire l'allée retour entre la table et Haytham...


- Je... Je suis d'accord, la révolution est inévitable. Mais... Elle prit une petite inspiration et se lança. Je pense qu'il est nécessaire que l'Amérique soit la grande gagnante. Ne vous méprenez pas, je n'ai aucun parti pris dans cette guerre, mais je pense que sans cela, les conflits, révolutions et autre guérilla interne ne cesserons de ravager le pays jusqu'à sa décrépitude la plus totale. Et ce n'est pas la solution.

On ne pouvait arrêter un peuple, sûr de sa légitimité, uniquement par la force. Daniel en était certaine, le massacre Aztèque parlant de lui-même. Si les Britanniques venaient à gagner cette guerre, il leur faudrait plus que la simple force physique pour anéantir la volonté des Américains: ils devront alors saper leur moral de l'intérieur, ronger leur volonté, corrompe leurs valeurs, de façon bien plus perfide et sournois, les poussant alors à renoncer et se soumettre avec finesse, sans même qu'ils se rendent compte d'à quel point ils seraient poussés à le faire... Si les Templiers étaient tout à fait capable de mener une telle opération, Daniel doutait fortement que la couronne Britannique possédait assez de finesse pour une telle opération. Au contraire, elle la voyait plus capable d'enflammer leur résolution, la rendant inébranlable plus qu'autre chose...

- On ne peut freiner le besoin d'un peuple, seulement le détourner ou l'endormir. Il faut donc que l'Amérique gagne cette révolution.

Passant de nouveau une main dans ses cheveux, Daniel chercha ses mots, essayant d'expliquer son point de vue, peu habitué à le faire et ayant toujours la crainte de mal s'expliquer, mais trop prise dans son discours pour pouvoir s'arrêter.

- Vous avez raison, le danger reste cette liberté totale qu'ils pensent vouloir, mais pendant cet infime instant qui suit la victoire et l'indépendance nouvellement acquise, ils ne feront pas attention au reste, grisés par leur affranchissement. Tous leur paraîtra moindre, face à au joug Britannique... Tout ou presque paraîtra ''acceptable'', pour peu que les mots soient bien choisis et la présentation parfaite. Nous aurons alors le champ libre pour prendre le pouvoir...

Elle s'était enflammée. Se rendant soudainement compte de son manque de retenue dans ses paroles, Daniel sursauta légèrement avant de retourner abruptement s'appuyer contre le dossier de sa chaise, se cachant sous sa frange tout en attrapant sa chope d'hydromel pour se cacher derrière en faisant mine de boire.

- Excusez-moi Sir, je suis allé trop loin et me suis éloigné du sujet...


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Haytham Kenway
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MessageSujet: Re: Rues (Général) Jeu 21 Fév - 21:00

La réaction première de Dan n'étonna pas vraiment Haytham. En effet, celui-ci sembla un peu comme déstabilisé par une question à laquelle il ne devait certainement pas s'attendre. Dans un sens il était vrai que c'était assez rare qu'un Templier plus haut gradé demande à un autre Templier son avis sur un sujet si important. Mais Haytham n'était pas de ce genre là et il s'intéressait beaucoup à l'opinion de ses subalternes. Après avoir cherché ses mots la nouvelle recrue expliqua donc le fond de sa pensée bien que les mots semblaient être pesés avant d'être dit. Le Maître Templier qui écouta avec attention tout son discours fut ravi de ce qu'il entendit. Il y avait dans ses paroles une conviction des plus admirables. Le jeune homme évoqua d'ailleurs la nécessité que la révolution et le peuple gagnent lors du conflit qui se préparait. Il considérait en effet que le désir de liberté de la population était bien trop grand et fort pour que les soldats de la Couronne puissent maintenir un semblant de paix sans procéder à de véritable massacre. Il avait tout à fait raison. Dan continua en disant que le peuple, même si il souhaitait la liberté absolue, serait facilement manipulable après sa victoire sur les britanniques et qu'ainsi les Templiers pourraient à l'aide de belle parole faire accepter leur projet à celui-ci. Haytham, peut être un peu surpris par les propos déjà si sage de sa recrue malgré son jeune âge, acquiesça de la tête tandis que son interlocuteur s'excusait de s'être emballé. Excuses qui n'avaient évidemment pas lieu d'être. Arrivés entre temps à la taverne et désormais assis avec de quoi boire au sein de celle-ci, les deux Templiers arrivaient tout doucement à la fin du sujet tandis que le Maître de l'Ordre se décida de répondre à sa recrue.

- Vous n'avez pas à vous excuser de propos que je vous ai demandé. Par ailleurs je suis tout à fait d'accord avec votre avis. C'est pour cela qu'on privilégie le vent de révolte actuel. Cependant nous devons absolument garder à l'esprit tous les risques et possibilités qu'un tel conflit peut engendrer.

Concluant sur ces mots la conversation portant sur la situation américaine, Haytham porta son verre à ses lèvres pour boire une grosse gorgée. Selon ce qu'il avait appris jusqu'ici sur son jeune interlocuteur grâce à leur discussion, on pouvait dire que le jeune homme était quelqu'un d'assez avisé, quoi que préférant rester en retrait puisque en proie à une certaine timidité. Désormais il allait falloir au Maître Templier découvrir les fameuses capacités en infiltration et assassinat de sa recrue. Mais il ne se faisait pas vraiment de doutes à ce sujet. Après tout si on lui avait envoyé c'était certainement qu'il devait être doué. Réfléchissant donc à une mission pour tester celui-ci, le Kenway recensa toutes les choses devant être faites dans son esprit, cherchant ce qui pouvait convenir. Durant ce laps de temps, il termina son verre avant d'en demander un second qu'il entama rapidement. Daniel de son côté devait certainement se demander à quoi rimait ce long silence. C'est au final après cinq bonnes minutes que Haytham trouva enfin ce qui convenait à merveille. Reprenant donc la parole il donna toutes les informations nécessaires sur la future mission à sa jeune recrue.

- Bien... C'est peut être un peu tôt mais j'ai une mission pour vous. Elle devrait me permettre de tester vos capacités ou du moins de me faire une idée dessus. Un de nos informateurs, au sein de l'armée britannique gérant les conflits avec les Iroquois, a eu la bonne idée de retourner sa veste dernièrement. Il va s'en dire que cet homme doit être éliminé, mais ils l'auront certainement caché avec une très bonne escorte. Aux dernières nouvelles il serait planqué dans un des territoires Mohawk. Il faut dire que ce n'est certainement pas là bas que quelqu'un chercherait un traître...

Sur ce dernière discours, le Maître Templier se leva comme pour quitter les lieux. Cependant il savait qu'il n'aurait pas le temps de retourner chez lui et donc il allait devoir loger sur place. Après tout le choix d'une auberge était justement fait pour cela. Ça permettait de se loger, de se nourrir et se réunir avec une grande facilité. Par ailleurs, Haytham avait aussi quelques informations en plus à donner à Daniel. Voulant voir de ses propres yeux comment se débrouillait sa recrue, il voulait en effet l'accompagner au cours de cette mission. De plus il savait aussi qu'une personne souhaitant être bien vue était capable de partir ainsi sans repos. Ce qui était des plus déraisonnable après un voyage aussi long en bateau et les évènements qui avaient eu lieu au port. Reprenant pour ces raisons la parole une dernière fois, Haytham commença par interpeller le propriétaire des lieux.

-Vous serez aimable de nous préparer deux chambres pour la nuit. Pourrez-vous également faire cuir ce poisson que j'ai ramené du port et nous l'amener dans nos chambres respectives ? J'assumerai tous les frais à ma charge bien entendu. Lui dit-il en lui donnant le paquet contenant le thon acheté auparavant chez le poissonnier ainsi qu'une bourse bien remplie. Il se retourna ensuite vers Daniel. Je vous accompagnerai pour votre première mission. En attendant reposez-vous et préparez-vous. Nous partons d'ici même demain après-midi.

Sur ces tout derniers mots, le Kenway quitta la pièce pour rejoindre sa chambre pour la nuit. L'heure était déjà bien avancée et il avait encore quelques affaires urgentes à régler comme répondre à ses courriers ou informer les autres Templiers de la situation avant de se coucher. Quoi qu'il en était le lendemain s'annonçait passionnant avec une mission qui devrait lui permettre de se faire son avis final sur la jeune recrue.





Citation :
Mission : Éliminer un traite protégé et planqué par l'armée britannique au sein du territoire Mohawk (100 lignes de recherche minimum + combat)
Templier affecté : Daniel Stolenfield et Haytham Kenway
Lieu : Mohawk Valley
Gains : Mission de rang 4

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Daniel Stolenfield
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MessageSujet: Re: Rues (Général) Sam 23 Fév - 13:31

En silence, sa chope d'hydromel cachant toujours le bas de son visage, Daniel regarda avec intérêt le Maitre Templier finir son verre. Puis un second, toujours dans un silence parfait. Manifestement, il semblait en pleine réflexion, aussi ne trouva-t-elle pas utile de le déranger, le laissant faire sans un mot, et sursautant légèrement quand il reprit la parole, bien cinq bonnes minutes plus tard, lui expliquant enfin la raison de ce si long silence.
Il lui donnait une mission! Déjà? Oui, pourquoi pas, Daniel se sentait prête, quitte à terrasser un lion a main nues, si cela lui permettait de prouver sa valeur (la folie de la jeunesse, dirons nous)! Qui plus est, sa mission consistait à éliminer un informateur traire fortement bien protégé. Daniel détestait les traîtres, encore plus que les Assassins. Ils bafouaient toute la confiance placée en eux, et pour cela, ils valaient moins que rien, méritant juste de mourir. Certes, l'avis de Daniel sur la question était dur (et fortement templier), mais que pouvait-on s'attendre d'autre de sa part alors qu'Edwina était une sorte d'exécutrice dans l'Ordre, s'occupant d'éliminer les gêneurs de ce genre, justement?

Acquiesçant devant les paroles de son supérieur, Daniel se prépara à répondre, lui disant qu'elle partait à l'instant, quand Haytham la devança, se levant avant même qu'elle n'ait le temps de le faire, alors qu'il hélait l'aubergiste, lui sommant de préparer deux chambres pour la nuit. Fronçant les sourcils, Daniel voulut protester et dire qu'elle pouvait très bien partir à l'instant, mais un bâillement l'en empêcha, alors qu'elle prenait conscience de la fatigue musculaire qui était la sienne... Bon, peut-être avait-il raison et qu'agir dans la précipitation ne lui apporterait rien de plus que la mort (pour une première mission, ce serait un comble). Se dépêchant de faire disparaître son air contrarié quand le maître Templier se retourna de nouveau vers elle, Daniel fut un peu embarrassé de savoir qu'il l'accompagnerait, mais le cacha à merveille. Vu comment se terminait les trois-quart de ses missions, elle se demandait surtout si c'était réellement une bonne idée qu'il vienne: si elle tenait vraiment à faire bonne impression, la fuite n'était donc pas une option une fois la cible achevée... Ceci dit, elle n'avait réellement rien contre le fait qu'il soit de la partie. Restait juste à trouver comment briller au mieux devant lui...
En silence donc, elle hocha de la tête.


- Comme il vous plaira, sir.

Fit-elle simplement alors qu'il la quittait pour rejoindre ses appartements, tandis qu'elle descendait pour faire demander à ce que ses affaires, restées au port, lui soient livré ici d'ici demain matin. Une fois toutes les informations utiles données, la jeune femme rejoignit à son tour sa chambre, alors qu'elle s'étirait tranquillement. Elle avait une affaire importante à terminer avant de pouvoir penser à se reposer : Edwina et Lawrence pouvaient bien attendre une petite semaine avant d'avoir de ses nouvelles, mais Daniel avait quand même une lettre à écrire à une certaine rousse ô combien agaçante... Au risque que cette dernière retourne toute la ville pour le retrouver... Une promesse est une promesse.
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MessageSujet: Re: Rues (Général) Mer 6 Mar - 18:44

Ses armes étaient camouflées derrière un long manteau sombre couvrant la majorité de son corps, sa jument marchait derrière elle chargée d'affaires de voyages et sa capuche était rabattue. Aveline ressemblait à ces vagabonds qui passent comme des coups de vents dans les villes, le temps de se restaurer, de dormir parfois, avant de reprendre la route vers on ne sait jamais où. Ombre silencieuse, elle avançait dans la rue sans se soucier des flaques qui recouvraient les pavés ni des chariots qui, en roulant dedans, éclaboussaient quiconque se trouvait à côté.

La cape ornée d'une fine couche de fourrure en prévision du froid ne laissait entrevoir d'elle que ses bottes de cuir souple. De toutes façons, à son goût, il n'y avait pas besoin de plus. Elle avait pour une fois laissé son tricorne emballé avec le reste des quelques vêtements de rechange emportés, privilégiant le confort d'affaires de voyages telle que le large tissus qui l'entourait. Rien de bien luxueux, juste de quoi survivre aux caprices climatiques et à d'autres facteurs probablement gênants. La pluie avait commencé à tomber depuis quelques minutes, encore douce et clémente, mais ne tarderait sûrement pas à devenir plus forte dans les instants à venir. Ce n'était qu'une question de temps avant que la bruine ne se décide à tremper les alentours.

Après quelques longues minutes de marche, enfin, elle aperçut au milieu d'une rue ce qui semblait être un mélange entre une taverne et une auberge. Il y avait certainement plus luxueux ailleurs dans la ville, mais qu'importait puisqu'elle pouvait enfin s'établir quelque part. L'établissement semblait neuf, entièrement fait à la mode Britannique. L'Assassine songea avec amusement que cela pourrait sembler de très mauvais goût à quelques indépendantistes du quartier... Avec ses grandes vitres éclairées et sa cheminée fumante, la Biche Malchanceuse lui semblait comme un phare dans la nuit. Peut-être pas extrêmement confortable, mais il y aurait certainement très peu d'auberges proposant une écurie en plein milieu de la ville. Sourire aux lèvres, elle attacha sa monture à l'une des trois places libres sur le côté de la bâtisse, avant de découvrir sa tête et entrer.

Contrairement à ce qui régnait dans les rues, le climat ici était chaleureux et Aveline se sentit tout de suite à l'aise en se frayant un passage entre les clients. Beaucoup de paysans surtout, mais aussi quelques marins. L'ambiance était celle d'une taverne d'habitués, familiale et festive, mais surtout, ouverte à l'extérieur. La jeune femme garda son sourire en s'accoudant au comptoir, songeant qu'elle avait décidément bien fait de venir ici. Un homme dans la fleur de l'âge s'approcha d'elle, sans doute le propriétaire, et l'interpella aimablement.


-Bienvenue à la Biche Malchanceuse, mademoiselle ! Je suis Samuel Hanson, le propriétaire de ces lieux. Que puis-je faire pour vous ?
-Merci de votre accueil, sir Hanson. Je désirerais savoir vos tarifs pour les chambres... J'ignore combien de temps je vais devoir rester ici exactement. J'ai aussi un cheval, dehors, que j'aimerai laisser à vos soins.

Il sortit un papier de sous le comptoir, avant de le poser sur la table de bois et de lui indiquer;

-Ce serait avec joie, mademoiselle ! Je demande dix livres pour une nuit, et si vous restez plus de trois nuits ici, un repas par jour est offert.
-Je n'aurai pas besoin de rester beaucoup, juste pour la nuit. Je pourrais vous payer chaque matin en partant...
-Marché conclu !
-Et pour ma jument ?
-Mon fils s'en occupera, c'est un excellent palefrenier.

Il lui sourit. Véritablement heureuse d'être tombée sur un homme comme Samuel, Aveline lui rendit son sourire et indiqua son nom sur le registre d'un rapide coup de plume. Si tout le monde était aussi agréable dans la région, alors son séjour parmi les Assassins d'ici ne serait qu'une petite formalité. Bien sûr, la chance devait aussi jouer; peu de personnes, que ce soit en Louisiane ou dans toute la région, la traiteraient avec tant d'égards. La couleur de sa peau, une fois encore, rendaient plutôt désagréables la majorité des personnes qui ne la connaissaient pas. En voyant qu'elle avait terminé, Hanson reprit la feuille, passa un rapide coup d'oeil dessus avant d'émettre un petit sifflement.

-De Grandpré, rien que ça ? C'est noble, non ?
-Certaines choses valent mieux dedans que dehors, lui répondit la jeune Assassine en riant légèrement.
-Ma foi, ça m'intrigue quand même un peu, et...

Un cri déchirant venant de l'extérieur l'interrompit. Alertes, tous les présents dans la pièce tournèrent la tête presque au même moment, et la jeune femme n'hésita pas une seconde avant de s'élancer vers la porte. Elle sortit en rabattant le capuchon de son manteau et balaya la zone devant la taverne du regard, repérant très vite quelqu'un à terre à un mètre d'elle. Elle s'approcha vivement, et écarquilla ses yeux d'horreur en constatant une femme étendue, baignant dans une flaque de sang, probablement causée par une blessure grave.

-Mon argent ! Il s'est jeté sur moi, et... Argh !

Elle se convulsa en appuyant sur son abdomen, barré par une plaie béante. Les quelques hommes qui étaient sortis se précipitèrent auprès d'elle comme pour tenter de la sauver, tandis qu'Aveline percevait un léger bruit un peu plus loin, et relevait la tête assez tôt pour voir une ombre s'enfuir au coin de la rue. Sans réfléchir plus, ma jeune femme s’élança à sa suite, persuadée de tenir le coupable. S'attaquer à cette femme de cette façon, la blesser aussi gravement juste pour quelques pièces était vraiment quelque chose de très bas... Y avait-il pauvreté, dans cette ville ? Du moins, assez pour que l'on se laisse aller à de tels actes ? Les Tuniques rouges faisaient-ils si pression que les citoyens en étaient réduits à voler et à tuer pour survivre ?

La pluie avait redoublée depuis quelques instants, l'Assassine fronça les sourcils et accéléra l’allure. Non, ce n'était vraiment pas le temps adéquat pour une telle course-poursuite, mais elle ne supportait pas ce genre d'actes. Ses bottes et celle de l’homme qu'elle poursuivait claquaient contre le sol détrempé, elle voyait bien qu'elle était plus rapide que lui. Sur les traces de son voleur de bourse, elle courrait de plus en plus vite, réduisant considérablement l'écart entre eux. Cela ne devait être qu'un vagabond ou quelque chose de ce style. Plus que quelques mètres, et... Il se retourna soudain, la prenant par surprise, et elle n'évita sa lame surgie d’un repli de sa cape que par réflexe. La seconde suivante, sa machette fétiche dansait au bout de sa main et rencontrait l’acier ennemi dans un chuintement, trouvant son écho dans un coup de tonnerre.

Un Mercenaire. Elle aurait dû s'en douter, un simple civil ne se serait pas risqué à un tel acte sans être sûr de pouvoir échapper à la garde. Ou était-elle, d'ailleurs ? Eux qui prenaient un malin plaisir à oppresser la population, les miliciens ne semblaient pas être là, prêts à la défendre. Assez rapide pour échapper à ces Britanniques, oui. Mais trop lent pour distancer Aveline...


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MessageSujet: Re: Rues (Général) Jeu 7 Mar - 15:44

Suite à un cri strident venu de la ville, le jeune indien issu de la tribu Mohawk partit en courant vers le lieu d'où semblait provenir le son. Après quelques deux cents mètres environ, il finit par apercevoir la vraie ville qui était à environ cinq cents mètres de plus de sa position puisque la ville était séparée par diverses cultures et exploitations des remparts. En allant par là, il vit donc une petite foule de gens se réunir autours d'une femme qui venait de crier. Elle n'avait rien de spécial si ce n'était une petite frayeur apparemment et, par curiosité, le jeune homme lui demanda ce qu'elle avait. Sa réponse fut très claire : elle avait eu peur en voyant un chien surgir devant elle. La réponse n'était pas celle attendu mais il n'eut pas le temps d'être déçu qu'un nouveau cri retentit au loin, cette fois dans la ville-même. En courant, il se dirigeait vers l'endroit où le cri provenait en espérant y être plus chanceux. Les assassins étaient des êtres discrets sachant se fondre dans la masse, il n'était pas facile de les retrouver même lorsqu'on en était un. Il fallait avoir un peu de chance et chercher dans les bons endroits. Quand il arriva, l'endroit semblait d'ailleurs être le bon. En face d'un petit attroupement affolé et de deux gardes anglais se trouvait un endroit où Aveline aurait pu choisir de dormir. C'était sans doute l'auberge la plus proche de l'entrée terrestre de la ville ce qui voulait dire que si le garde avec qui il avait parlé disait vrai, elle serait là pour pouvoir se reposer le plus rapidement possible. Cependant, ce furent les dires des gens en rond qui l'attirent en premier : l'un disait qu'il avait vu une femme à la peau noire courir. Les soldats pensèrent immédiatement tenir le coupable mais la femme allongée et en sang contredit ces dires en disant qu'elle avait été agressé par un blanc et secourut par cette femme qui devait sans doute le pourchasser. À ces mots les tuniques rouges lui dirent qu'elle divaguait complètement et ne savait plus ce qu'elle racontait : pour eux, c'était plutôt l'inverse. Cela montrait bien sûr les mentalités des hommes en costume, arriérés et trop sûr d'eux pour croire une dame paniquée. Néanmoins, les dires rassemblés on pouvait comprendre que celle qu'il cherchait était partit après l'agresseur de cette dame qui finirait par mourir si elle ne recevait pas rapidement des soins. En s'approchant, il put constater que quelques goûts de sang étaient tombées à un mètre environ de la victime ce qui pouvait provenir de l'arme du crime ou, au contraire, de l'assassine si elle l'avait touché.

- Madame, avez-vous été touché par cette dame qui vous a aidé et, pourriez-vous me dire par où elle est allée?

Sans trop réfléchir elle lui dit que ce fut le cas, qu'elle avait essayé de stopper le sang avant de courir vers « là-bas ». Cela coincidait parfaitement avec la direction que prenaient les goûtes de sang, il ne lui en fallait pas plus pour s'éloigner des gardes qui pourraient être bien trop curieux dans une ou deux minutes, tourner à l'angle de la première intersection et commencer à grimper sur les toits. Cris, affolements, bruits de fond, il se mit à écouter ce que dégageait la ville. La pluie battante ne lui avait permit que de voir très rapidement le sang s'écouler et elle recouvrait maintenant bien des bruits qui auraient pu lui être utile. Où avait-elle pu se rendre? En parcourant les toits de droite à gauche il tentait de devenir la meilleure direction possible pour un agresseur. Ces derniers connaissaient souvent bien le quartier où ils commettaient leurs crimes pour être sûr de fuir rapidement et efficacement. Grâce au vent il perçut le bruit de bottes dans la pluie, courant dans un premier temps puis cessant d'émettre un son, ils s'étaient arrêtés. Il bondit de toits en toits dans la direction du vent avant d'entendre des bruits de lames s'entrechoquer. Il en était sûr, c'était elle. Il continuait son périple sur les toits quand il vit en contrebas un combat se dérouler sous ses yeux. Une femme, noire, face à un homme un peu costaud qui ressemblait à un mercenaire plus qu'à un voleur. Ces derniers étaient rapides, fins et agiles, tout le contraire de ce que dégageait l'adversaire de celui qu'il pouvait identifier comme Aveline de Grandpré. Bondissant sur l'ennemi de son alliée, il le tua d'un geste rapide et précis, laissant s'abattre sur sa nuque la lame secrète qu'il possédait. Ensuite il se releva en rangeant l'arme de ce crime aérien.

- Vous êtes Aveline de Grandpré, n'est-ce pas? Vous retrouver fut assez difficile dans cette pluie battante. Je suis Ratohnaké:ton, je viens de la part de Achilles Davenport, il vous a envoyé une lettre il me semble... Nous devrions partir, les gardes ne devraient plus trainer.

Les gardes... ils ne l'avaient pas suivit mais voir un jeune homme encapuchonné partir après de telles questions... ils n'étaient pas assez bêtes pour croire aux coïncidences et avaient sûrement commencé à rechercher cet individu. Ils ne le retrouveraient pas, du moins pas aujourd'hui, car ils auraient vite fait de déguerpir si sa nouvelle alliée en convenait, bien entendu.

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MessageSujet: Re: Rues (Général) Jeu 7 Mar - 17:24

La pluie avait beau être battante et tomber en grande quantité, cela n'empêchait pas l'Assassine de sourire en faisant face à son adversaire. L'homme était plutôt grand et relativement imposant, manieur d'armes lourdes et habillé comme un voyageur. Un véritable Mercenaire, dangereux pour beaucoup de personnes inexpérimentées ou de son gabarit. Pas pour Aveline. Elle dansait tout simplement, esquivant les coups et frappant de façon chirurgicale pour causer saignements abondants et hématomes à long terme. Pas besoin d'échanger un seul mot, les deux êtres s'étaient compris d'un regard signifiant qu'il ne comptait pas rendre l'argent et qu'elle avait plutôt intérêt à déguerpir si elle ne voulait pas qu'il lui arrive quelque chose. La jeune femme était aussi joueuse que têtue, et avait bien sûr bravé les recommandations muettes du colosse pour se lancer dans la bataille. Trop imposant, les gestes saccadés et l'agacement trop présent en lui pour faire mouche, il ne l'avait pas touchée une seule fois. Elle était certes expérimentée dans le domaines du combat, mais on pouvait dire sans trop de prétention qu'il lui facilitait considérablement la tâche.

Alors qu'elle esquivait une nouvelle attaque trop lourde d'une pirouette sur le côté et levait le bras pour riposter, une ombre sembla surgir du ciel et tomba droit sur son adversaire. Elle ne vit pas exactement les mouvements de cet inconnu qu'elle avait identifié comme un homme, mais ils furent brefs et se limitèrent à une lame précise plantée sur la nuque. Aveline s'approcha de lui tout en équipant sa machette à sa ceinture, l'arme devenue inutile; l'inconnu était un allié. Sa tenue clamait pour lui son appartenance à la Confrérie. Il se releva tout en disant quelques mots, qui firent sourire l'Assassine intérieurement et extérieurement, affichant une fois de plus un visage serein. Un éclair de malice traversa ses yeux fugacement alors qu'il terminait sa phrase, évoquant la possibilité que des gardes débarquent d'une minute à l'autre.


-Joli saut, complimenta-t-elle simplement en fouillant les poches du cadavre afin de retrouver la bourse volée.

Elle leva le regard vers le jeune homme répondant au nom de Ratohnaké:ton, le détaillant de façon furtive. Tout comme son nom le laissait présager, son allure était celle d'un véritable indien, bien qu'elle ne put exactement identifier de quelle tribu il était originaire. Son nom avait les sonorités de plusieurs langues indigènes de la région, et n'ayant jamais vécu ici tout simplement, la jeune femme ne pouvait que s'appuyer sur ses propres connaissances et les quelques indications fournies par Mr Blanc pour répondre à sa curiosité. La peau légèrement foncée et les cheveux bien rentrés sous la capuche de sa tenue beige, ses yeux brillaient d'un mélange de détermination et d'une lueur que l'Assassine n'arrivait pas à identifier. Pas comme de la tristesse, mais plutôt... De la mélancolie ?

-Je suis bien Aveline de Grandpré, ravie de vous connaître, Ratohnaké:ton. Je suis navrée que vous ayez eu à me chercher ainsi sous la pluie, ce petit... Incident n'a évidemment pas facilité les choses, continua-t-elle en riant. J'ignorais qu'Achilles enverrait quelqu'un à ma rencontre. En fait, j'ignorais tout simplement quoi faire exactement ici !

Elle mit finalement la main sur la bourse et se releva, toujours un sourire aux lèvres, avant de s'avancer vers une pile de caisses dirigée vers l'endroit d'ou elle venait. Elle se doutait bien que son allié avait dû être alerté par le cri de la victime -dont elle espérait le rétablissement le plus prompt, bien évidemment- et qu'il avait intercepté les gardes avant de courir vers ici. Probablement que si les miliciens tuniques rouges les poursuivaient, ils avaient suivi sa trace dans ce sens. Elle disposa la bourse de la jeune noble sur le haut de la petite pile, bien en vue, de manière à ce que les prochaines personnes à passer dans cette rue, sans doute leurs poursuivants, la voient et puissent la restituer. En espérant qu'ils ne la gardent pas à leur profit, mais c'était un risque à courir. Comme l'avait signalé l'indien près d'elle, il fallait partir.

-Bien, puisque nous y sommes, alors partons !

Vérifiant qu'il la suivait bien, elle prit un pas de recul et s'élança sur le toit le plus proche avec une grâce presque féline avant de se mettre à courir pour s'éloigner de la zone le plus possible. Décidément, ce séjour à Boston commençait bien, et promettait beaucoup de mouvement ! La découverte de nouveaux territoires était toujours un véritable plaisir pour Aveline, qui ne se rassasiait jamais de parcourir le monde. Le vent sonnait à ses oreilles comme un doux allié, la pluie comme un asile pour la camoufler, la nuit comme sa seconde peau. Rien ne pouvait la priver de la satisfaction qu'elle éprouvait à se sentir libre et indépendante de tous, prête à agir dans l'ombre pour le bien de ses confrères et des citoyens. C'était une véritable Assassine accomplie, tout simplement.

Les deux alliés coururent ainsi un petit moment, avant que la jeune femme ne juge plus nécessaire de fuir. Ils étaient désormais bien loin de la zone ou s'était tenu l'affrontement (auquel l’amérindien avait mis fin de façon très précise et professionnelle, il fallait le reconnaître) et pouvaient désormais redescendre. D'un geste de la main, elle lui indiqua le sol avant de glisser dans le vide pour atterrir souplement sur les dalles de pierre d'une rue déserte. Aveline attendit qu'il la suive avant de guider Ratohnaké:ton jusque sous un petit porche à quelques mètres d'eux, les confiant ainsi à la pierre protectrice du déluge.


-Sacrée entrée en matière, pour une rencontre, je trouve. Encore bravo pour l'assassinat, vous avez fait ça très bien ! Dites-moi, cela fait longtemps que vous êtes Assassin ? Vous m'avez l'air jeune mais sûr de vous... Vous avez déjà d'excellents réflexes !

Elle ponctua ces phrases d'un éclat de rire sincère, profitant de l'abri improvisé qui leur était offert pour essorer un peu ses cheveux trempés. Au moins, grâce aux tresses, elle n'avait pas à trop se casser la tête chaque matin, elle qui détestait cela.

-Oh, mais j'y pense, vous venez de la part d'Achilles Davenport, mais dans quel but exactement ? Avez-vous des instructions ? Ou quelque chose dans ce genre ?


Dernière édition par Aveline de Grandpré le Ven 8 Mar - 17:32, édité 1 fois
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Connor Kenway
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MessageSujet: Re: Rues (Général) Ven 8 Mar - 14:48

La jeune femme en face de lui — pas si jeune si on comparait leur âge — était finalement bien celle qu'il cherchait. Le duo se mit à courir sur les toits de Boston pour semer tout les gardes qui pouvaient les chercher à présent. Les tuniques rouges n'étaient pas très doués quand il s'agissait de courses poursuites sur les toits mais certains d'entre étaient rapides à terre alors, lors d'une fuite, privilégier les toits semblait le meilleur choix possible. Dans ce choix, l'assassine montrait son expérience, sans même réfléchir elle avait choisit cette solution, tel un réflex que lui n'avait pas forcément encore. De plus, elle était agile, précise dans ses pas et ne trébuchait pas, en fait on aurait pu croire qu'elle connaissait déjà chaque toit de la ville tant elle assurait. Le jeune indien, quant à lui, suivait la cadence sans trop de mal. Il avait déjà eu le plaisir de courir sur les tuiles des maisons même s'il n'aimait pas trop cela, d'autant plus quand il pleuvait. Bien plus glissant que des arbres à son goût et, bien moins beaux. La nature était son élément tandis que la ville n'était sans cesse qu'un voyage de découverte pour lui. Il ne connaissait pas l'endroit et, peut-être, ne tenait-il pas non plus à le découvrir. C'était là tout le paradoxe de ce qu'il ressentait pour les villes, il les admirait sans pour autant les aimer. Tant de bâtiments, si peu de nature... En tant qu'indien il préférait largement entendre le champ des oiseaux, le hurlement des loups, que le bruit incessant des charrettes. Depuis sa jeunesse il n'avait fait qu'apprendre à respecter cette nature alors que les hommes blancs, eux, ne faisaient que la détruire. C'est pour cela qu'il aimait bien le domaine Davenport d'ailleurs, même si l'endroit était un peu civilisé par la présence d'une grande maison et de diverses cabanes, la nature avait ses droits puisque la zone était entourée d'une forêt — non loin d'être immense mais elle restait présente — et d'animaux sauvages. Non loin de l'Aquila, on trouvait même quelques loups si on allait dans la bonne zone, un peu dangereux pour les civils du coin mais ces bêtes n'étaient pas si dangereuses si on apprenait à garder ses distances. Ne pas aller dans leur zone de chasse, ne pas être prêt de leurs bébés, ne pas sentir le sang frais, plusieurs détails permettaient d'éviter une confrontation même s'ils avaient tendance à attaquer à vue...

D'ailleurs, maintenant il se demandait si son alliée avait déjà vu de tels animaux. Il ne savait rien d'elle, ni d'où elle venait, ni ce qu'il y avait là-bas. Elle n'était pour lui qu'une assassine à la peau noire avec une grande expérience, il apprendrait sans doute à la découvrir avec le temps. Savait-elle qu'elle était censée confier son sort à son bon vouloir? Bien qu'il fut désigné par son mentor pour guider l'ordre américain, il ne restait qu'un adolescent sans expérience qui n'avait rien accomplit de lui-même. Après plusieurs pavés de maisons passés, elle s'arrêta jugeant sans doute qu'ils étaient assez loin. En effet, à première vue il n'y avait personne qui les suivait ni ne remarquait leur présence. Elle se mit à parler, sans gêne, ce qui lui fit un peu plaisir il fallait l'avouer. Malgré son âge, elle lui parlait comme à un égal ne le prenant pas pour un enfant. Elle allait même jusqu'à le question pour en découvrir davantage et, bien entendu, il allait lui répondre. La respecter, tels étaient les dires de son mentor. À l'observer, on ne pouvait que la respecter. On ressentait en elle une grande expérience — du moins forcément plus grande que celle de son interlocuteur — et une assurance bien réfléchie. Il retira donc sa capuche pour laisser voir son visage, après tout il était inutile de se cacher pour le moment.


- Merci. Je ne suis assassin que depuis mes quatorze ans, et je n'ai que dix-sept ans. Durant les trois dernières années j'étais occupé à suivre les enseignements de Achilles. Il m'a envoyé pour vous accueillir, simplement. Si vous en avez l'envie, je vous mènerai à lui. Nous sommes dans une maison située dans le Domaine Davenport, un lieu dans la Frontière. C'est assez dur à trouver pour qui ne connait pas le chemin.

Il n'osait pas vraiment lui dire qu'il était désigné comme le mentor américain. Il ne savait pas le rang qu'elle avait, ni même si elle le prendrait bien. Pouvait-elle vraiment accepter qu'un gamin comme lui soit son « supérieur », il en doutait. Certes, il avait selon elle de bons réflexes mais cela ne suffisait pas à diriger un ordre. En un sens, il espérait qu'elle l'aide dans sa tâche sans oser l'avouer, ni à elle, ni à lui-même. Avec du soutient, il y arriverait sans doute, restait à savoir s'il allait écouter les conseils de cette femme.

- Nous pouvons y aller quand bon vous semble mais, avant, je dois me renseigner sur une personne. Les templiers sont partout dans cette région de l'Amérique et je me dois de les éradiquer. Les tuniques rouges seront vos ennemis, ils défendent le roi d'Angleterre tandis que les tuniques bleues défendent la population voulant être libre. Ils sont très peu nombreux, actuellement, voire même inexistant. Mais, nous pourrons sûrement parler de la situation un peu plus tard, aux côtés de Achilles. Il saura sans doute mieux vous renseigner que moi sur ce qu'il attend de vous...

En effet, si ce n'était pour avoir de l'aide ici, Connor ne savait pas pourquoi le vieil homme l'avait fait venir. Avait-il un plan quelconque dans son esprit? Il pourrait sans doute y répondre de lui-même, ce serait plus... efficace. Pour l'instant ils devaient se décider sur quoi faire. Son interlocutrice devait se préparer un petit programme dans lequel ils devraient se rendre au domaine mais, avant, le Mohawk devait chercher des informations pour sauver son peuple. Il ne tenait qu'à elle de l'aider dans cette tâche ou de découvrir un peu mieux la ville.

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MessageSujet: Re: Rues (Général) Dim 10 Mar - 16:27

Pour une rencontre mouvementée, c'en était une ! Heureusement, les deux Assassins avaient très rapidement semé les probables soldats Britanniques à leurs trousses, et pouvaient actuellement de considérer hors d'atteinte de tout danger. La pluie n'avait pas diminué, mais le climat n'en était pas insupportable pour autant. Quelques éclaircies pointaient le bout de leur nez par endroit, laissant présager une très prochaine accalmie. La jeune femme écouta les explications fournies par l'adolescent en face d'elle avec une grande attention. Voilà pourquoi personne ne lui avait donné d'indications sur l'endroit ou trouver Achilles Davenport; on ne savait tout simplement pas trouver son lieu de résidence sans connaître le chemin ! Le concept d'un domaine perdu entre la nature de la Frontière plaisait à l'Assassine, qui décidément sentait qu'elle se plairait beaucoup ici. Elle brûlait d'impatience de pouvoir enfin se rendre utile, et étant donné que le fameux Achilles avait envoyé Ratohnaké:ton à sa rencontre, lui aussi devait se demander qui serait exactement la personne envoyée pour apporter un peu de soutient ici. Les explications ne furent pas longues à être comprises, Aveline ayant déjà eu un bref aperçu de ce qui l'attendait en gambadant dans la ville et en combattant ce Mercenaire.

Ce qui l'avait le plus surpris était l'âge du jeune homme qui se tenait à ses côtés. Dix-sept ans seulement, et déjà si impliqué sur le terrain ? C'était tout simplement admirable, et la jeune femme faisait assez confiance aux mentors Américains pour repérer qui avait assez d'expérience pour commencer à véritablement jouer un rôle. Il avait intégré la Confrérie deux ans après elle, qui n'avait commencé à s'entraîner que l'été de ses douze ans. Agaté ne l'avait pas laissée partir en mission directe avant sa seizième année; elle avait à peu près suivi le même parcours que l’amérindien.


-Dix-sept ans... Vous me rendez nostalgique ! Vos débuts me font penser aux miens... Qui étaient sûrement bien moins flamboyants...

Elle rit légèrement à nouveau en se rappelant toutes les erreurs qu'elle avait pu commettre, toutes les fois ou son mentor avait dû la rapeller à l'ordre lors des deux premières années... Ils avaient tous deux pensé à plusieurs reprises qu'Aveline n'était pas faite pour cette voie-là, ou que c'était trop tôt pour elle, tout simplement. Mais elle s'était battue pour gagner l'estime du vieil homme, et avait tout fait pour qu'il la considère le plus rapidement comme un membre à part entière de l'Ordre. Cela n'avait pour ainsi dire pas loupé; dès les mois suivants, l'enseignement d'Agaté s'était fait plus intense que jamais, confrontant la jeune fille qu'elle était à l'époque à des épreuves toujours plus difficiles. De tout cela, elle en était ressortie forte et sûre d'elle, et pouvait désormais se considérer comme une Assassin accomplie. Vraiment, elle était fière de ce qu'elle avait accomplie... Fière d'être Aveline de Grandpré, tout simplement. Fière, mais sans jamais perdre de vue son objectif. La libération et l'indépendance avant toute chose.

Tuniques rouges et tuniques bleues semblaient s'affronter ici, ce qui était plus ou moins la même chose qu'en Louisiane. Bien que la région d'ou elle venait ne connaissait pas de défenseurs de la liberté en nombre, comme ces miliciens bleus, l'oppression était là, elle. L'endroit qui l'avait vue naître était certainement semblable à ces régions dont elle ignorait encore tout; une société ou les riches menaient la danse et ou les moins avantagés suivent sans avoir droit à la parole. Un parfait exemple de "Marche ou crève", tout simplement. Le pire de cette mise en place était sans aucun doute l'esclavage. Croire que des Hommes sont inférieurs à d'autres en raison de leur couleur de peau était certainement l'une des choses les plus stupides de l'humanité ! Aveline avait de la chance, beaucoup de chance, et elle le savait. Etre la fille de quelqu'un de haut rang tout en ayant des gênes majoritairement noirs ne devait pas être très courant...


-Bien, je vois... Cela ne me pose aucun problème, je ferais même mon maximum pour vous aider, si vous accepter mon soutient, bien sûr. Quelle est l'identité de cette personne, que vous recherchez ?

Elle ponctua sa phrase d'un sourire, fixant son interlocuteur en attente d'une réponse, ses yeux brillant d'une lueur sûre. Enfin, elle allait pouvoir se rendre utile !

-Et j'attendrai donc de voir Achilles pour savoir ce que vous attendez de moi...
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MessageSujet: Re: Rues (Général) Ven 15 Mar - 19:31

En face de ce jeune indien de dix-sept ans se trouvait une femme, membre du même ordre que lui, mais elle semblait plus jeune. Jusque là, il n'avait été habitué qu'à son mentor qui était lui-même assez âgé — bien que toujours agile et fort. C'était assez étrange, pour lui, de se retrouver vers un autre assassin que son reflet ou l'image de son seul contact dans ce monde. En savait-elle autant que lui, ou plus encore? En la regardant, il comprenait qu'il avait encore beaucoup à apprendre et surtout que son combat ne faisait que commencer. Dans cette histoire il ne savait même pas d'où elle venait, est-ce que venir l'aider ici ne l'empêchait pas d'accomplir son devoir dans sa région natale ou avait-elle simplement des assassins l'accompagnant? En un sens, il aurait aimé lui poser ces questions mais il n'osait simplement pas, pas encore. Sans doute était-il encore très impressionné au fond et malgré lui. Pourquoi d'ailleurs? Sans doute l'expérience qu'elle dégageait. De plus, elle semblait gentille, loin d'être froide, ouverte à la discussion, elle semblait à mille lieux de ce qu'on pouvait imaginer d'un assassin : froid, rapide, distant, vif, invisible... tant de choses pouvaient les définir tout en étant un peu péjorative à leurs égards. Mais, Ratohnaké:ton n'était lui-même pas de ce stéréotype. Il était un peu froid mais dévoué, rapide autant sur terre que dans les arbres et cela lui procurait une certaine vivacité, certes, néanmoins il n'était pas invisible puisqu'il se battait plus comme un guerrier indien que comme un assassin. Il laissait toujours derrière lui plusieurs cadavres au beau milieu des rues, sans compter les témoins. En fait, il n'avait vraiment rien d'un homme discret ou invisible.

Et, pendant que cette femme le complimentait, il tenait de l'imaginer dans une mission. Comment pouvait-elle être? Les femmes aimaient la finesse, alors comme d'un préjugé venu malgré lui, il la vit simplement comme une personne discrète qui tuait ses victimes sans bruit. Sa tenue montrait qu'elle n'était pas non plus très traditionaliste, ne portant pas la tenue blanche des assassins. Oh, Achilles lui avait parlé de tenues diverses dont celle d'un italien qui était plutôt bleue foncée à la fin de sa « carrière » et, blanche et rouge à ses débuts, ou encore de certains qui usaient de couleurs locales pour être plus dans le décors, jouant sur la discrétion. Toutefois, il était forcé d'avouer qu'il n'avait jamais entendu parler de l’accoutrement qu'elle portait. N'était-il là que pour le voyage?

Du côté de Aveline, les paroles continuaient et son interlocuteur semblait peut-être un peu dans les nuages. Il l'écoutait pourtant, la comprenait. Alors quand elle demandait poliment le nom de l'homme qu'ils devaient chercher, ensemble, il serra immédiatement les poings comme réflexe et seule réponse. William Johnson, tel était son nom. Mais allait-elle l'aider quand elle saurait que cette tâche n'avait qu'un lieu secondaire avec leurs ennemis communs, les templiers? Il devait se risquer à lui dire pour tenter d'être honnête et honorer sa promesse en la respectant car, quelle était la marque de respect dans un mensonge.


- Il se nomme William Johnson. Je... le cherche pour mon peuple. Je viens de la tribu Mohawk vivant dans la frontière et cet homme, un templier, veut nous reprendre nos terres. J'ai promis à mon peuple d'être toujours là pour l'aider et je me dois d'accomplir mon devoir. Cette tâche... elle ne vous concerner qu'à moitié et je comprendrais si vous vous rétractiez.

Il ne savait pas quoi rajouter. Il n'avait pas été spécialement clair dès le début et maintenant qu'elle avait accepter, elle se sentirait peut-être trompée. Alors il se devait de rajouter quelques mots à ce propos, histoire d'arrondir les angles.

- Je suis navré, je ne voulais pas vous cacher ce détail...

Il imaginait déjà le sermon que lui ferait son mentor si elle commençait à s'énerver, une crise était dans l'air sans doute. Cependant il n'en restait pas moins que sa cible était un templier alors peut-être aurait-elle la sympathie de le suivre pour cette unique raison? À moins qu'elle-même ne veuille se battre pour sa cause comme il se serait battu pour celle des esclaves, après tout le principe était le même. Les indiens finiraient sans doute à n'être que des esclaves ou seraient exterminés, ils étaient déjà peu nombreux comparer à leur nombre avant l'arrivée des blancs. La matriarche disait que la vallée entière abritait autrefois les indiens Mohawks et, à présent, ils n'étaient réduits qu'à un petit village minuscule d'une vingtaine ou trentaine de personnes.

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MessageSujet: Re: Rues (Général) Mer 20 Mar - 17:11

Les origines d'une personne jouent très souvent un rôle majeur dans leur vie, notamment au niveau de leur devenir. Le jeune indien révéla les siennes alors qu'il expliquait les raisons le poussant à vouloir retrouver le dénommé William Johnson. Ses poings s'étaient serrés et son regard durci, refroidi alors que le nom était sorti. Sa voix avait été haine pure le temps d'un instant, et ses traits plus rigides, dévoilant tout le mépris qu'il pouvait avoir pour cet homme. L'expérience de quelques lettres qui pouvaient changer une vie, Aveline la connaissait très bien, tout comme de nombreux êtres humains. Celui évoqué par Ratohnaké:ton sonnait comme une menace. Et menace, il ne pouvait que l'être, en tant que Templier. Non seulement il faisait partie de l'Ordre ennemi, mais de surcroît, il représentait un danger pour les terres de son interlocuteur. L'Assassine jugea un peu la situation, sentant un sentiment de révolte monter en elle au fil de ses paroles. Il n'était pas même envisageable pour elle de laisser ce jeune homme se débrouiller seul.

Cela n'avait beau la concerner effectivement qu'à moitié, elle ne supportait pas que l'on puisse ainsi s'attaquer à la liberté d'un peuple. Surtout lorsque ce peuple était celui d'un allié, d'un autre membre de la Confrérie, d'un Frère... Le Mohawk et elle ne se connaissaient que depuis quelques petites minutes, mais peu importait. Elle ressentait déjà une grande sympathie à l'égard de cet Assassin prometteur, et l'oppression des Templiers n'avait que trop durée. Il était largement temps de leur faire ravaler leurs envies de richesses et de domination, et de plus, c'était là une excellente occasion de commencer son travail dans la région. Autant de raisons qui engendrèrent une réflexion très courte en elle. Il était bel et bien hors de question qu'elle ne se joigne pas à lui. Elle lui sourit sincèrement avant de lancer simplement;


-Je suis avec vous, Ratohnaké:ton.

Rien ne pouvait plus la révolter que ce genre de situations. De quel droit cet homme souhaitait-il "reprendre" les terres d'un peuple qui devait être là depuis des centaines d'années, voir bien plus ? Aveline était loin de connaître toutes les tribus indigènes peuplant la Frontière ou les alentours de Boston, New York et autres villes, mais elle savait que tous ces peuples avaient tous leur propres histoires, leurs propres coutumes et leurs propres façon d'être. Elle savait aussi que les colons les considéraient pour la plupart comme de simples sauvages complètement écartés de toute civilisation, ce qui était loin d'améliorer les relations que les deux milieux entretenaient. Petit à petit, l'urbanisation s'était faite plus omniprésente, et personne ne doutait que dans quelques dizaines d'années à peine, les grandes telles que Boston s'élèveraient en tant que véritables point clés du territoire. Des points clés empiétant encore et toujours sur les terres naturelles s'élevant autour des constructions. La jeune femme avait toujours appris à vivre en ville, élevée dans un climat urbain de haute société, mais n'avait jamais oublié que tout cela n'était là que grâce à ce que la nature avait bien voulu céder aux Hommes...

-Et vous n'avez en aucun cas à être navré. Je ne connais pas ce William Johnson, mais le fait qu'il fasse partie de l'Ordre ennemi s'ajoutant à celui qu'il menace vos terres suffit à me convaincre de vous accompagner. Je ne supporte pas ce genre d'hommes qui se croient tout permis uniquement parce qu'ils se pensent supérieurs aux autres !

Elle lui tendit une main, comme pour sceller un contrat. Toujours cette lueur sûre au fond de ses pupilles, et toujours le même sourire engageant fixé sur ses lèvres. Elle avait encore tant de choses à découvrir, ici, et commencer par une mission telle que celle-ci l'enchantait. L'Assassine comptait également prendre le temps d'approfondir sa visite de la Frontière, zone qui, elle en était sûre, l'attendait encore pour découvrir tous ses secrets. Elle voulait tout voir, tout explorer, tout savoir de ces nouvelles régions. Elle qui connaissait le Bayou par coeur avait été frappée par la différence des deux milieux naturels, comme elle était actuellement frappée par ce qui séparait les villes de Louisiane de celles semblables à Boston. Le climat, l'ambiance -bien que peu expérimentée à cause de cette pluie- et certainement les habitants, tout était différent, pour son plus grand bonheur. Rien n'aurait su la rendre plus heureuse que de se trouver en ce moment même avec ce jeune homme. Elle avait déjà sa première attache ici, restait à en créer d'autres pour enfin commencer à agir.

Au-dessus d'eux, le ciel sembla s'ouvrir alors que la pluie commençait doucement à s'arrêter. Quelques rais de lumière passaient déjà habilement entre un ou deux nuages plus cléments.

-Je comprend bien que je ne suis pas directement concernée, mais... Je ne vois aucune raison de me rétracter. Vraiment. Je serai très heureuse de vous aider.
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MessageSujet: Re: Rues (Général) Mer 27 Mar - 22:05

La pluie avait doucement diminuée depuis quelques secondes, comme si elle n'avait plus de raison de tomber sur Boston à présent. Pour certains indiens, la pluie annonçait de mauvaise chose, elle était le ciel qui pleurait. Cette représentation était peut-être vraie même si nulle personne ne pouvait deviner pourquoi elle pleurait, justement. Ce jour-là, diverses raisons pouvaient l'expliquer telles que la menace que faisait peser William Johnson sur les indiens, la mort d'un mercenaire fraîchement tué pour un vol médiocre ou peut-être simplement la situation qui, chaque jour, semblait se détériorer en Amérique. De ses dix-sept ans, le jeune amérindien ne prêtait pas réellement attention à ces choses-là, toutefois il se plaisait à y croire. Cela faisait partit de son éducation, des vestiges du passé, ceux que lui avaient laissé sa mère. Elle l'avait initié aux coutumes du village en lui expliquant les traditions, comme celle qui l'avait si longtemps empêché de quitter la vallée de son peuple. Celui-ci était installé depuis très longtemps dans les contrées américaines, le Nouveau Monde, disait-on. Ce territoire n'était pas à eux tout en leur appartenant malgré tout. Au sens des hommes blancs, ils n'étaient propriétaires d'aucune terre car aucun document ne pouvait le prouver et puis, qu'est-ce que des indiens feraient d'un titre de propriété? Si ce n'était alimenter un feu... En tout cas, il avait juré de protégé les terres de son peuple, celles qu'ils avaient occupés depuis si longtemps et qui leur donnait le droit de dire « nos » terres malgré que ce pays récemment découvert — deux cents ans n'étant pas très vieux — ait confié cette tâche à Johnson. De ce que Ratohnaké:ton avait comprit, c'était l'homme chargé des indiens et autres colonies, en somme, un homme haut placé que les templiers appréciaient sans doute pour les quelques avantages qu'offrait sa position. S'ils désiraient rechercher ce lieu sacré que le jeune homme avait vu, lors de son voyage avec l'esprit, alors il lui suffisait de déplacer les quelques gêneurs sur place via ses fonctions. Une vraie affaire.

Dans cette affaire, Aveline était une étrangère, en fin de compte. Elle ne connaissait ni la cible, ni son rôle, une inconnue à Boston tentant d'atteindre un inconnu pour elle. Elle n'était pas la meilleure alliée possible dans une recherche puisqu'elle ne connaissait rien de la ville, mais il serait bon de connaître les astuces des lieux pour effectuer ses recherches. À ce propos, il pensait retrouver Samuel Adams, un homme lui ayant dit dans le passé qu'il serait là en cas de besoin. Cependant, avant cela, il tenait à remercier son alliée comme il se devait. La situation n'était pas si pressée qu'elle en avait l'air, il était temps pour eux de faire un peu plus connaissance. Et, comme il n'était pas doué pour ces choses, il allait devoir y aller franchement.


- Je vous remercie. Si... si vous voulez nous pourrions d'abord visiter un peu. Achilles m'en voudrait sûrement si je vous mettais à la tâche directement. La situation n'est pas aussi désespérée, de ce que mon ami a pu me dire, nous avons un peu de temps. Johnson doit rencontrer les chefs des villages indiens pour tenter de leur parler, ainsi qu'à quelques personnes du gouvernement je suppose. Nous pourrions nous balader en tentant d'obtenir certaines informations, tout en apprenant à nous connaître. Je serai honoré de connaître l'histoire d'une assassine telle que vous.

Bien entendu, ils allaient tenter de découvrir où se situait Monsieur Adams, un homme de choix. Il savait beaucoup de choses et connaissait beaucoup de monde, nul doute qu'il serait capable de leur dire où se cachait leur cible ou, du moins, qui saurait le dire. La chasse à l'homme n'était qu'une suite de discussions avec diverses personnes, des informateurs. Le premier connaissant l'endroit de la cible ou une personne capable de renseigner ses « clients » et, cela, fonctionnait avec le second, le troisième, et tout ceux qui e seraient pas apte à répondre au premier critère. De fil en aiguille, on arrivait toujours à la cible, il suffisait d'arriver à temps pour ne pas la manquer.

- Nous chercherons Samuel Adams, sur le chemin. Achilles semble lui faire confiance, et il m'a déjà aidé. Il saura sans doute où trouver nôtre cible ou quand agir. Ses conseils sont judicieux, du moins vous en jugerez par vous-même.

Son truc, à lui, c'était l'action. Depuis quelques minutes il ne faisait que parler et il avait envie de bouger, il était temps. Le soleil recouvrait d'ailleurs finalement ses droits, comme pour signaler le départ d'une course où les concurrents pouvaient user de divers coups bas pour atteindre leur but : gagner. Pouvait-on appeler une chasse à l'homme une course? En un sens, oui. Celui qui trouvait l'autre le premier avait l'avantage.

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MessageSujet: Re: Rues (Général) Jeu 28 Mar - 16:25

Aveline n'était peut-être pas la mieux placée pour proposer son aide dans une telle mission, mais elle n'en restait pas moins une Assassine dévouée qui n'avait d'autre ambition que de servir son ordre. Les objectifs de la confrérie coïncidant avec les siens sur de nombreux points, accomplir les tâches demandées ne lui posait strictement aucun problème. Il suffisait ensuite d'un peu de véritable envie de venir en aide aux autres pour qu'agir en tant qu'Assassine devienne quelque chose de naturel. Et aider les autres, la jeune femme en avait vraiment envie, comme témoignait son engagement -certes mineur, mais tout de même présent- auprès du jeune indien près d'elle. Bien sûr, pour devenir un membre accompli de l'ordre, les années d'entraînement étaient aussi un facteur important. On n'envoyait pas une toute jeune recrue au coeur de la bataille en sachant qu'elle connaît à peine l'art du combat ou de la dissimulation.

Ce qui laissait d'ailleurs l'Assassine un peu perplexe, bien qu'elle n'en montra rien, était l'âge de son interlocuteur. Ratohnaké:ton, dix-sept ans, membre de la confrérie depuis trois ans. Un si jeune homme dans les filets d'une si grande bataille... Mais Achilles devait savoir ce qu'il faisait. En outre, le jeune homme en question ne lui semblait si faible, ni fragile. Il saurait bien se défendre le moment venu, elle en était persuadé. De plus, elle avait pu mesurer une part de ses compétences d'assassinat alors qu'il lui avait pour ainsi dire terminé le travail auprès du Mercenaire. L'une des manies de la jeune femme était justement de toujours trop s'inquiéter pour son entourage. Il faudrait peut-être qu'elle apprenne à contrôler cela, un de ces jours.

L’Amérindien pris la parole, quelque peu hésitant au départ, puis un peu plus à l'aise au fil des mots. Parler n'avait pas l'air d'être vraiment son fort, ce qui fit sourire Aveline. Elle non plus n'aimait pas tellement s'attarder en paroles longues et inutiles, mais préférait l'action. La proposition qu'il lui fit changea la donne de la conversation. Il n'était plus question de trouver directement ce Johnson, mais d'aller à la rencontre d'une autre personne. Le nom de Samuel Adams semblait lui dire quelque chose, bien qu'elle n'ait jamais mis les pieds ici. Peut-être à cause du gérant de l'auberge à laquelle elle s'était arrêtée ? Ou peut-être Agaté lui avait-il déjà parlé de cet homme ? Oui, c'était plus probable. Mais étant donné leurs relations quelque peu conflictuelles avant son départ et même lors des années antérieures, elle avait dû une fois de plus écouter d'une oreille distraite, n'attendant que de nouveaux ordres supplémentaires.

De toutes façons, ce n'était pas tellement de sa faute... Son maître, s'il l'avait prise sous son aile sans même se poser de questions, lui avait caché trop de choses essentielles qu'elle avait dû découvrir par elle-même pour qu'elle lui fasse entièrement confiance. Bien que la fraternité soit omniprésente comme entre tous membres des Assassins, une certaine tension était toujours présente lorsqu'ils étaient face à face. Aveline en avait été blessée au départ, puis gênée, avant de finir par s'y faire et ne plus s'en soucier. Après tout, s'il avait choisi de n'être qu'à moitié honnête avec elle, et bien elle ne serait qu'à moitié sous ses ordres. Son tempérament très indépendant avait fait le reste, et elle s'était retrouvée autonome bien plus vite que prévu.

Elle passa une main dans ses cheveux d'un geste presque mécanique, par pur réflexe, et soupira en songeant à ces souvenirs. La vie n'était pas toujours facile, heureusement que beaucoup de personnes pouvaient la rendre plus joyeuse. Son attention se reporta sur Ratohnaké:ton alors qu'il poursuivait ses phrases, lui proposant ensuite une visite de la ville tout en partant à la recherche d'Adams. La jeune femme leva son regard vers le ciel d'un air mélancolique alors qu'il terminait son petit discours par quelques mots exprimant un intérêt pour son histoire. Son histoire ? Son histoire, à elle ? Elle avait toujours pensé que les pages du livre de sa vie n'iraient jamais intéresser personne. Pas même elle, en fin de compte. Le soleil renaissant lui brûlant les yeux au bout de quelque secondes à peine, elle les posa sur le jeune Assassin, avant de répondre dans un léger sourire ;


-Je serais ravie de vous aider, encore une fois. Je ne suis qu'une étrangère, ici, et j'aimerais vraiment en apprendre plus sur cette région. Nous ferons d'une pierre deux coups, en trouvant l'homme que vous recherchez et en m'aidant à connaître un peu plus ces lieux. Avez-vous une piste, quelque chose concernant Adams ?

Tout en parlant, elle engagea la marche, passant dans une petite flaque pour rejoindre le fond de la rue et tourner sur la suivante, simplement histoire de se dégager de l'espèce de carrefour de maisons se finissant en cul-de-sac de tous les côtés. Une fois arrivés sur ce qui semblait être une rue plus large et avec plus de possibilités d'ouvertures, elle s'arrêta, prête à suivre les indications du jeune indien.

-Concernant mon passé... Je suis touchée que cela vous intéresse, mais je ne vois pas ce qu'il peut avoir d'intéressant... J'accepterai de vous en parler... Si vous me racontez votre histoire d'abord !

Elle avait retrouvé son sourire et son air espiègle, les yeux à nouveau posés sur lui. Pourquoi serait-ce à elle de commencer, après tout ? La curiosité l'avait une fois de plus vivement envahie, et quand elle se laissait prendre, elle ne lâchait pas une affaire avant d'être arrivée au bout !
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MessageSujet: Re: Rues (Général) Dim 31 Mar - 15:49

Dans le monde actuel, les questions révélaient la face cachée des gens. Que ce soit leurs secrets, leur histoire ou leur personnalité, les questions pointaient du doigt la vérité et, pour la protégée, certains se mettaient à mentir car telle était la véritable fonction du mensonge : se protéger. Bons nombres de gens mentaient, qu'ils soit citoyens, mercenaires, assassins ou templiers, ils mentaient. Tandis que les uns cachaient le secret d'une maitresse, les autres cachaient une double vie. Les assassins ne révélaient pas souvent leur identité à leur enfant, si ce n'était à partir d'un certain âge. Jusque là, ils se cachaient dans le mensonge ce qui, finalement, était assez étrange pour de telles personnes prônant la liberté, la vérité. Les templiers, eux, mentaient tout le temps ou c'est du moins ce qu'imaginait souvent leurs ennemis millénaires. Alors, pour mieux connaître les gens il fallait leur poser des questions, tenter de dévoiler la face cachée de leur personnalité pour mieux les connaître. Dans l'imaginaire du jeune indien, il lui fallait avant tout connaître les autres avant de vouloir se battre à leurs côtés. En connaissant son allié, il pouvait espérer lui faire confiance car il n'était question que de cela en vérité. L'un se dévoilait à l'autre pour lui démontrer ses faiblesses, ses forces, en soit c'était risqué et c'était cela qui développait la confiance. Chacun voulait croire en l'autre, pensant aveuglément que la trahison était impossible. Pourtant, sa mère l'avait connue, tuée par son amant, le père de son enfant.

Alors, quand il s'agissait de se confier, le jeune amérindien était un peu tendu, retissant, méfiant. À ce moment précis, il ne pouvait pourtant pas se désister, il devait assumer sa proposition, qu'importe si son interlocutrice avait renversé le sens des réponses. Tout en continuant à marcher, il se mit à réfléchir. Pouvait-il se confier? Il venait de la rencontrer, c'était un peu étrange, peut-être nécessaire mais, étrange. Tandis qu'il cherchait ses mots, il répondit sur Samuel Adams, comme il le pouvait ce qui n'était pas grand chose pour n'avoir vu l'homme qu'une seule fois.


- Samuel Adams est un ami de Achilles. Il m'a permit de me sortir d'une situation délicate il y a quelques années de cela. J'étais recherché par les tuniques rouges après avoir tenté de stopper une émeute... Le massacre de Boston, c'est ainsi que les journaux l'ont nommé. Grâce à lui, j'ai appris comment me sortir de telles situations mais je ne l'ai pas revu depuis ce jour. Je ne saurai pas où le chercher, pour le moment, mais nous trouverons forcément. Nous irons là où je l'ai vu pour la dernière fois pour commencer, vous n'aurez qu'à me suivre...

Cette fois, c'était au tour des révélations. Il serrait un peu le poing, de façon discrète. Parler n'était pas son fort, encore moins quand il s'agissait de son histoire. Il aurait aimé ne pas faire une telle proposition sur l'instant mais, il y était forcé. En somme, il s'était forcé la main à lui-même. D'un air un peu sérieux, il reprit la parole avec un brin de nostalgie dans le regard et, peut-être même involontairement dans la voix.

- Je suis né dans la vallée Kanien'kehá:ka, là où mon peuple habite. C'est une vallée verte à la faune abondante qui abrite un certain... héritage. Mon peuple a juré de la protéger à travers les temps alors nous sommes éduquer pour rester dans le village afin d’honorer la promesse de nos ancêtres. Ma mère se nommait Kaniehtí:io, elle était impulsive et forte, une femme remarquable...

Une femme remarquable qui lui manquait. Il espérait qu'elle fusse auprès de lui à chaque instant, comme les ancêtres de son peuple.

- Mon père... il se nomme Haytham Kenway. Il est l'actuel Grand Master de l'Ordre des templiers en Amérique. Je ne l'ai vu qu'une fois, lors du Massacre de Boston... Il est mon ennemi, nôtre ennemi. À mes cinq ans, j'ai été dans la forêt pour jouer avec mes amis, nous jouions à cache-cache quand un homme m'a surpris, m'étranglant, il m'a soulevé pour me soutirer des informations sur mon peuple... je n'oublierai jamais son visage, ni son nom. Charles Lee.

Si l'assassine à ses côtés étaient attentives, elle pouvait sans doute discerner une once de colère en lui, tant dans sa voix que dans ses poings serrés. Ce nom l’emplissait de haine mais il était encore loin de pouvoir approcher cet homme.

- Après qu'il m'ait donné un coup, je me suis évanouie. À mon réveil, mon village brûlait dans la nuit. Je me suis précipité vers ma mère qui était sous des décombres, je n'ai pas pu la sauver, elle s'est sacrifiée pour moi... Depuis ce jour, j'ai été élevé par l'ensemble du village sans distinction pour mon sang anglais ni ma mère disparue. Puis, à mes treize ans, il fut enfin temps pour moi de connaître mon destin grâce à un des... fragments d'Eden. C'est apparemment ce qu'était cette sphère transparente, d'après Achilles. Elle m'a fait voyager tel un esprit sous forme d'aigle et m'a montré mon destin : je devais rentrer dans l'ordre. Depuis, j'ai appris auprès de Achilles à devenir assassin pour venger ma mère, mon peuple, et rendre sa liberté au peuple américain.

Son histoire était courte mais il n'avait rien à dire de plus. Elle se fichait sans doute un peu de savoir qu'il avait chassé pendant une nuit d'hiver, par exemple. C'était maintenant à son tour, néanmoins il ne voulait pas être insistant et ne rajoutait rien, elle allait sans doute se lancer d'elle-même. Il était curieux de connaître l'histoire d'une telle femme.

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MessageSujet: Re: Rues (Général) Mer 3 Avr - 14:55

L'oreille attentive, Aveline écoutait chaque information offerte par le jeune près d'elle, qui n'avait pas bronché bien qu'elle ait renversé la question initialement posée. Le soleil était à présent bien présent sur toute la ville et même au-delà, rendant la marche des deux Assassins bien plus agréable que pendant les premières minutes ayant suivies leur rencontre. L'histoire de Ratohnaké:ton l’intéressait au plus haut point, puisqu'ils allaient devoir coopérer pour un temps. Elle avait bien senti la méfiance l'envahir pendant un instant, et avait vite compris que parler n'était pas réellement une passion pour lui, mais la jeune femme tenait tout de même à en apprendre plus sur lui. Sans le brusquer, bien sûr; s'il avait refusé, elle aurait tout à fait compris et ne l'aurait pas forcé. Après tout, il était encore jeune, et elle aussi se souvenait avoir été souvent plus timide à son âge. Il avait tout le temps d'apprendre, si bien sûr cela l’intéressait. Les principales capacités d'un Assassin traitaient de la dissimulation, du combat, de la discrétion et de l'assassinat, pas tellement du reste. En soit, un Assassin est quelqu'un de discret, alors nul besoin de trop s'étendre en paroles. Un peu de chaleur faisait tout de même toujours du bien, quelle que soit la situation.

Les premières phrases du jeune indien furent à propos de Samuel Adams, en réponse aux questions de l'Assassine sur ce dernier. L'évocation du massacre de Boston peu de temps après lui fit revenir les souvenirs marquants de la Nouvelle-Orléans en émoi alors que la presse clamait ce qui venait de se passer ici. Jusqu'en Louisiane, l'affaire avait fait un bruit immense. Tous les journaux n'avaient parlé que de cela pendant deux jours, avant de cesser brutalement de divulguer toute information sur l'affaire. Aussi, le nombre de victimes restait inconnu aux yeux des civils, ainsi que les principales causes de ce massacre. Agaté avait pu la mettre au courant de tout ce qui s'était passé sans détours, ayant plusieurs contacts ici dont le fameux Achilles. Ratohnaké:ton était donc présent lors de l'émeute, et c'était ainsi qu'il avait rencontré Adams. Puisqu'il ne l'avait plus revu, son idée de revenir là ou il l'avait aperçu la fois dernière était la plus logique. Elle le suivrait donc, et apprendrait par la même occasion à connaître Boston un peu mieux.

Il enchaîna ensuite en parlant directement de son peuple, de l'endroit ou il avait vécu, de lui. Aveline imagina un instant à quoi pouvait ressembler cette vallée ou regorgeaient faune et flore, persuadée qu'elle adorerait se rendre dans un tel endroit, un jour. Il devait être également très enrichissant de rencontrer les habitants de cette vallée, de voir comment ils vivaient, d'observer leurs coutumes... Décidément, elle avait de plus en plus envie d'en apprendre davantage. Le jeune homme parlait avec un brin de mélancolie dans la voix, qui s'accentua lorsqu'il évoqua sa mère. L'Assassine tiqua sur la forme qu'il avait employée : se nommait ? Était ? Sa mère n'était dont plus de ce monde ? Elle n'eut pas le temps de s'interroger plus, il passa presque immédiatement à son père, en parlant cette fois bien au présent, preuve qu'il était encore vivant. La révélation fut grande, et choqua presque la jeune femme, lui faisant écarquiller les yeux et presque s'arrêter de marcher ; l'Assassin était aussi le fils du grand maître de l'Ordre ennemi ?! Comment cela était-il possible ? Qu'avait-il pu se passer entre cette femme que son co-équipier décrivait comme forte et impulsive et... Le grand maître des Templiers ?

Elle secoua brièvement la tête comme pour écarter toutes pensées pouvant de près ou de loin ressembler à un jugement sur cette situation, avant de réaliser qu'elle n'avait au fond d'elle jamais véritablement eu cette intention. Qu'importait le sang qu'il avait dans les veines, de toutes façons ? Il était un jeune Assassin très prometteur, avec lequel elle était sûre de bien s'entendre après un peu de temps, et qu'elle appréciait d'ailleurs déjà. Il lui parla ensuite d'un certain Charles Lee, évoquant son nom avec une haine perceptible. Quelques secondes après, il racontait comment il avait trouvé son village brûlant, puis comment il avait perdu sa mère. Elle était bien passée dans l'autre monde, finalement... En se sacrifiant pour lui. C'était là la plus belle des manières de montrer son amour, mais également celle qui causait le plus de dégâts intérieurs autour de soi...

La suite du récit interpella tout autant la jeune femme. Ratohnaké:ton disait avoir découvert son destin grâce à l'un des Fragments d'Eden. Cette appellation rappela à nouveau quelque chose à Aveline, puisqu'elle était loin de lui être étrangère ; elle possédait elle-même un de ces fragments, ou du moins l'avait remis à Achilles une fois rentrée de Chichen Itza. Le disque, ou plutôt le fragment de disque trouvé là-bas, était donc encore en Louisiane, mais lui appartenait bel et bien, bien qu'elle ne sache pas réellement quoi en faire... Ni ce que cela représentait exactement. Une entité ancienne et puissante, selon son mentor, avait créé plusieurs Fragments semblables à celui-ci. Le jeune indien avait donc été en contact avec une sphère transparente, d'après ses dires, qui lui avait montré sa destinée d'une façon pour le moins étrange. Quelles propriétés avaient donc ces Fragments ? D'ou venaient-ils ? Et surtout, quelle utilité pouvaient-ils avoir ? Tant de questions que l'Assassine n'était pas parvenue à résoudre, même avec l'aide de Mr Blanc, pourtant un spécialiste de ce genres d'étrangetés.

A la fin des paroles de son interlocuteur, Aveline ne savait tout simplement pas quoi dire. Pour une si courte vie, le jeune homme avait déjà vécu bien des choses, et ce récit avait plongé la jeune femme dans un profond état de compassion. Sa vie n'avait pas été très longue, mais le moins que l'on pouvait dire, c'était qu'elle n'avait pas été simple... Elle leva le regard vers le ciel, une fois de plus, perdue entre les paroles de l'Assassin près d'elle. Avec une telle histoire, elle comprenait qu'il se fut montré réticent... Elle n'aurait peut-être pas dû lui demander. Elle espérait simplement ne pas s'être montrée trop impolie en demandant cela, après tout elle avait posé la question sans réfléchir.


-Je suis désolée, pour votre mère et votre village... C'est une histoire bien peu simple que vous avez là. J'admire sincèrement le courage que vous avez dû avoir pour vivre tout cela si jeune.

C'était tout ce qu'elle avait trouvé à dire. Ce n'était pas beaucoup, évidemment, mais elle n'avait pas réussi à sortir autre chose. Elle chercha activement que dire de plus, sans succès, avant de se demander si elle devait directement enchaîner sur son passé, à elle, puisqu'il le lui avait demandé en premier. Il lui avait raconté son histoire, elle se devait de lui rendre la pareille, bien que ce fut un peu difficile après avoir entendu un tel récit.

Après une petite minute, elle prit une inspiration, et se lança finalement.


-Mon histoire est sûrement bien plus banale que la vôtre. Mon père se nomme Philippe-Olivier de Grandpré, c'est un français de souche d'origine noble. Ma mère est une femme africaine du nom de Jeanne... Mon père et ma mère n'étaient bien sûr pas mariés, étant donnée leur différence de classe sociale. A l'époque ou ma mère m'a mise au monde, elle était esclave dans une plantation depuis son enfance. Grâce à mon géniteur, elle a pu être libérée, et est venue habiter avec lui, à la Nouvelle-Orléans. J'ai donc passé les premières années de ma vie là-bas, avec mes parents, mais aussi avec celle que je considère comme une belle-mère : Madeleine. Philippe et Madeleine sont aujourd'hui unis grâce à un mariage arrangé qui s'est fait alors que j'étais toute petite. Malgré le fait que je ne sois pas sa fille de sang, Madeleine a toujours été très compréhensive avec moi...

Accrochée à la force des souvenirs, elle se perdit un instant, le temps de reprendre son souffle, puis repris;

-Lorsque j'ai eu douze ou treize ans, ma mère a brutalement disparu alors que nous étions en ville toutes les deux. J'ai été distraite quelques instants, et ces quelques instants ont suffi à ce qu'elle disparaisse. En cherchant à la retrouver, je suis tombée sur une vente d'esclaves un peu plus loin, et à cause de l'agitation que j'ai pu faire auprès des gardes en demandant si on ne l'avait pas vue, mais aussi à cause de la couleur de ma peau, on m'a prise pour l'une de ces esclaves. J'aurais été moi aussi vendue, à tort, si Agaté n'était pas arrivé à temps et ne m'avait pas délivrée.

A partir de ce jour là, il est devenu mon mentor. Je ne m'étalerai pas sur tout ce qu'il s'est passé ensuite pour qu'il en arrive à me révéler le conflit qui opposait l'ordres des Assassins et celui des Templiers, cela n'est guère intéressant. Mais je me suis entraînée pendant près de cinq ans avant qu'il ne se décide à me confier de véritables missions. Mon père et Madeleine n'en ont jamais rien su, ils ne connaissent d'ailleurs pas la véritable raison de ma venue à Boston. Grâce à un ami, Laurent Blanc, j'ai pu mener cette vie d'Assassine en toute discrétion. J'ai accompli certes beaucoup de missions, mais il me reste encore tant d'autres choses à apprendre... La menace des Templiers est partout, y compris chez nous. Je me souviens que l'un d'entre eux s'est même fait passer pour le mentor d'Agaté dans le but de le tuer. Lorsque je l'ai confronté, il m'a paru pourtant plus endoctriné qu'autre chose... Enfin, ce n'est pas le sujet.

La fin de votre récit, tout à l'heure, m'a intriguée. J'ai moi aussi été confrontée aux Fragments d'Eden, mais n'ait pas pu découvrir ce qu'ils sont réellement, ni ce qu'ils représentent... Je me suis rendue il y a tout juste quelques mois à Chichen Itza, dans le sud du continent, ou j'ai trouvé un morceau de Fragment. Une sorte de disque étrange... Je ne sais pas exactement ce qu'il est ni ce à quoi il sert, mais je brûle de le comprendre un jour !


Elle s'arrêta une seconde fois, jugeant qu'elle s'était sûrement trop étalée, et lui laissa quelques instants, le temps de jauger un peu tout cela. Dans le même temps, les deux Assassins avaient continué à avancer, Aveline laissant le jeune homme la guider.

-A Chichen Itza, j'ai d'ailleurs retrouvé ma mère... Elle était, avec d'autres anciens esclaves, aux mains de Templiers qui les forçaient à travailler. Heureusement, j'ai pu la libérer... Aujourd'hui, elle a refait sa vie, loin de la Nouvelle-Orléans. J'y suis retournée, et peu après, j'ai reçu la lettre d'Achilles...

La suite, il la connaissait.
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MessageSujet: Re: Rues (Général) Jeu 4 Avr - 17:37

Les assassins avaient-ils tous eu une vie dure, pleine d'embuches et de tristesse? On pouvait le penser. Si l'on s'attardait sur l'histoire des assassins de légende, on pouvait finalement croire que cela était un rituel, un cercle sans fin qui touchait chaque génération d'assassins. C'était peut-être même... normal. Disons que aucun assassin ne semblait pouvoir choisir cette voie sans avoir été toucher par l'épée des templiers. Dans le cas du jeune indien, c'était Charles Lee et le feu, et dans le cas d'Aveline l'ordre en général et la disparition de sa mère. Alors, en effet, on pouvait penser que les drames touchaient toujours les assassins. Où était passé ceux qui avait rejoint la Confrérie pour suivre les traces de leurs parents, telle une destinée tracée depuis toujours? Le frère ainé de l'italien, Ezio Auditore, semblait en être d'après le vieil homme mais de nos jours, aucun ne semblait de cela. Quand bien même, finalement il aurait été touché par un drame, tel celui vécu par Achilles. Il avait vu tout un ordre tomber sous ses yeux et il avait vécu l'après contrairement aux autres. Peut-être s'étaient-ils tromper de camp alors, qui pouvait souhaiter vivre autant de drames?! Enfin, qui souhaitait aussi tuer la mère d'un enfant sous ses yeux. On ne choisissait pas la voie des assassins par plaisir ni caprice, ce devait être ancré au plus profond de nous. Les templiers choisissaient, en un sens, la facilité pour être assuré d'un certain rang social, d'une richesse suffisante pour ne jamais se soucier du souper du lendemain. Ils avaient depuis des millénaires envahit les hautes sphères, tenant entre leur main la tête et le cœur du serpent, ne laissant aux assassins que la queue. C'était un combat très ancien qui les opposait, sans fin, sans vainqueur. Aucun n'abandonnerait jamais à première vue, alors le jeune indien se devait simplement de faire son chemin pour tenter de prendre l'avantage et ne pas agrandir le leur du moins, ce qui était déjà plutôt bien. En somme, il n'était que de passage sur terre, il le savait. Les esprits de ses ancêtres étaient devenus éternels, un jour il les rejoindrait mais, en attendant, il devait s'assurer de rendre ces derniers fiers pour les rejoindre en héros. Non, pas en héros. Avec les honneurs. C'était ce que Achilles avait voulut lui dire il y a quelques années, qu'il ne devait pas être là pour être le Sauveur, juste celui qui aiderait un temps sans rien demander en retour ; ni un titre, ni une renommée.

Est-ce Aveline avait eut ce discours, elle aussi? Son mentor semblait plus strict pour l'avoir éduqué durant cinq ans. Il semblait plus exigeant aussi, plus pointilleux. Peut-être était-ce juste un sentiment protecteur paternel qui l'aurait poussé à la protéger alors qu'elle cherchait sa mère car son vieil homme à lui ne semblait pas si imprudent pour laisser son apprenti se balader en tenue blanche sans qu'il ne soit prêt. Enfin, tant de facteurs étaient à prendre en compte.


- Je suis navré que vous ayez eu à quitter si rapidement votre mère.

Elle avait la chance de ne pas l'avoir perdu à jamais, c'était déjà ça.

- Achilles m'a parlé des fragments d’Éden. Je suppose que je peux vous en parler. Il m'a dit que mon peuple n'avait connu aucun répit depuis que Ezio Auditore, assassin de la Renaissance italienne, avait frotté la lampe. Une relique ancienne venue de ceux qui étaient là avant nous et qui avaient parler à cet italien. Il s'était mit en quête de les trouver pour empêcher les templiers de les obtenir car eux aussi les désirent. Ils sont puissants, apparemment. Parmi eux, il y a des pommes, les pommes d’Éden. Un assassin des croisades avaient réussi à obtenir une puis il l'avait caché. Cet italien en avait aussi obtenu une des mains d'un templier et il l'avait caché à son tour. Peut-être notre objectif est-il à nôtre tour de découvrir ces fragments... enfin, je ne sais pas. Je ne comprends pas tout... Je n'ai vu qu'un esprit me parler grâce à cette chose, elle m'a dit de trouver un symbole, celui des assassins, alors j'ai trouvé Achilles. Je suis sans doute loin de ces hommes connus de la Confrérie mais, je ne doute pas que vous, vous pourriez réussir ! Vous en avez déjà trouvé un !

Sa naïveté était sans doute grande. Les anciens assassins avaient vécus à une autre époque, il avait voué leur vie entière à tenter d'accomplir ces exploits. Il n'avait que dix-sept ans et pensait déjà que c'était facile, qu'il n'en était pas capable pourtant. Avec une telle motivation, il ne trouverait sans doute jamais rien. Enfin, heureusement il avait encore un peu de mémoire, ils étaient arrivés à l'endroit où il avait vu Adams pour la dernière fois. Celui-ci n'était pas là mais, en attendant un peu, ils auraient peut-être de la chance.

- Nous sommes arrivés. Seulement, je ne le vois pas. Nous pourrions attendre ou continuer, comme vous voulez...

Le choix lui revenait. Elle était plus expérimentée dans les recherches, elle savait sans doute si le hiboux revenait plus souvent à son nid qu'il ne découchait.

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MessageSujet: Re: Rues (Général) Lun 22 Avr - 13:30

Il y a peu de choses capable de faire changer un homme de son chemin lorsque ce dernier est décidé depuis l'enfance, même de façon inconsciente. Des évènements marquants, des pertes, des envies soudaines, des exemples... Tout peut intervenir n'importe quand et changer l'avenir qu'une personne voulait se tracer. Prendre conscience de certains éléments dont on ne soupçonnait pas l'existence peut tout simplement changer une vie, comme ce fut le cas pour Aveline. Sans Agaté, jamais elle n'aurait été membre des Assassins. Et sans ce fameux jour ou sa mère avait disparu, elle ne l'aurait probablement jamais connu... Si l'on était optimiste, l'on pouvait qualifier cela d'un mal pour un bien. Quelque part au fond d'elle, la jeune femme aurait préféré avoir sa mère à ses côtés pendant toutes ces années, quitte à continuer d'ignorer l'existence de la Confrérie. Mais une part de son esprit lui dictait que ce qui s'était passé n'était pas simplement dû au hasard. Le destin, l'Assassine n'y croyait que peu, cela ne pouvait donc pas être cela. Il y avait pourtant quelque chose -bien qu'elle ignorait quoi- l'ayant attirée vers ce chemin.

Étaient sûrement dans ce même cas beaucoup d'Assassins, voir beaucoup d'acteurs du combat séculier entre les deux Ordres. Au final, ils ne restaient tous que des hommes et femmes s'entre-déchirant pour un même idéal. Elle ne comprendrait sans doute jamais ce qui pouvait pousser les Templiers à croire que l'ordre et la soumission absolues étaient aptes à diriger un monde. Il y a certes peu de chances que l'humanité parvienne un jour à s'organiser seule, d'ou la présence de dirigeants, mais l'oppression n'a jamais rien eu d'une raison de vivre. Il suffisait de regarder ce que cela donnait quand les population jugeaient que c'était "trop" ; révoltes, combats, et finalement, tout se finissait dans le sang. Les hommes n'avaient eu qu'à comprendre qu'ils pouvaient utiliser la force afin d'atteindre leurs objectifs pour mettre en pratique cette découverte, et ainsi causer du tort à n'importe qui se dresserait sur leur route et leurs projets. Au final, tout tournait toujours autour de la violence ou de l'argent, et le monde était à sens unique. Un sens unique dont les Templiers profitaient et qu'ils convoitaient tout entier, bien entendu... Et en face d'eux, une gigantesque chaîne humaine unie par-delà les siècles.

Aveline s'abreuvait littéralement des paroles de Ratohnaké:ton, curieuse comme à son habitude, et prenait le fait que lui aussi ait été confronté aux Fragments comme un signe supplémentaire. Le nom d'Ezio Auditore n'était pas étranger à l'Assassine, qui après avoir fouillé dans sa mémoire, se souvint de ce qu'Agaté lui avait brièvement raconté à son sujet. Quelques lignes, tout au plus, mais cet homme Italien semblait avoir été un très grand homme par le passé... Quand à ceux qui étaient là avant, elle n'en avait que trop entendu parlé lors de sa visite à Chichen Itza. Une ancienne cité construite par une ancienne civilisation ayant forgé les Fragments d'Eden, destinée à en abriter un et à le protéger de siècles en siècles. Manque de chance pour ses créateurs, la jeune femme avait fini par découvrir l'un des fragments du disque. Le reste était probablement enfoui sous les ruines ou avait tout simplement disparu de la surface de la cité. N'ayant pas eu le temps de chercher de fond en comble, elle s'était promis d'y retourner le plus tôt possible.

Il était évident que les Templiers convoiteraient eux aussi tous types de Fragments dont ils apprendraient l'existence. Le jeune indien avait peut-être beau, comme il le disait, ne pas comprendre grand chose, il finirait par vite percevoir l'enjeu de tout cela. Même l'Assassine avait du mal à réaliser et à imaginer ce que cela pouvait représenter, mais d'après ce qu'elle avait analysé et compris de son mentor, le conflit entre les deux Ordres étaient certes important mais quelque chose d'encore plus grand, qui les dépassait tous, se jouait au travers des Fragments d'Eden. Ratohnaké:ton avait beau visiblement croire en elle à ce sujet, elle ne se faisait pas d'illusions. Il avait déjà été très difficile de retrouver le premier, si elle se lançait dans une chasse aux Fragments, elle y passerait dans aucun doute toute sa vie. Mais, que serait la vie sans challenge, après tout ?


- Il y a quelque chose derrière ces Fragments, je le sens. Quelque chose d'important, et qui nous dépasse de loin. Ceux qui étaient là avant, cette première civilisation... Je suis persuadée qu'il reste des traces d'eux, autrement que par leurs artéfacts. Puisque d'autres Assassins ont déjà, d'après vous, été en contact avec ces entités, pourquoi ne seraient-ils pas encore ici, prêts à intervenir ? Qui vous dit que cet esprit que vous avez vu n'était pas tout simplement l'un des leurs ? Elle marqua une petite pause, le temps de réfléchir, puis reprit, sourire aux lèvres. Je ne me fais pas d'illusions quand aux Fragments, il serait certainement très complexe d'en retrouver d'autres, en tous cas, seule. Si j'avais quelqu'un d'autre pour m'aider, peut-être me lancerais-je dans ces recherches... Mais je ne suis pas sûre d'avoir très envie de passer ma vie là-dedans ! nous avons un combat à gagner, après tout... S'il y a une chance qu'il finisse un jour !

Ce en quoi elle ne croyait pas vraiment, bien que prête à donner de sa personne sans compter pour permettre aux Assassins de triompher. Etre Assassin, c'est aussi avoir du coeur et donner aux autres en priorité. Si elle pouvait aider, de n'importe quelle manière, alors elle le ferait sans hésitation.

Les deux Assassins étaient finalement arrivés à l'endroit voulu, et Samuel Adams ne semblait pas être présent. Le jeune homme indiqua immédiatement à Aveline que le choix de la suite des opérations lui revenait, et son sourire s'élargit. Elle n'avait certes jamais rencontré cet homme, et n'avait eu droit qu'à peu d'informations sur lui, mais pensait savoir comment procéder.

- L'essentiel est avant tout de recueillir des informations, puisque nous sommes sans pistes concrètes. Vous l'avez vu ici la fois dernière, il n'y a pas de raisons qu'il ne soit pas revenu entre-temps. Peut-être même est-il un habitué du coin ? Il y a de nombreuses boutiques par ici, autant interroger les propriétaires. Dans le pire des cas, nous chercherons dans une autre partie de la ville. Quelqu'un ici l'a forcément vu ces derniers jours !


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